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Rubrique Actualités

mercredi 5 juin 2019

Rencontre avec le recteur

Jean-François Chanet, recteur de l’académie de Besançon, est venu à la rencontre de l’équipe administrative de la DSDEN du Doubs chargée de la gestion des opérations de mobilité des enseignants du premier degré.

Accueilli par l’inspecteur d’académie, Patrice Durand, accompagné de ses collaborateurs, Dominique Mielle et Yann Chevallereau, le recteur a tenu à venir saluer l’investissement des agents de la division des personnels du premier degré dans la préparation des affectations pour la prochaine rentrée scolaire.

 
jeudi 23 mai 2019

Et si nous partagions les langues ?

La semaine des langues offre l’occasion de mettre en lumière la pratique des langues étrangères et la diversité linguistique dans les établissements scolaires. Retour sur les actions menées dans les écoles Jean-Macé et Helvétie ainsi qu’au lycée Pasteur à Besançon, où partager les langues prend tout son sens.

Après l’effort ? Die Gummibärchen !

L’école maternelle Helvétie fait partie depuis trois ans du réseau franco-allemand des écoles maternelles bilingues. Une centaine au niveau national, la seule dans le Doubs et l’académie. Son inscription au programme Élysée 2020 permet de proposer aux jeunes élèves une sensibilisation à l’allemand dès les premières années de scolarité. La présence de Johanna, assistante native de Coburg en Bavière, pendant six mois de l’année scolaire, à raison de cinq heures par semaine et celle de Krystel, professeure des écoles chargée de l’enseignement de l’allemand à Helvétie, apportent les ressources nécessaires et un semblant d’immersion.

Et si nous partagions les langues ?À quelques encablures, le lycée Pasteur (Johanna y intervient quatre heures par semaine) et sa section européenne d’éducation physique et sportive en langue allemande. Dans son contenu pédagogique spécifique, un enseignement théorique et la conduite de projets concrets ciblés sur une problématique, telle que sport et santé, sport et politique … Cette année encore, c’est la thématique Sports et publics qui mobilise la classe.

De la rencontre du directeur de l’école maternelle, Benoît Sire, et de son équipe avec les professeurs de la section européenne du lycée, Julien Fabrègues en EPS et Sigrid Martinet en allemand, a germé l’idée de mettre en connexion leurs projets pour faire vivre la langue allemande, lui donner tout son sens et sa cohérence : "les enfants sont des éponges. Ils apprennent à vitesse grand V sans se soucier à quelle langue ils doivent avoir recours selon les contextes. Ensuite, l’idée est d’intéresser ces futurs citoyens tout d’abord à leur environnement proche - pour le Lycée Pasteur - puis à l’Europe, voire au monde entier. Le respect de l’autre passe par l’intérêt qu’on lui accorde. Apprendre une langue étrangère, c’est se décentrer et s’adapter le cas échéant", explique Benoît Sire.

Et si nous partagions les langues ? S’ouvrir et s’adapter à l’autre figurent parmi les nombreux objectifs des Olympiades, dont c’était tout récemment la troisième édition. Le principe repose sur des séances de motricité un peu particulières pour les élèves de la maternelle : des séances tout en allemand et conduites par leurs aînés de la section européenne qui les ont conçues, préparées, organisées, et pour lesquelles ils ont été formés. Car animer des situations avec de jeunes enfants ne s’improvise pas !

Quand bien même sont-ils accompagnés de leurs enseignants. Vendredi 10 mai, trente lycéens intervenaient auprès des soixante dix élèves de moyenne et de grande section répartis par rotation dans les six jeux installés dans la cour : ein Staffellauf sur le thème du Far-West, ein Twister, Fisch und Fischer, Obstsalat, fang die Farben, Ein, zwei, drei … Sonne ! Chaque atelier associait un effort physique (un mouvement, un déplacement), des consignes en allemand et du lexique, tels que les premiers nombres (ein, zwei, drei), les couleurs élémentaires (blau, rot, gelb, lila), des fruits (Apfel, Banane, Kirsche ...), des parties du corps (Hand, Fuß …).

Retrouvez les bons moments de cette rencontre et les témoignages des participants que Louise, Marie et Marie, lycéennes, restituent dans leur reportage, en allemand bien sûr !
Classe européenne - lycée Pasteur

Minions en danger et disparitions inquiétantes !

