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Rubrique Vie de l'académie

lundi 15 février 2016

Forum masters

L’université de Franche-Comté organise le forum masters : l’occasion pour les étudiants de découvrir les formations bac + 5 proposées dans les UFR et à l’ESPE

Forum mastersarticle 2016 {PNG} Ce forum permet aux étudiants de L2, L3 et master 1 ainsi qu’aux personnes en reprise d’études d’échanger avec les enseignants, les responsables de formations, les étudiants et les professionnels du monde économique.

Le mardi 15 mars ; les UFR et l’ESPE présenteront leurs formations

- UFR Sciences du langage, de l’homme et de la société (SLHS) hall du bâtiment A, pour les masters du domaine des arts, lettres, langues et sciences humaines

- UFR Sciences et techniques (ST), hall Propédeutique pour les masters des domaines sciences, technologies, santé. L’institut supérieur d’ingénieurs de Franche-Comté (ISIFC) sera également présent à l’UFR ST

- UFR Sciences juridiques économiques politiques et de gestion (SJEPG), hall du bâtiment Fourier, pour les masters en droit, économie ou gestion

- ESPE, cafétéria, pour les masters Métiers de l’éducation et de la formation (MEF)
les masters préparés à l’UFR STGI de Belfort-Montbéliard seront présentés à Besançon dans leurs domaines respectifs.

Tous les masters préparés en initial, à distance et en alternance seront présents.

Sur le site de l’UFC

 
lundi 15 février 2016

Forum : que faire après un bac + 2 ?

Étudiants en BTS, DUT, icence 2 ou CPGE participez au forum sur les différentes poursuites d’études possibles le jeudi 3 mars de 13h à 17h à l’UFC

Forum : que faire après un bac + 2 ? {PNG} Cette journée est l’occasion pour venir découvrir l’offre de formations de l’université de Franche-Comté, accessible après deux années d’études supérieures : licences, licences professionnelles, cursus de master en ingénierie (CMI) ou diplôme d’ingénieur. C’est aussi l’occasion de rencontrer des responsables de diplômes, de poser des questions sur les formations et de se renseigner sur les métiers ou les stages à l’étranger.

Des conseillers d’orientation-psychologues seront également présents pour aider les étudiants à élaborer leur projet de poursuite d’études.

Sur le site de l’UFC

 
mardi 9 février 2016

Retour sur les deux journées dédiées au 30 ans du bac pro dans l’académie

Les 29 et 30 janvier derniers, les lycées polyvalents et professionnels de l’académie ont ouvert leurs portes au grand public, l’occasion d’entrevoir le panel de formations proposé en établissements et de rencontrer les professionnels de demain.

Ce sont quelques 300 personnes qui ont pu s’essayer à l’art floral, la cuisine, la maçonnerie, l’électricité, et autres spécialités.
Un dispositif académique original pour célébrer cet anniversaire puisque les visiteurs ne se sont pas contentés de visiter les locaux et les ateliers des lycées.
À travers des ateliers participatifs, chacun a pu s’immerger dans un domaine professionnel et découvrir différents métiers.

21 lycées professionnels et polyvalents ont proposé plus de 180 minis stages pratiques

Encadrés par des professeurs et leurs élèves ou apprentis, les visiteurs ont été initiés à des techniques professionnelles et ont bénéficié de conseils et de savoir faire.
Une occasion pour le grand public de se rendre compte de la richesse de ces savoir faire, de la modernité des plateformes techniques et d’une volonté permanente d’être en adéquation avec les évolution du monde du travail.

Dans le cadre de ces journées anniversaire, le recteur Jean-François Chanet s’est rendu dans cinq des dix-neuf lycées mobilisés. Parmi les 182 ateliers proposés, il a participé à plusieurs d’entre eux, au côté du grand public :
- au lycée Luxembourg de Vesoul
- au lycée Pontarcher de Vesoul
- au lycée Toussaint Louverture de Pontarlier
- au lycée Pierre-Adrien Pâris de Besançon
- au lycée Jouffroy d’Abbans de Baume-les-Dames.

Quelques témoignages

"J’ai participé à l’atelier art floral, cet atelier était très ludique et l’intervenante nous a fait des démonstrations sensationnelles. Il était très intéressant de participer à "un cours" comme les élèves de plus nous avons pu faire des réalisations ce qui était formidable, j’ai énormément apprécié cet après-midi. Il a été dit à l’unanimité par les participantes que si cela venait à se renouveler nous serions partantes. Très belle initiative." Virginie.

