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Rubrique Actualités

mardi 1er décembre 2020

Les musiciens de Bourgogne !

Pour les uns un violon, pour les autres un violoncelle ou une trompette ! Les instruments ont été remis aux élèves de CE2 de l’école Bourgogne à Besançon scolarisés en classes à horaires aménagés musique.

En musique et "O Passo" !

 Les musiciens de Bourgogne ! Contrairement au conte des frères Grimm, les futurs musiciens ont entre 7 et 10 ans et vont encore à l’école ! Le 10 novembre dernier, les élèves de CE2 de l’école Bourgogne à Besançon scolarisés en classes à horaires aménagés musique (CHAM) étaient à l’honneur : ils se sont vus remettre leur instrument de prédilection qu’ils ont pu le soir même emporter à la maison. Au total, dix neuf nouveaux instruments acquis et prêtés par le conservatoire à rayonnement régional de Besançon ont été distribués à l’occasion d’une belle cérémonie.

Pour marquer ce moment important de la vie de l’école, des professeurs du conservatoire et Fanny Goudeau, musicienne titulaire qui intervient dans toutes les classes de CP et de CE1 des écoles du REP+ Diderot avaient, avec les élèves CE1 et CE2 de CHAM, préparé une représentation musicale. L’occasion de valoriser la nouvelle méthode d’apprentissage, "O Passo" ("Le pas"), qui permet de vivre le rythme avec le corps et à laquelle se sont volontiers prêtés tous les invités du jour. (méthode présentée au ministre de l’Éducation nationale lors de sa visite en 2019).

L’équipe pédagogique de l’école et l’ensemble des classes CHAM ont effet accueilli ce matin-là Patrice Durand, inspecteur d’académie du Doubs, accompagné d’Anne Ottmann chargée du dossier CHAM et de Valérie Hertz inspectrices respectivement des circonscriptions de Besançon 8 et Besançon 1, Eric Scrève directeur du conservatoire et Michel Jassey vice-président de la communauté urbaine du Grand Besançon. Pour Stéphanie Chauvin, directrice de l’école, "C’est tout l’intérêt d’un dispositif qui va bien au-delà de la pratique d’un instrument, mais bénéficie également aux apprentissages scolaires et à l’ouverture culturelle".

La CHAM pour apprendre la musique tout en allant l’école

À qui s’adresse la CHAM et comment s’organise une semaine entre l’école, le conservatoire et la maison ?

 Les musiciens de Bourgogne ! À l’école élémentaire Bourgogne à Besançon, la CHAM est ouverte depuis de nombreuses années aux élèves du CE1 au CM2. À la rentrée scolaire 2020, 55 élèves y sont inscrits. La majorité d’entre eux ont intégré la CHAM après avoir participé, comme tous les autres élèves des classes de CP et de CE1, aux séances hebdomadaires de musique menées par Fanny Goudeau, musicienne. Nul besoin de pré-requis pour s’inscrire en CHAM, si ce n’est sur la base du volontariat après validation d’une commission et une bonne dose de motivation pour réussir à allier apprentissages scolaires et éducation musicale.

Le dispositif CHAM est conduit à la fois à l’école et au conservatoire de musique sur des temps spécifiques. Il est intégré au projet d’école, instaurant ainsi un véritable lien entre les projets des autres classes et la dynamique des CHAM. Ainsi dans toutes les classes, chaque jour, des séances de chants et d’éveil musical. Quant à la pratique instrumentale, selon le niveau des enseignements, soit les élèves se déplacent au conservatoire, soit les professeurs du conservatoire interviennent à l’école. Sans compter les répétitions nécessaires à la maison, ce qui suppose une forte adhésion de la famille.

Les temps de restitution valorisant le travail pédagogique sont importants, pour les élèves et leurs familles, pour les enseignants, pour le rayonnement de l’école et celui du conservatoire. À l’école élémentaire du Petit-Chênois à Montbéliard notamment, sauf contraintes imposées par l’évolution de la situation sanitaire actuelle, deux spectacles - comédies musicales sur l’Europe et Ludwig Von Beethoven - impliquant les CHAM et le conservatoire de la communauté d’agglomération de Pays Montbéliard agglomération sont programmés en janvier et en juin prochains.