Une toute autre activité a été proposée aux élèves des écoles élémentaires Jean Macé et Helvétie à Besançon dans le cadre de la semaine des langues par les professeures des écoles en UPE2A, Séverine Estavoyer à Jean Macé et Monia Berkani à Helvétie. Même si l’intrigue du jeu Escape Game diffère d’une école à l’autre, le principe et les objectifs sont les mêmes : résoudre plusieurs énigmes dans un temps imparti pour faire prendre conscience des langues qui existent dans le monde et qui s’entendent parfois dans l’école (albanais, allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, italien, russe et fidjien), et pourquoi pas donner l’appétence pour les apprendre.

À Helvétie, des disparitions inquiétantes !

Le sort des langues est entre les mains des enfants ! Quatre énigmes à résoudre, sept minutes chacune pour reconstituer le code à quatre chiffres permettant d’ouvrir le coffre dans lequel sont retenues prisonnières les langues du monde. Tâches à accomplir : mettre en correspondance un chant et une langue, associer un message oral à une langue parlée dans l’école et à une image représentant une émotion, calculer un prix d’achat et associer la somme à la gestuelle chinoise des nombres et à sa prononciation, reconstituer un alphabet à partir d’un modèle proche (cycle 2) ou éloigné (cycle 3). Par groupes (les Alpha, Gamma, Omega et Epsilon), les élèves devaient coopérer, mettre en place des stratégies, mobiliser leurs connaissances et leurs compétences (compréhension orale, reconnaissance d’écritures, découverte et utilisation de système de comptage différent), en somme tout mettre en œuvre pour libérer les langues et redonner vie à l’arbre polyglotte.

À Jean Macé, des minions en danger !

Et si nous partagions les langues ?Ces personnages jaunes et attachants ont été empoisonnés ! Seul un minion a été épargné. La mission confiée aux élèves de l’école était de trouver le code du coffre dans lequel était enfermé l’antidote. Trois énigmes à résoudre, trente cinq minutes chacune. Le minion rescapé et les élèves de CP, CE1-CE2 et CM1 ont dû voyager dans trois pays. Au Pérou, les élèves se sont familiarisés à la sonorité de la langue espagnole en mémorisant des noms d’animaux. En Chine, ils ont appris à compter jusqu’à dix en mandarin. Au Maroc, ils ont découvert l’alphabet arabe et ont pu s’initier à la calligraphie. En fouillant les différentes salles de l’école, en mettant en place là encore des stratégies et en collaborant pour être efficaces, les quatre classes ont réussi à sauver les minions.

Toutes les élèves ont eu très à cœur de participer à l’Escape Game. Il faut dire que les jeux étaient stimulants avec une petite dose de compétition, qu’ils suscitaient de la curiosité, voire de l’étonnement pour d’autres modèles linguistiques parfois très proches du nôtre, comme le roumain ou l’italien.

Pour promouvoir les langues étrangères, d’autre dispositifs et ressources existent.

Contact

Béatrice Renault, conseillère pédagogique pour l’enseignement des langues à l’école à la DSDEN du Doubs
Tél. : 03 81 65 48 54
Courriel

 
mercredi 22 mai 2019

Et pourquoi pas les championnats de France UNSS ?

Pour sa première sortie officielle, l’inspecteur d’académie du Doubs, Patrice Durand, a ouvert les championnats départementaux d’athlétisme de l’UNSS. Plus de 620 élèves venus de tout le département se sont retrouvés mercredi 15 mai sur le stade Léo Lagrange à Besançon.

29 collèges publics et privés y étaient représentés. Objectif : se qualifier pour les championnats de France !

Une belle journée sportive et festive

En donnant le départ de la toute première épreuve sportive, la course de relais, l’inspecteur d’académie a lancé la compétition. Au programme : des courses, des lancers et des sauts tout au long de la journée.

Et pourquoi pas les championnats de France <abbr title="Union nationale du sport scolaire">UNSS</abbr> ? Parmi les concours qui se sont déployés par rotation, chaque athlète avait eu à choisir, en plus de la course de relais, une course, un lancer et un saut ; plusieurs spécialités au choix : un 1 000 m en série, un 100 m, un 80 m ou un 50 m haies, un lancer de disque, de poids ou de javelot, un saut en hauteur, en longueur ou le triple saut. Que ce soit en équipe benjamine ou minime, composée chacune de quatre à six collégiens avec au moins deux filles et deux garçons, chacune et chacun ont pu donner le meilleur d’eux-mêmes pour tenter de faire gagner leur équipe.

Sont arrivées en tête les équipes minimes mixtes des collèges Victor Hugo, Diderot, Saint-Joseph à Besançon et Grenier à Pontarlier et en tête des benjamines mixtes, les équipes des collèges de Châtillon-le-Duc, Besançon Voltaire et Camus et Baume-les-Dames. Le classement se fait à partir du total des points obtenus par chaque athlète par équipe dans sa catégorie. Les meilleurs d’entre eux pourront être qualifiés directement pour le championnat de France qui se déroulera en juin prochain à Poitiers. Tout dépendra des résultats des championnats d’athlétisme de tous les départements. Suspens donc !