"Nous sommes venus en famille aux ateliers. Mon mari avec mon fils de 10 ans pour l’atelier Topologie, et mois avec ma fille de 13 ans à l’atelier architecture. Nous avons apprécié cette visite, car les enfants ont pu participé, manipulé les outils (ordi, lunettes...). Les professeurs ont été vraiment disponibles et capables d’expliquer leur spécialité à des enfants plus jeunes que leurs élèves. Donc, c’était très positif, merci." Carole.

"Un seul mot : super ! merci Chef. J’ai refait une recette - donnée sur papier au lycée - à mes invités ce dimanche. Je suis prête à revenir - il n’y a pas d’age pour apprendre de belles et bonnes choses." Colette, 67 ans.

"Mon fils a participé à trois ateliers. Il est revenu ravi et se pose de bonnes questions pour son avenir". Raphaël.

"J’ai beaucoup apprécié cette initiative et ai appris beaucoup de choses en peu de temps. Je pense d’ailleurs renouveler l’expérience avec d’autres ateliers lors des portes ouvertes du lycée." Guillaume.

"Cette opération était fabuleuse. Le personnel du lycée Condé nous a réservé un accueil extraordinaire. Trois heures non-stop pour pouvoir terminer le programme dans les temps.J’avais inscrit deux amies qui sont également repartie enchantées." Emmanuelle.

"L’atelier m’a beaucoup plu et m a donne envie de passer un cap cuisine pour adulte, à réfléchir. Un cour de qualité donné par des professionnels de qualité dans une bonne ambiance. Très bon équipement et matériel à disposition, à renouveler et me prévenir a chaque fois. Merci encore cordialement" Maryse.

"L’atelier lequel, j’ai participé, c’est déroulé de façon très satisfaisante (bonne ambiance, bonne formatrice). Et de manière plus générale, cela m’a aussi permis de visiter le lycée, sans cette manifestation cela n’aurait pas été possible (lycée très propre et lumineux, atelier bien équipée en machines). Cela me permettra ensuite de pouvoir témoigner en faveur des lycées pro, cela n’a plus rien avoir avec le CET des années 1970 à Baumes-les Dames. En vous remerciant pour cette manifestation" Claude.

"Initiative excellente on aurait aimé que la matinée soit plus longue, un personnel accueillant, de qualité, les recettes bien pensées où tout était préparé en amont au top. Une belle façon aussi de nous faire découvrir et pénétrer dans ce lycée connu de tous à Besançon et ailleurs. On a apprécié aussi les 2 jeunes "volontaires" qui ont vraiment assuré toutes les tâches “ingrates” pour qu’on se consacre uniquement à la recette et sa confection (vaisselle, rangement, nettoyage...). On regrette un peu qu’une "tirelire" n’ait pas été prévue pour eux, notre obole aurait été à la mesure de notre satisfaction ! Donc merci, et je suis bien sûre prête à recommencer". Marie Hélène.

"Je suis très satisfait de ma participation à l’atelier plasturgie du 29 janvier au lycée Luxembourg de Vesoul. C’est une expérience à recommencer. Si j’avais prévu cela, je me serais inscris pour d’autres ateliers également. Je remercie les enseignants et tous ceux qui ont participé à cette journée soit par la préparation, soit sur place. L’après-midi du 29, avec mon épouse, nous avons visité les autres sections du lycée Luxembourg : métallerie, imprimante 3 D, Drones, etc. C’était très intéressant." Georges.

Tout savoir sur les ateliers des 30 ans du bac pro


Galerie

30 ans du Bac Pro LP Louverture 122 30 ans du Bac Pro LP Louverture 16 30 ans du Bac Pro LP Louverture 19 30 ans du Bac Pro LP Louverture 25 30 ans du Bac Pro LP Louverture 35 30 ans du Bac Pro LP Louverture 44 30 ans du Bac Pro LP Louverture 47 30 ans du Bac Pro LP Louverture 85 30 ans du Bac Pro LP Louverture 89 30 ans du Bac Pro LP Louverture 9 30 ans du bac pro Ledoux 01 30 ans du bac pro Ledoux 02 30 ans du bac pro Ledoux 03 30 ans du bac pro Ledoux 04 30 ans du bac pro Ledoux 05 30 ans du bac pro Ledoux 06 30 ans du bac pro Ledoux 07 30 ans du bac pro Ledoux 08 30 ans du bac pro Ledoux 09 30 ans du bac pro Ledoux 10 30 ans du bac pro Ledoux 11 30 ans du bac pro Luxembourg 01 30 ans du bac pro Luxembourg 02 30 ans du bac pro Luxembourg 03 30 ans du bac pro Luxembourg 04 30 ans du bac pro Luxembourg 05 30 ans du bac pro Luxembourg 06 30 ans du bac pro Luxembourg 07 30 ans du bac pro Luxembourg 08 30 ans du bac pro Luxembourg 09 30 ans du bac pro Luxembourg 10 30 ans du bac pro Luxembourg 11 30 ans du bac pro Luxembourg 12