Danse, musique, arts du spectacle, arts plastiques : les classes à horaires aménagés dans le Doubs

 Les musiciens de Bourgogne ! La classe à horaires aménagés est un dispositif d’éducation artistique et culturelle qui permet aux élèves d’école élémentaire et de collège de bénéficier d’un enseignement artistique renforcé parallèlement aux enseignements obligatoires des programmes. L’accès sur critères de sélection, l’emploi du temps aménagé et les programmes sont précisés par les textes officiels. Les classes à horaires aménagés reposent sur le partenariat entre les services de l’Éducation nationale, en l’occurrence la DSDEN du Doubs, et les structures culturelles de proximité.

Le département du Doubs bénéficie de l’implantation de plusieurs classes à horaires aménagés dans plusieurs domaines artistiques : musique à dominantes instrument ou voix, arts du spectacle et arts plastiques :
- les CHAM à dominante instrument dans les écoles élémentaires du Petit-Chênois à Montbéliard, Bourgogne et Helvétie à Besançon et aux collèges Diderot et Victor Hugo à Besançon,
- une CHAM vocale à Besançon, au collège Les Clairs-Soleils avec une continuité pédagogique avec l’école élémentaire Jean Macé,
- une CHAM à dominante arts du spectacle au collège Lou Blazer à Montbéliard,
- les CHAM arts plastiques aux collèges Diderot et Proudhon à Besançon et Les Hautes Vignes à Seloncourt.

À l’issue du collège, cet enseignement artistique peut se poursuivre dans les lycées où peuvent être organisées des sections à horaires aménagés.

 
mardi 1er décembre 2020

Représentations et déconstruction des clichés au collège René Cassin

Dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, des délégués du Centre d’informations sur les droits des femmes et des familles du Doubs sont intervenus au collège de Baumes-les-Dames.

"Cette rencontre a été imaginée au départ pour mener avec les élèves de l’atelier théâtre une réflexion approfondie, avec une association reconnue, sur la thématique de l’égalité filles-garçons. En effet, les élèves montent, depuis septembre, un spectacle qui parlera de l’évolution des droits des femmes en France. Ils ont étudié la représentation des hommes et des femmes dans la publicité et mis en avant un certain nombre de stéréotypes de genre. L’enjeu de cette rencontre du 27 novembre est de poursuivre ce travail en déconstruisant certains clichés." explique Audrey Gauchet, professeure de lettres et responsable de l’atelier théâtre, à l’initiative de la rencontre.

 Représentations et déconstruction des clichés au collège René Cassin L’enseignante poursuit : "pour offrir au plus grand nombre d’élèves la possibilité d’avoir des échanges avec une professionnelle du droit, nous avons élargi cette rencontre à l’ensemble des classes de 3e. Il nous semblait opportun de sensibiliser ces élèves de quinze ans aux problèmes des discriminations liées au sexe afin qu’ils appréhendent leur orientation et leur future vie comme des jeunes adultes avertis et sensibles à l’égalité entre les hommes et les femmes. De ce fait, cette rencontre s’inscrit pleinement dans le parcours Citoyen et dans le parcours Avenir des élèves."

L’école contribue à tous les niveaux de la scolarité à transmettre une culture de l’égalité entre filles et garçons dans une approche transversale qui puise à toutes les disciplines (histoire, géographie, sciences, arts, éducation physique et sportive...). L’éducation est un puissant levier pour faire évoluer les mentalités. La convention pour l’égalité dans le système éducatif signée le 28 novembre 2019 par le ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse et la secrétaire d’état en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations engage en ce sens pour cinq ans tous les ministères en charge de politique éducative.

Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes
Autres actions académiques

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Collège
René Cassin - Baume-les-Dames
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jeudi 26 novembre 2020

Challenges comtois UNSS

La période de confinement change la donne aussi pour l’UNSS. Dans l’académie, la fédération française du sport scolaire du second degré propose des nouveaux rendez-vous : challenges sportifs, défis des associations sportives, formations à distance dans le respect des règles sanitaires.

Challenges comtois <abbr title="Union nationale du sport scolaire">UNSS</abbr>Dans cette période difficile pour les associations sportives, les services de l’UNSS proposent un soutien sous forme de rencontres à distance.