Une grande mobilisation humaine et logistique

L’inspecteur d’académie avait tenu à rencontrer les professeurs et à échanger avec les élèves, prenant ainsi la mesure de l’investissement des uns et de la motivation des autres. "Cette journée n’aurait pu avoir lieu sans une grande mobilisation humaine et logistique" souligne Jérôme Broussier, directeur départemental de l’UNSS et conseiller technique auprès de l’inspecteur d’académie. "La ville de Besançon nous apporte tout son soutien pour le bon déroulement de cette journée en mettant à notre disposition ses infrastructures" poursuit-il.

L’encadrement des élèves était assuré par soixante dix huit enseignants d’EPS investis dans l’association du sport scolaire, sans compter les trois personnels de l’UNSS. Pour les assister dans le déroulement des épreuves, l’UNSS a su mobiliser les précieuses ressources de jeunes licenciés. Ces "jeunes officiels" comme on les appelle, au nombre de 68 ce jour-là, avaient au préalable bénéficié d’une journée de formation interne sur les deux secteurs géographiques de Besançon et Pontarlier et à laquelle huit associations sportives de collèges avaient apporté leur concours.

L’UNSS, porteuse de valeurs

Et pourquoi pas les championnats de France <abbr title="Union nationale du sport scolaire">UNSS</abbr> ? Forte de ses 9 431 licenciés à ce jour et de ses résultats aux différentes compétitions, la délégation du Doubs est l’une des plus dynamiques de l’académie, elle-même au niveau national. Mais au-delà de la pratique sportive, au-delà des rencontres sportives qui ponctuent une année scolaire UNSS, il s’agit aussi d’apprentissages, apprentissage de la citoyenneté et de la santé ainsi que de la promotion de nombreuses valeurs éducatives, d’une éthique propices à un bon climat scolaire et à la réussite des élèves.

L’inspecteur d’académie, dans son discours inaugural, s’est attaché à rappeler "les valeurs que véhicule le sport et qui vont au delà du seul terrain de la compétition sportive : la persévérance et le plaisir dans l’effort, la recherche de l’excellence et de la réussite, le respect des autres et de soi-même, le partage et l’amitié" ; des valeurs éducatives, culturelles et citoyennes que l’on retrouve dans toutes les rencontres de l’UNSS et qui sont au cœur de sa mission.

Contact

Jérôme Broussier,
Directeur de l’UNSS du Doubs
Tél. : 03 81 80 61 94
Courriel
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mardi 14 mai 2019

Du bain des poupées à l’hôpital des nounours !

Dans le cadre de leur cursus, les futurs professionnels de la santé ont effectué leur service sanitaire. Une première : 165 étudiants sont intervenus dans le département auprès de scolaires et des personnels de l’administration pour parler prévention et promotion de la santé. À la grande satisfaction de tous !

Quand des étudiants en santé se font pédagogues

Du bain des poupées à l'hôpital des nounours ! À l’école primaire Les Sapins à Besançon, quatre jeunes étudiants en deuxième année en soins infirmiers et en troisième année de médecine sont intervenus dans chacune des cinq classes, pour une séance d’une heure environ. Ils avaient apporté avec eux les jeux qu’ils avaient réalisés pour animer leurs ateliers éducatifs : un Memory, un jeu de loto, un jeu de l’oie. Pour jouer à apprendre à bien se nourrir et à prendre soin de sa santé, thématiques retenues par les étudiants et leur référente, Amandine Clerc, directrice de l’école.

Quels aliments doit-on trouver à chaque repas ? Que faut-il faire avant de manger un fruit ? Connaissez-vous les aliments qui contiennent du sucre ? Combien de sucre(s) contient un verre de coca-cola ? Comment cuire un légume pour qu’il garde toutes ses vitamines, comment le conserver ? Trois jeux et des questions adaptées au niveau des élèves, chaque question étant prétexte à expliquer, distiller des informations sur les aliments, sur les repas, sur l’importance de l’activité physique. Les 117 élèves de l’école, de la maternelle au CM2, ont tourné dans les trois ateliers qui se sont déroulés sur deux journées, les 18 et 19 mars derniers.

À la maternelle Fontaine Écu à Besançon, ce sont les thèmes de l’hygiène dans sa globalité et de la santé qui ont été privilégiés par les quatre étudiantes et leur référente, Sylvie Müller, directrice de l’école.

