Apprendre à écrire, c'est apprendre à oser
Le 11 septembre 2025, l’école primaire d’Arlay, au cœur du vignoble jurassien, a accueilli la rectrice de la région académique Bourgogne-Franche-Comté, Nathalie Albert-Moretti.
Accompagnée de Fabien Ben, directeur académique des services de l’Éducation nationale du Jura, elle est venue observer des séances pédagogiques consacrées à l’apprentissage de l’écriture, de la découverte du geste graphique en maternelle à la production de textes en cycle 3.
Trois classes, trois étapes de l’apprentissage de l’écrit
Cette visite a débuté en grande section de maternelle, où les élèves expérimentent l’écriture de manière libre et décomplexée : dans un premier exercice qui implique le corps et l’espace, les élèves échauffent leurs doigts et miment l’écriture, une "petite gymnastique des doigts qui prépare au bons gestes graphiques" précise l'enseignante, Léa Cornebois. Il faut ensuite tracer des formes au feutre directement sur les tables, modeler des lettres dans la pâte à modeler, peindre pour se préparer aux gestes de l’écriture. Une façon d’apprendre à "oser écrire" dès le plus jeune âge.
En CP, la rectrice a assisté à une séance d’encodage : les élèves associent sons et lettres, prennent conscience que "ce que j’entends s’écrit comme ça", et posent les bases de la lecture et de l’écriture. Ici, c'est l’oreille qui commande au stylo.
Enfin, en CM1-CM2, l’écriture s’est faite créative et expressive. Les élèves travaillaient autour de l’œuvre "Le Cri" d’Edvard Munch pour exprimer leurs émotions et nourrir leur production écrite. Préparation orale collective, échanges d’idées, puis passage à l’écrit : autant d’étapes qui permettent d'entrer dans le récit écrit.
La confiance et la lecture, des leviers essentiels
Au terme des observations, une table ronde avec l’équipe enseignante a permis de mettre en perspective ces trois étapes.
La directrice de l’école, Julie Buatois, a insisté sur la nécessité de développer un sentiment de confiance, préalable indispensable à un acte qui peut parfois intimider les élèves.
L’inspectrice de circonscription, Myriam Pichon-Dufourt, a de son côté souligné l’importance de dédramatiser l’écriture, en multipliant les approches et en donnant aux élèves le droit d’oser.
Les enseignants ont également rappelé le rôle central de la lecture. Lire pour le plaisir, lire au quotidien, lire à voix haute : autant de pratiques qui nourrissent l’écriture. Comme l’a résumé Delphine Teixeira-Taubaty, enseignante des CM : "On écrit bien parce qu’on lit bien."
L'écriture, un pilier pour les savoirs fondamentaux
La rectrice a salué l’investissement de l’équipe pédagogique qui met en œuvre la priorité donnée à la maîtrise des savoirs fondamentaux. "Apprendre à lire et à écrire, c’est bien plus qu’acquérir des compétences", a-t-elle rappelé : " C’est une conquête essentielle pour réussir et pour s’émanciper."
Mise à jour : septembre 2025