Chaque semaine, l’UNSS propose un outil de rencontres à distance avec :
- des challenges sportifs thématiques,
- des défis d’association sportive.
Ces deux volets peuvent être également à l’initiative même des associations sportives.
- des informations et des formations UNSS pour les animateurs d’association sportive et/ou pour les licenciés.

Une base d’inscription simplifiée est ouverte ce jour sur Opuss pour le côté sportif, une autre base sera ouverte chaque semaine pour les informations et les formations UNSS.

En savoir plus - Les rendez-vous comtois UNSS
Union nationale du sport scolaire (UNSS)

 
lundi 23 novembre 2020

Nuits européennes des chercheur(se)s en Franche-Comté

Une ressource pour enseigner les sciences expérimentales et les technologies aux élèves.

 Nuits européennes des chercheur(se)s en Franche-Comté Ce n’est pas une nuit mais cinq nuits avec des "chercheur(se)s" qui sont proposées du 23 au 27 novembre, en ligne sur Facebook @universiteFrancheComte.

Confortablement installés dans leurs fauteuils, les femmes et les hommes qui font de la recherche à l’université de Franche-Comté raconteront leurs "petits secrets nocturnes". Autour de formats confinés mais décalés, c’est dans leur cuisine, dans leur salle de bain ou tout autre pièce… qu’elles ou ils dévoileront ce qu’il se passe derrière les portes de leurs laboratoires.

Tous les soirs de 19 h à minuit, six formats en vidéo, en dessin pour découvrir la recherche autrement :
19 h - Cuisines & confidences,
20 h - Sciences en pantoufles,
21 h - Classé confidentiel,
22 h - "Selon une étude américaine",
23 h - Une nuit au labo,
00 h - Dans la nuit.

Le 27 novembre : "Secret derrière la toile" et "Speed searching 2.0".

La nuit européenne des "chercheur(se)s" à Besançon est portée par l’Université de Franche-Comté et l’UBFC, financée par l’Europe, le Ministère de la Culture, la Région Bourgogne - Franche-Comté, le Grand Besançon métropole.

Programme complet

Une ressource pour les apprentissages à l’école
Une ressource pour les apprentissages au collège et au lycée

Contact

Service sciences, arts, culture
Université de Franche-Comté
Tél. 06 64 20 15 03
Courriel
Site

 
jeudi 19 novembre 2020

20 novembre, journée internationale des droits de l’enfant

En France comme dans de nombreux pays, le 20 novembre est un temps fort de promotion et de défense des droits reconnus aux enfants par la Convention adoptée à l’unanimité en 1989 par l’assemblée générale des nations unies.

 20 novembre, journée internationale des droits de l'enfant À l’occasion de cette date anniversaire du 20 novembre, dans le respect du protocole sanitaire lié à la Covid-19, de nombreux événements sont organisés pour sensibiliser le public à la question du respect des droits des enfants. Le moment est choisi pour notamment mieux faire connaître les articles et les principes de la Convention relative aux droits de l’enfant. À ce titre, l’éducation nationale joue un rôle central.

L’UNICEF qui prend depuis l’origine une part très active à garantir les droits de tous les enfants, est partenaire du ministère de l’Éducation nationale dans ses missions éducatives.

En savoir plus - MENJS

L’association met à disposition ses multiples ressources : depuis 2016 son site ludo-éducatif regroupe l’ensemble de son offre éducative et d’engagement pour les enfants et les jeunes de 3 à 26 ans. Cet outil complètement nouveau les accompagne dans leurs recherches documentaires, pour des activités de loisirs ou des projets solidaires. Il sera également une ressource pour les parents et les acteurs éducatifs en quête d’informations, d’ateliers ou d’animations autour de la thématique des droits de l’enfant.