Du bain des poupées à l'hôpital des nounours ! Les futures professionnelles de la santé, deux en soins infirmiers et deux en médecine, se sont essayées à la prévention auprès des petits élèves par ateliers ludiques et manipulations :
- une séance bain des poupées pour montrer comment bien faire sa toilette, toujours du haut vers le bas
- un atelier alimentation pour apprendre à reconnaître, à partir de ce que les enfants aiment et des emballages qu’ils ont apportés, ce qui est bon à manger et à quel moment de la journée
- un atelier pour s’exercer à bien se laver les mains et comprendre son importance pour préserver sa santé, chaque geste étant associé à un animal comme repère mnémotechnique
- un ultime atelier sur le rythme de la journée d’un petit enfant et la place des écrans.

Au terme des deux journées d’animation, les deux classes de maternelle se sont déplacées jusqu’à "l’hôpital des nounours" installé sur le pôle santé de Minjoz. Muni du carnet de santé de sa peluche, chaque élève avait emmené son nounours en consultation !

Le service sanitaire de santé en pratique

Dans le département du Doubs, ce sont quarante et un établissements de l’enseignement primaire et secondaire qui s’étaient portés candidats pour accueillir un ou plusieurs groupes d’étudiants des différentes filières santé dans le cadre de ce nouveau module de formation. Sur une période fléchée, entre les 11 et 22 mars 2019, plus de cinquante actions ont été menées dans deux cent dix classes sur un ou plusieurs des thèmes prédéterminés choisis par les étudiants avec leur référent de proximité sur la base d’un diagnostic des besoins de l’établissement, et en lien avec les objectifs d’apprentissage. Dans le premier degré, la priorité a été donnée à l’éducation à la santé (nutrition et activité physique, hygiène bucco-dentaire, vaccination). Dans le second degré, les animations ont davantage porté sur les conduites addictives chez les adolescents.

Chaque intervention s’est inscrite en cohérence avec la politique éducative de promotion de la santé des élèves déclinée dans les projets d’établissement et les projets d’école dans leur volet d’action éducation et santé, en appui sur les orientations du CESC et en coordination avec le parcours éducatif santé de chaque élève.

Un service obligatoire pour valider son diplôme

Avant d’intervenir dans les classes, les étudiants ont reçu une même formation théorique leur permettant d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires à la conduite et à l’animation de projet en matière de prévention et de promotion de la santé.

Du bain des poupées à l'hôpital des nounours ! Sur les sessions suivantes, les étudiants, toutes filières confondues, se sont ensuite répartis, généralement par groupes de quatre, mais toujours en équipes décloisonnées, pour construire leurs animations en tenant compte du public ciblé et du thème choisi. Ils se sont tous retrouvés lors d’une ultime session commune pour un retour d’expérience et l’évaluation des actions menées. Leurs tuteurs pédagogiques (enseignants universitaires, formateurs des instituts de formation) et leurs référents de proximité dans la structure qui les ont accueillis les ont accompagnés tout au long de leur démarche pour que chaque équipe puisse mener à bien son projet, d’autant plus pour une première mise en pratique.

Le service sanitaire s’adresse à tous les étudiants en soins infirmiers, masso-kinésithérapie, maïeutique, médecine, odontologie, pharmacie (ce sont les formations retenues pour ce premier service sanitaire). Ce temps de leur formation initiale que chacun est tenu de suivre pour l’obtention de son diplôme de fin d’études représente l’équivalent de six semaines à consacrer à promouvoir les comportements favorables à la santé dans divers établissements, scolaires, médicosociaux, centres PMI ou associations.

Le service sanitaire s’inscrit dans la stratégie nationale de santé. Il est mis en place pour
- former les futurs professionnels de santé aux enjeux de la prévention primaire, placer la prévention au cœur de leur pratique
- favoriser, développer l’inter-professionnalité et la pluridisciplinarité, le décloisonnement entre les professionnels ainsi que le dialogue avec les patients,
- répondre au besoin de prévention dans les territoires.

Le dispositif est piloté en région par l’ARS et l’université de Bourgogne Franche-Comté, ainsi que par l’académie de Besançon. L’ARS a confié à l’IREPS la mission d’accompagner sur le plan pédagogique et organisationnel la déclinaison du service sanitaire.

Le service sanitaire pour les étudiants en santé. Décret et arrêté du 12 juin 2018 publiés au JO du 13 juin 2018.

 
vendredi 10 mai 2019

Une action laïcité au collège d’Hérimoncourt

Depuis quelques mois, des élèves de plusieurs classes du collège Les Quatre Terres d’Hérimoncourt interrogent le concept de laïcité, les valeurs qu’elle porte, le sens à lui donner pour le vivre ensemble. Retour sur cette action avec l’équipe porteuse du projet.