Les actions du 20 novembre en Franche-Comté

- opération "Lumières sur les Droits de l’enfant"
- interventions scolaires et périscolaires
- actions de soutien déployées au sein des territoires
- exposition "100 regards sur nos droits" de Patrice Forsans
- lancement de la cinquième édition de la Consultation nationale 6/18 ans UNICEF sur l’éducation et les apprentissages. Pour participer, rendez-vous sur jeparledemesdroits.fr

En savoir plus - DSDEN du Doubs

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Comité UNICEF Franche-Comté
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jeudi 12 novembre 2020

Boris Diaw à la rencontre des collégiens d’Olympes de Gouges

L’arrivée du basketteur de haut niveau au collège de Pont-de-Roide-Vermondans le 16 octobre dernier a créé la surprise !

Le secret avait été bien gardé, avec la complicité de l’équipe de direction et de Romain Riffiod, professeur de SVT dans l’établissement mais aussi parent proche du grand champion ! Un accueil qui s’est fait en présence de l’inspecteur d’académie du Doubs, Patrice Durand.

 Boris Diaw à la rencontre des collégiens d'Olympes de Gouges Avoir Boris Diaw dans son établissement, c’est une chance inespérée et un privilège ! Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, il est un ancien sportif de très haut niveau. Son palmarès international est remarquable : champion d’Europe, champion de France, champion au titre des San Antonio Spurs (éperons de San Antonio) de la National Basketball Association, prestigieuse ligue de basket-ball.

Malgré un agenda chargé, l’ancien capitaine de l’équipe de France de basket a tenu sa promesse. Il est venu partager un moment avec des élèves, ceux de la classe de 3e B et les élèves délégués des deux sites du collège, Pont-de-Roide et Saint-Hippolyte, en visioconférence. Il a, en toute modestie, retracé son parcours en soulignant toutes les valeurs qui l’ont porté à la réussite : motivation, volonté, endurance, persévérance…

"Je suis venu au collège de Pont-de-Roide pour faire plaisir à mon cousin qui me le demandait depuis de nombreuses années. Au moment de ma carrière, il m’était impossible de me libérer en périodes scolaires", nous confie Boris Diaw.

 Boris Diaw à la rencontre des collégiens d'Olympes de Gouges Cet après midi-là, poursuit-il : "j’ai apprécié échanger avec les élèves, ils avaient de nombreuses questions, variées, précises et souvent pertinentes." Et de préciser : "je trouve qu’une expérience comme celle-là est toujours intéressante. Habituellement, ma notoriété me permet de faire passer des messages sur la préservation des ressources de notre planète par l’intermédiaire des réseaux sociaux, mais je n’ai pas souvent eu l’occasion de rencontrer des jeunes venus de différents horizons."

La rencontre lui a donné surtout l’occasion de dire aux collégiens combien il importe "de croire en ses rêves, de se donner les moyens de les atteindre et que l’école permet à tous d’y arriver".

Du haut de ses 2,03 mètres, Boris Diaw a fortement marqué les esprits de tous ceux, petits et grands, qui ont eu la chance de le croiser ce jour-là, de le rencontrer et d’échanger avec lui. Certes sa stature impose, mais tout autant sa simplicité, son empathie, son humanité. Une rencontre qui ne s’oublie pas pour Frédérique Clere, principale de l’établissement, " reconnaissante d’avoir pu accueillir une si belle personne qui a su, avec générosité, se mettre au niveau des élèves".

Un bel exemple pour tous les jeunes qui l’ont quasiment harcelé de questions. Sans compter le temps des autographes !

Un grand moment d’émotion partagé !

 
mardi 3 novembre 2020

Préparation des états généraux du numérique pour l’éducation

Consultation dans le Doubs.

La situation sanitaire actuelle interroge la société et donc l’école qui ont dû s’organiser dans l’urgence pour assurer la continuité pédagogique. Pour en tirer tous les enseignements, le ministère de l’éducation nationale organise jusqu’en novembre des états généraux du numérique pour l’éducation. Dans le département du Doubs, ils se sont tenus le 14 octobre dernier.

Le numérique à l’école : pour quels enjeux ?

 Préparation des états généraux du numérique pour l'éducation Quarante cinq personnes ont participé à la consultation départementale qui s’est déroulée pour le premier degré, en présentiel et dans le respect des consignes sanitaires, au lycée Jules Haag à Besançon. Enseignants, inspecteurs de l’éducation nationale, conseillers communautaires, experts du numérique de l’académie et du Grand Besançon métropole, experte juridique du RGPD, personnes ressources du réseau Canopé, représentants de la CAF ainsi que de plusieurs associations, celles des quartiers de Rosemont et Saint-Ferjeux de Besançon, celles de Pari et Mycéliandre, fédérations de parents d’élèves également, tous ont répondu à l’invitation. Tous ceux sans qui, comme l’a souligné l’inspecteur d’académie du Doubs, Patrice Durand, dans son propos d’ouverture, "la continuité pédagogique et éducative mais aussi administrative n’aurait pu se mettre en place" pour faire face à cette période aussi inédite qu’imprévue.

En préambule, l’inspecteur d’académie est par ailleurs revenu sur le développement du numérique dans l’éducation nationale rendu possible grâce aux efforts considérables des collectivités territoriales - communes, département, région - pour équiper les écoles, les collèges et les lycées. Il en a caractérisé les enjeux que la situation que nous vivons a mis crucialement en exergue : "Pendant le confinement, une très grande majorité d’enseignants ont dû imaginer des manières de faire différentes de celles qui étaient habituelles dans le face-à-face pédagogique en présentiel. Beaucoup ont développé des stratégies innovantes qui ont vocation à être partagées voire à se généraliser."

Regards croisés, entre pratique et recherche

 Préparation des états généraux du numérique pour l'éducation C’est un fait, la Covid-19 a bousculé l’organisation et le fonctionnement de l’École, questionné les pratiques pédagogiques, les apprentissages des élèves, la relation école-famille. Quelle valeur ajoutée ou quels écueils de l’usage contraint des technologies de l’information et de la communication ? Les périodes du confinement et de l’après-confinement conduiront-elles à réorganiser le numérique ? Car tel était l’objet de la matinée de concertation préparée et orchestrée d’une main de maître par Éric Gris-Pérez, enseignant chargé des ressources et des usages numériques à l’école, et structurée autour de deux interventions et de quatre ateliers.

David Loyseau, professeur à l’école Daniel Jeanney à Grand-Charmont a fait un retour de son expérience pendant la période du confinement, les outils utilisés et les stratégies mises en place pour continuer à faire la classe et garder le lien avec ses élèves et leurs parents nécessairement mis à contribution. Christophe Reffay, maître de conférence à l’université de Franche-Comté et enseignant à l’institut supérieur du professorat et de l’éducation (INSPE), a quant à lui présenté deux travaux de recherche sur l’appropriation du numérique par les enseignants. La première étude menée sous sa responsabilité par Marion Utéza portait sur trois panels d’enseignants : premier et second degrés de toute la France, expérimentés et actifs sur des réseaux sociaux, et des enseignants de lettres de l’académie de Besançon se déclarant non expérimentés avec le numérique. La seconde conduite par Danielle Bissonnette de l’université Alberta au Canada étudiait l’impact des changements des pratiques pédagogiques sur le développement des stratégies de lecture des élèves à l’école primaire.

 Préparation des états généraux du numérique pour l'éducation La réflexion et les échanges se sont ensuite poursuivis au sein d’ateliers animés autour de quatre thématiques : l’évolution des pratiques et des métiers, la culture numérique professionnelle commune, la fracture numérique et l’éthique du numérique. Il s’agissait pour les participants, forts de leurs vécus du confinement, de se positionner par rapport aux outils d’information et de communication et de leurs usages dans l’éducation et l’enseignement, d’identifier les points forts et les "points irritants", d’exprimer un avis, des attentes, de faire des propositions pour que le numérique soit un réel atout majeur pour la réussite des élèves. En guise de synthèse, Sophie Allain du réseau Canopé a offert une lecture globale des quatre ateliers des plus originales ! Il en ressort plusieurs points de convergence et défis à relever pour faire en sorte que "les choses avancent" !

Une démarche participative : appel à contributions

Tous ceux qui se sentent concernés sont invités à exprimer leur avis sur les différents thèmes proposés, à en débattre via une plateforme participative. Déposez vos idées, partagez-les, votez les sujets que vous souhaitez voir aborder prioritairement lors des états généraux.