Au pied de l’arbre de la laïcité

La laïcité doit nous être naturelle et vivre chaque jour, comme un arbre. D’où une vision décalée de la laïcité, en tant qu’installation se mouvant au gré du vent, évoquant à sa manière un mobile de Calder, qui s’intègre dans le paysage réel et symbolique du collège. Chaque entrée dans l’établissement se fait donc entre le drapeau de la République et ce symbole vivant de la laïcité, nous expliquent avec enthousiasme les professeurs à l’initiative du projet pédagogique, Michel Berion professeur de lettres, Alexandre Betoux professeur d’arts plastiques et Stéphane Monget, conseiller principal d’éducation.

Une action laïcité au collège d'Hérimoncourt Sur cet arbre, bien sûr sempervirent, des supports réalisés par les élèves en arts plastiques, pour certains à base de matériels recyclés, font référence à la laïcité. La Charte, étudiée par tous les collégiens en cours d’EMC, y figure en plusieurs exemplaires, enroulée sur elle-même, et s’y balance, aussi de manière décalée, comme une attrayante friandise. Les mots liberté, égalité, fraternité, sont disséminés dans le feuillage, grâce aux élèves de la classe externalisée de l’ADAPEI), comme un écho visuel et dynamique à la devise républicaine qui orne le linteau du collège.

La première étape de notre action-laïcité consiste à rassembler la classe concernée (niveau 6e) au pied de cet arbre et à entamer avec les élèves un dialogue sur ce qu’évoquent pour eux les mots qui s’y meuvent, bonne occasion de se remémorer ensemble des notions déjà abordées en EMC ou rencontrées dans leur quotidien.

Une énigme à résoudre ?

Pour stimuler la curiosité des sixièmes et leur capacité à coopérer, nous constituons ensuite des groupes de quatre élèves dans un esprit de mixité totale, en fonction du genre, des origines,… et nous leur demandons de résoudre une énigme, soit un texte très court et crypté de façon simple, à décoder. Le message à découvrir est : "Avec quoi riment liberté, égalité, fraternité ? Avec laïcité !".

S’ensuit un double cheminement intellectuel :

- d’une part, une explication collective du message au sens propre, qui fait référence à la notion de rime qu’il n’est pas inutile de revoir avec des 6e ; de plus, pédagogiquement parlant, le fait d’être arrivés à une solution simple, rassurante, voire réjouissante, pour les élèves, valide le mode opératoire fondé sur mixité et coopération ; enfin, cette tâche collective très concrète réussie va leur servir de tremplin pour accéder à une réflexion plus conceptuelle.
Une action laïcité au collège d'Hérimoncourt
- d’autre part, une explication collective du message au sens figuré, fondée sur des échanges entre élèves, intégrant une réflexion réelle sur les liens qui unissent les trois composantes de la devise républicaine et la laïcité ; cette réflexion aboutit à la conclusion que c’est la laïcité de l’École qui lui permet d’être un lieu où tous peuvent tout apprendre, en restant libres, égaux et fraternels, afin d’ acquérir des savoirs fondés sur l’objectivité scientifique et préservés de toute contrainte partisane. Exemple de conclusion collective apportée par une élève : "Cela veut dire [plus symboliquement] que si on veut respecter la liberté, l’égalité et la fraternité, il faut d’abord respecter la laïcité."

Discrimination science et croyance

Pour terminer cette intervention, nous reconstituons les groupes de quatre élèves et nous les met tons en situation de discriminer avec pertinence ce qui relève d’une part de la connaissance scientifique et d’autre part de la croyance. La conclusion à tirer de cette opération de tri étant que la laïcité garantit un accès libre et objectif à l’appréhension scientifique de la vie et du monde, en écartant du champ des apprentissages toute approche fondée sur des approximations et/ou des interdits véhiculés par des croyances.

D’autres activités sont proposées aux élèves des classes de 6e, comme observer bien des images et les classer en deux familles, celle de Madame la Science et celle de Madame la Croyance. Quid de l’origine de l’humanité, de la connaissance de l’avenir, après la mort ?

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Collège
des Quatre Terres - Hérimoncourt
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lundi 29 avril 2019

Pour une meilleure offre scolaire et éducative

Signature d’un protocole en faveur des élèves des communes d’Arc-sous-Montenot, Villeneuve d’Amont et Villers-sous-Chalamont.