Les états généraux du numérique pour l’éducation s’inscrivent dans une démarche participative. Les restitutions de cette journée de consultation dans le Doubs, tant pour le premier degré que pour le second, vont contribuer à la réflexion nationale et aux travaux de synthèse lors des États généraux du numérique pour l’éducation les 4 et 5 novembre prochains à Poitiers.

 
vendredi 23 octobre 2020

Comité départemental de suivi de l’école inclusive

Mardi 13 octobre, sous la présidence de l’inspecteur d’académie du Doubs, Patrice Durand, a été installé le comité départemental de suivi de l’école inclusive chargé de garantir un parcours inclusif de scolarisation et de formation aux jeunes en situation de handicap.

L’école inclusive dans le Doubs

La loi du 11 février 2005 "pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées", a donné un coup d’accélérateur en faveur d’un projet de vie sociale pour toute personne handicapée. La loi a apporté tout particulièrement des avancées importantes en matière de droit à la scolarisation. Elle garantit à tout enfant ou adolescent handicapé une solution adaptée aux apprentissages et à une reprise de la vie collective dans l’établissement scolaire le plus proche de son domicile.

 Comité départemental de suivi de l'école inclusive On compte à ce jour 3 060 élèves handicapés dans le département, dont 2 124 (69,4%) scolarisés en milieu dit "ordinaire", de manière individuelle dans les classes ou de manière collective dans les unités localisées d’inclusion scolaire (ULIS) à l’école, au collège et au lycée. Ils sont 936 à être accueillis dans les établissements et services médico-sociaux, où ils sont scolarisés en interne ou dans des unités d’enseignement externalisées dans les établissements scolaires des premier et second degrés.

Les moyens n’ont cessé d’augmenter dans le département pour scolariser toujours plus d’élèves. À la rentrée, de nouvelles mesures ont été prises en faveur de l’école inclusive : ouverture de cinq nouvelles ULIS et de deux nouvelles unités d’enseignement externalisées prenant en charge les élèves porteurs de troubles des fonctions auditives et de troubles autistiques ainsi que la mise à disposition de moyen supplémentaire pour les élèves polyhandicapés.

Installation du comité départemental de suivi de l’école inclusive

 Comité départemental de suivi de l'école inclusive La scolarisation des élèves en situation de handicap est organisée dans le département en 31 pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) qui favorisent la cohérence et la coordination des ressources AESH au plus près des élèves, et ce pour une meilleure prise en compte de leurs besoins.

Le comité départemental de suivi de l’école inclusive qui vient d’être installé aura pour objectif de s’assurer de la mise en œuvre effective de l’école inclusive, des moyens qui lui sont dédiés, de l’accompagnement, notamment en matière de formation des personnels. Les partenaires engagés dans ce nouveau dispositif - DSDEN du Doubs, ARS, DRAAF, MDPH, Département, Région, représentants des communes, des associations de parents et des organismes gestionnaires - ont d’ores et déjà défini des pistes de travail pour les années à venir.

Scolariser le maximum d’enfants en milieu ordinaire sur un temps suffisant est une de leurs priorités : travailler sur l’insertion professionnelle des jeunes de plus de 16 ans, favoriser le développement d’unités d’enseignement et les pratiques inclusives pour les jeunes polyhandicapés, augmenter le temps de scolarisation dans les unités d’enseignement des établissements spécialisés tout en favorisant leur implantation ou externalisation au sein des établissements dits "ordinaires".

Un premier bilan est attendu pour la fin de l’année scolaire.

Scolarisation des élèves handicapés dans le Doubs

 
mardi 13 octobre 2020

L’internat de la cité éducative de Planoise : accompagner chacune et chacun vers l’ambition et la persévérance

Implanté à l’EREA Simone Veil de Besançon, l’internat de la cité éducative de Planoise accueille, depuis la rentrée scolaire 2020, des jeunes des collèges Diderot et Voltaire.

Face au constat de collégiens en situation de décrochage scolaire potentiel, soit en raison d’un contexte familial difficile, soit à cause d’une pression importante du quartier, les partenaires de la cité éducative (Préfecture, Éducation nationale et Ville de Besançon) ont convenus de la nécessité d’offrir à ces élèves la possibilité de mener leur scolarité dans un environnement apaisé tout en restant dans leur collège de rattachement.

C’est dans cet esprit que seize places d’internat "garçons" ont été mobilisées à l’EREA Simone Veil. Les élèves y sont admis sur proposition des chefs d’établissements des collèges Diderot et Voltaire avec l’accord des familles. Ils sont hébergés gratuitement, bénéficient d’une prestation de transport spécifiquement mise en place par Ginko pour leurs déplacements entre leur collège et l’EREA et d’un encadrement pédagogique assuré par l’Éducation nationale. La création d’une structure équivalente pour accueillir des jeunes filles est actuellement à l’étude.

Ce projet pédagogique et éducatif de l’internat veille à encadrer les internes au plus près de leurs besoins, afin de les conduire vers la réussite scolaire, les responsabiliser et les rendre autonomes, par l’adhésion aux règles de vie. Les élèves de cet internat disposent d’un compléments éducatif, pédagogique, culturel et sportif. L’objectif principal de cet internat est de leur permettre de mieux s’intégrer dans les deux collèges et d’y exprimer tout leur potentiel avec une meilleure réussite scolaire et personnelle à la clé. L’internat est un lieu d’études, d’apprentissage et un lieu de vie où les valeurs sont partagées : bienveillance, autonomie, coopération, responsabilité, implication, bien-être, esprit-critique et ambition. La vie en internat permet d’apprendre à connaître, à faire, à vivre ensemble, à être et à devenir.

 
vendredi 9 octobre 2020

"Format à partager", la fresque de la SEGPA du collège Diderot

"C’est un mur de briques de parement assemblées à l’anglaise et que l’on a façonné nous-mêmes avec du grès d’Espagne : sur ces briques, des motifs vecteurs de voyages évoquent des régions du monde ou différentes cultures".

Un projet d’éducation artistique et culturelle, urbaine et adaptée

 "Format à partager", la fresque de la SEGPA du collège Diderot C’est par ces mots que l’artiste Cyprien Desrez a résumé le sens du projet conduit avec la classe de 5e de la section d’enseignement général adapté (SEGPA) au collège Diderot à Besançon durant l’année scolaire écoulée et qui, malgré la situation sanitaire actuelle, a pu être mené à terme, dévoilé et inauguré le 22 septembre dernier en présence de Patrice Durand, IA-DASEN du Doubs, de Gilles Grillot et Tito Jorquera, responsables respectivement du collège et de la SEGPA, de l’équipe pédagogique et éducative, des partenaires et des familles des élèves.

"Il s’agissait, avec des briques, de raconter des voyages, des cultures, des pays. L’artiste aime endosser l’attitude de colporteur, de celui qui partage ses expériences et croquis de voyage, les images, les mots, les langues, les gestes liés à des identités culturelles.", explique Frédéric Gautheron, professeur à la SEGPA à l’initiative du projet. "Les objectifs étaient de découvrir une démarche artistique par la rencontre avec un artiste et l’association Juste Ici qui invite des artistes à intervenir dans l’espace urbain, dans un lieu public, sur un mur du collège pour produire une œuvre collective permettant aux élèves de mieux s’approprier leur collège." poursuit-il. "Cette appropriation est essentielle dans une optique inclusive du collège", souligne Tito Jorquera, directeur adjoint de la SEGPA.

 "Format à partager", la fresque de la SEGPA du collège Diderot Le projet engagé a associé Déborah Burger, enseignante en arts plastiques au collège qui a travaillé avec les élèves sur les esquisses et entamé un processus de création. Le projet a par ailleurs mobilisé plusieurs partenaires : l’association culturelle Juste Ici, l’association départementale de sauvegarde de l’enfant et de l’adolescent du quartier de Planoise dont les éducatrices et éducateurs sont régulièrement associés aux projets de la SEGPA, le centre de formation des apprentis (CFA) Vauban apportant son expertise technique ainsi que les parents des élèves invités à participer aux ateliers de gravure.

En favorisant l’accès à la culture et à la citoyenneté et en faisant vivre un moment artistique fort pendant le parcours scolaire de l’élève, le projet pédagogique a contribué à nourrir le parcours d’éducation artistique et culturelle (PEAC) inscrit dans le projet global de formation de chaque élève défini par le socle commun de connaissances, de connaissance et de culture.

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