Pour une meilleure offre scolaire et éducative
Jean-Marie Renault, IA-DASEN du Doubs, le préfet, les responsables élus, maires des communes d’Arc-sous-Montenot, Villeneuve d’Amont, Villers-sous-Chalamont et président de la communauté de communes Altitude 800 ainsi que le président de l’association d’hygiène sociale de Franche-Comté s’engagent à faire évoluer l’offre scolaire et éducative proposée aux élèves et à leurs familles.

Un pôle scolaire unique

Les élèves des communes d’Arc-sous-Montenot, Villeneuve d’Amont et Villers-sous-Chalamont sont actuellement scolarisés dans le regroupement pédagogique intercommunal dont les trois écoles, chacune à une classe, sont placées sous la compétence de la communauté de communes Altitude 800. À l’échéance 2021, la totalité des élèves seront regroupés sur un site unique.

Le protocole qui vient d’être signé après plusieurs mois de concertation définit les nouvelles modalités de scolarisation des élèves. L’institut médico-éducatif (IME) "L’Éveil", qui accueille à Villeneuve-d’Amont des enfants en situation de handicap dès l’âge de trois ans, est également signataire du protocole, donnant à cet engagement un caractère totalement inédit, s’inscrivant, souligne l’inspecteur d’académie, "résolument dans les perspectives et les orientations nationales et académiques portant sur une école pleinement inclusive." Pour l’IME (institut médico-éducatif) "L’Éveil", "c’est l’opportunité de porter au sein même de la ruralité le développement d’une offre qui permet de répondre de façon innovante aux politiques publiques visant à construire pour demain une société inclusive pour les enfants en situation de handicap", précise le directeur de l’établissement.

À la rentrée scolaire 2021, les élèves investiront les locaux totalement rénovés et réhabilités de la Maison d’accueil spécialisé et du foyer de vie "le Château" détenus par l’association d’hygiène sociale de Franche-Comté. Le nouveau pôle scolaire primaire comprendra cinq classes dont deux classes dites externalisées de l’unité d’enseignement de l’IME "L’Éveil" pour favoriser l’inclusion scolaire en milieu ordinaire des enfants en situation de handicap. Ce point essentiel fera l’objet d’un projet pédagogique partagé. Dans la continuité des apprentissages, le collège de secteur pourrait à terme accueillir une classe externalisée pour les jeunes en situation de handicap en âge de scolarisation secondaire.

Un projet de territoire

Pour une meilleure offre scolaire et éducative Pour leur engagement à regrouper leurs classes et leurs structures périscolaires, les collectivités territoriales signataires vont bénéficier de moyens en subventions pour les travaux grâce à la dotation d’équipement des territoires ruraux attribuée par la préfecture et grâce à l’investissement essentiel de la communauté de communes concernée. Il est par ailleurs prévu un accompagnement dans la mise en œuvre d’un PEDT éventuellement labellisé "plan mercredi " ainsi qu’un soutien aux usages pédagogiques du numérique éducatif dans le cadre de l’appel à projets 2018-2019 "Écoles numériques innovantes et ruralité" dont a bénéficié le RPI et auquel la communauté de communes Altitude 800 a répondu par une contribution financière conséquente. De même, pourraient être envisagées des interventions croisées entre les équipes pédagogiques du RPI et celles de l’IME.

Le protocole d’engagement d’évolution de l’offre scolaire et éducative du territoire du territoire d’Arc-sous-Montenot, Villeneuve d’Amont, Villers-sous-Chalamont s’inscrit dans le cadre du schéma pluriannuel d’aménagement de l’offre scolaire et éducative des territoires ruraux du Doubs. Il est le 13e à avoir été signé dans le Doubs depuis 2016.

 
vendredi 29 mars 2019

West side story, Warm up, Le Magicien d’Oz, The Unanswered Question

Pour cette 25e saison, le chœur et orchestre inter-lycées de Besançon mettra à l’honneur des œuvres du répertoire musical nord-américain. Sur la scène du Grand Kursaal à Besançon, les 11 et 12 avril prochains.

West side story, Warm up, Le Magicien d'Oz, The Unanswered Question Au programme des arrangements de West side story de Leonard Bernstein pour chœur et orchestre, Warm up de Leonard Bernstein et le Magicien d’Oz d’Harold Arlen pour le chœur, The Unanswered Question de Charles Ives et Appalachian Spring d’Aaron Copland pour orchestre.

Un pur moment de bonheur musical que les lycéens choristes et instrumentistes espèrent partager avec vous ! Sous les directions de Jean-François Bourgeois et de Jérôme Thébaux, leurs professeurs de musique.

Cette formation musicale implantée depuis 25 ans en milieu scolaire n’est plus à présenter. Ses concerts font désormais partie du paysage culturel local.

En savoir plus
Réservation en ligne ou à la librairie musicale Biétry musique.
Contact

 
mercredi 20 mars 2019

Le point sur la préparation de la rentrée scolaire dans les écoles et collèges du Doubs

Jeudi 14 mars 2019, à l’issue du CDEN qui s’est tenu la veille, l’IA-DASEN du Doubs, Jean-Marie Renault, présentait à la presse ses mesures de politique éducative pour la prochaine rentrée scolaire dans le département.

Donner la priorité à l’école

Malgré la baisse des effectifs (près de 600 élèves en moins) attendus à la prochaine rentrée l’inspecteur d’académie, souligne les 27 postes supplémentaires alloués au département, un solde obtenu par équation entre les créations (101,75) et les retraits d’emplois (74,75). Des moyens renforcés qui seront déployés en fonction des priorités retenues. Ils vont en effet permettre de poursuivre et soutenir l’action en faveur de l’école : la scolarisation pré-élémentaire, la maîtrise des fondamentaux, tout particulièrement au cours préparatoire, l’accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers, la poursuite du chantier de la refondation de l’éducation prioritaire, l’amélioration du taux d’encadrement des élèves dans les classes. L’inspecteur d’académie continuera par ailleurs à s’engager aux côtés des élus pour la mise en réseau des écoles rurales isolées dans le cadre du "protocole ruralité". Des priorités qui vont nécessiter un soutien à la formation des enseignants.

Classe passerelle d'Ornans - accueil des moins de trois ans (unique dans l'académie)Préparer la rentrée scolaire, c’est répartir les emplois entre les écoles en veillant à la qualité de l’offre scolaire et des conditions d’apprentissage qui doivent contribuer à la réussite des élèves. L’IA-DASEN s’est notamment attaché à expliciter sa méthode pour répartir les moyens dont il dispose pour conduire sa politique, pour l’école comme pour le collège. Pour l’école, un "seuil intermédiaire" d’ouverture et de fermeture de classe a été introduit l’an passé pour certaines écoles répondant aux critères retenus. Pour la répartition des moyens dans les collèges, l’"indice de difficulté sociale" permet de moduler le nombre maximum d’élèves par classe.

L’inspecteur d’académie a arrêté ses mesures à l’issue des différentes instances réglementaires et après concertations avec les élus des collectivités locales et territoriales concernées. Cette première étape de la préparation de la rentrée sera suivie en juin d’une phase d’ajustement.

Le mot de l’inspecteur d’académie

"La rentrée scolaire 2018 dans le département du Doubs s’inscrit pleinement dans les mesures arrêtées par le Ministre. Les enjeux de l’école consistent à la rendre chaque jour à la fois plus juste et plus exigeante, et à la placer au cœur de la République. Ainsi, l’école primaire fait l’objet de deux priorités.

Le point sur la préparation de la rentrée scolaire dans les écoles et collèges du Doubs D’une part, un effort particulier est porté sur l’objectif de 100 % de réussite en CP. On sait en effet que des bases (lire, écrire, compter) non acquises suffisamment tôt sont difficiles à rattraper et exposent l’enfant à un risque accru de décrochage scolaire ultérieur.
Cet objectif sera atteint par deux principaux leviers :
- un renforcement de la formation des maîtres en charge de ce niveau,
- un dédoublement des classes de CP dans les écoles situées en REP+ (rentrée 2017) et en REP (rentrée 2018), et des classes de CE1 des écoles de REP+ (rentrée 2018) et en REP (rentrée 2019). C’est ainsi qu’ont été ouvertes à cette rentrée : 21 classes en REP+, 12 classes en REP. Soit un total de 33 classes

L’ouverture de ces classes est assurée sans diminution du taux d’encadrement des écoles rurales. Ainsi, huit postes ont été maintenus au lieu d’être retirés dans le cadre de la Convention d’évolution de l’offre scolaire en milieu rural. De plus, des ouvertures sont prononcées dès lors que l’augmentation démographique le justifie. Enfin, le caractère montagnard est désormais pris en compte, sous certaines conditions, afin de permettre la présence d’effectifs par classe un peu inférieur aux seuils en vigueur.

D’autre part, le Ministre a souhaité permettre de nouvelles modalités d’organisation du temps scolaire, en ouvrant la possibilité de déroger à la semaine de neuf demi-journées par l’organisation de la semaine sur quatre jours (décret du 27 juin 2017). C’est ainsi que, dans notre département, 405 écoles soit 91,22% ont désormais choisi cette organisation (dix-sept écoles supplémentaires seront concernées par l’organisation de la semaine sur quatre jours à partir du premier janvier 2019).

Le Plan mercredi sera déployé dès cette année. Très ambitieux, il constituera un gage de qualité aux Projets éducatifs des territoires (PEDT).

Le collège achève la mise en place d’une réforme ambitieuse destinée à faire mieux réussir tous les élèves. Les mesures du Ministre portent sur une relance des classes bilangues en 6e (neuf ouvertures : six anglais/allemand, deux anglais/arabe, un anglais/italien) et, le cas échéant, par celle de l’enseignement des langues anciennes.

Enfin, les collèges mettent en place le dispositif Devoirs faits, destiné à accompagner les élèves les plus fragiles afin de réaliser leurs devoirs au collège, en dehors du temps scolaire. Cet important dispositif mobilise les enseignants et les personnels d’éducation".

Extrait du Dossier de presse départemental

 
vendredi 8 mars 2019

Allez les filles !

La seule course nationale scolaire réservée aux filles s’est déroulée le 6 mars 2019.

Allez les filles ! Pour cette 2e édition de la "Lycéenne MAIF Run & la collégienne" à Besançon, près de 1 500 licenciées UNSS ont rejoint le point de rencontre sur le site de la Rodhia. Représentaient le Doubs, 500 élèves issues de 23 établissements et 100 organisateurs.

Faire du sport tout simplement

Dans chacune des villes participantes, un village avec des stands, des ateliers que les jeunes sportives âgées de 14 à 18 ans ont investi.

Trois pôles d’activités leur étaient proposés pour les sensibiliser à la pratique du sport et à ses bienfaits : la "course on" bien sûr le long du parcours au pied de La citadelle Vauban, des animations sportives telles que la gymnastique sportive, l’aérobic, le step, la danse, le vélo, le sport partagé, l’escalade, mais aussi la boxe, le tir à la carabine…

Pour compléter, des ateliers et des stands "off courses dans l’avenue de l’égalité" animés par 25 partenaires associatifs, institutionnels ou privés tous sur le thème de l’égalité et des droits des femmes mais aussi sur le sport et la santé, le sport et la nutrition.

Une course féminine et solidaire

Allez les filles ! Une course solidaire "parce qu’on arrive toutes ensemble !". Chaque collégienne et lycéenne pouvait inviter des amies non licenciées à l’UNSS de son établissement pour partager ce moment festif, l’occasion pour elles de découvrir l’association sportive et les valeurs qu’elle porte. Toutes les filles d’un même établissement devaient franchir la ligne d’arrivée ensemble.

Une course solidaire parce que chaque fille est venue à la manifestation avec une boîte de conserve au profit de la banque alimentaire. Cinq cent boîtes de conserves ont été récoltées, l’équivalent de 360 kg de nourriture, selon le président de l’association

Allez les filles ! Une course féminine qui s’est déroulée, et ce n’est pas un hasard, en amont de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars. L’UNSS poursuit sa mission de féminiser le sport scolaire, une mission portée par Serge Mommessin, directeur adjoint de l’UNSS dans l’académie et ses collaborateurs. Une mission semble-t-il en voie de réussite : le taux de filles licenciées à l’UNSS dans l’académie a progressé de 2 % !

Tel est le concept de la "Lycéenne MAIF Run & la collégienne" organisée à l’initiative de l’UNSS en partenariat avec la MAIF et les parrainages d’ambassadeurs de personnalités engagées : "une course féminine, festive, solidaire où le plaisir et le partage prennent le pas sur la performance". La chanteuse Ecco du lycée Pasteur a conclu la journée par un magnifique mini concert.

 
jeudi 14 février 2019

L’EREA Fournier médaille d’or en aviron indoor !

Des élèves de l’EREA Alain Fournier de Besançon ont disputé à Paris les championnats de France UNSS d’aviron indoor le vendredi 8 février.

L'EREA Fournier médaille d'or en aviron indoor ! Deux équipes étaient engagées dans cette compétition UNSS dans la catégorie sport partagé. L’équipe collège termine 6e et l’équipe lycée remporte la médaille d’or. Une grande performance et une belle aventure pour ces élèves qui pour la majorité se déplaçaient pour la première fois à Paris. L’activité indoor est une activité phare au sein de l’EREA, puisqu’elle est pratiquée dans le cadre de l’EPS de l’internat éducatif ainsi que de l’association sportive (sans oublier la journée de solidarité en faveur du téléthon). Entraide, sens de l’effort et le dépassement de soi sont les valeurs bénéfiques pour ces élèves en proie à de grandes difficultés scolaires.

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ÉREA
Alain Fournier - Besançon
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