 
vendredi 5 février 2016

Une exposition pour enseigner la Shoah à l’école primaire

Mercredi 27 janvier, dans le cadre de la journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité, le recteur a assisté à la présentation de l’exposition "Enfants juifs à Paris,1939-1945" avec les étudiants stagiaires de l’ESPE.

Célébrée depuis 2003, cette journée permet à l’ensemble de la communauté éducative d’engager une réflexion sur les génocides et de rappeler les valeurs humanistes qui fondent notre démocratie.

Journée des génocides et des crimes contre l'humanité - © ESPE de Franche-Comté L’exposition "Enfants Juifs à Paris - 1939-1945" a été réalisée par l’association Yad Layeled (l’enfant et la Shoah) qui œuvre pour "faciliter l’enseignement de l’histoire de la Shoah dès la classe de CM2 en proposant des ressources pédagogiques".

L’exposition s’adresse aux enfants à partir de 10 ans. Conçue de manière chronologique et thématique, elle permet de prendre conscience du quotidien des enfants juifs parisiens et de leur famille pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle rend également hommage aux Justes qui ont aidé les enfants juifs et fait acte de mémoire.

Le recteur et les étudiants stagiaires ont pu dialoguer avec Galith Touati, représentante de l’association Yad Layaled France et Emmanuelle Wolf, professeur des écoles autour de la thématique "Enseigner l’histoire de la Shoah à l’école pour vivre ensemble aujourd’hui".
Le recteur, Bertrant Weil et les deux intervenantes ont insisté sur le rôle clé de l’École pour mener avec les élèves une réflexion sur les génocides et rappeler les valeurs humanistes qui fondent notre démocratie.

Journée des génocides et des crimes contre l'humanité - © ESPE de Franche-Comté Dans une atmosphère de respect et de grande attention à la profondeur du sujet, elle s’est terminée par la projection d’un entretien avec le neurologue, ethnologue, psychiatre et psychanalyste Boris Cyrulnik, lui-même enfant caché et traqué tout au long de la guerre, entretien qui aide à mieux comprendre les difficultés du témoignage, mais aussi le sens et la nature du "travail de mémoire".

Cette exposition a fait l’objet d’une présentation particulière sous la forme d’un atelier : exposition d’une part et échanges suivis de la projection d’un entretien filmé avec Boris Cyrulnik d’autre part. L’objectif de cet atelier-exposition était d’inviter les enseignants stagiaires à réfléchir à des notions telles que la stigmatisation, la solidarité, la mémoire... et de leur donner des clés pour qu’ils puissent expliquer la Shoah aux enfants.

"Enfants juifs à Paris,1939-1945"

Contact

Sylvie Guyon
Responsable BU Éducation Besançon
03 81 65 70 11 / 70 12
École supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE)
57 avenue de Montjoux
BP 41665 - 25042 Besançon Cedex
Site

 
vendredi 5 février 2016

Permettre aux élèves de devenir acteurs de la sécurité

Jeudi 28 janvier, quatorze mallettes pédagogiques ont été remises au recteur par Dominique Sulter, responsable de la délégation MAIF à Besançon, afin de favoriser la formation aux premiers secours et à la gestion des risques.

Le ministère de l’Éducation nationale et la MAIF ont signé en juin 2011, une convention de partenariat dont l’objectif est de mettre en œuvre des actions concourant à améliorer l’accès des élèves à une éducation à la responsabilité, à la maîtrise des risques et aux premiers secours. Dans l’académie, cette convention, entre le rectorat et la MAIF, se concrétise pour la cinquième fois cette année.

L’élève, premier maillon de la chaîne de secours

Depuis plusieurs années, la formation aux premiers secours s’est développée dans les écoles et les établissements scolaires. Tout d’abord pour des raisons de sécurité, mais aussi parce que l’expérience montre que la formation aux premiers secours a une incidence positive sur le comportement des élèves en matière de gestion du risque ainsi que sur le développement de leur sens civique et sur la valorisation de leur propre image.

Depuis 2008, ce sont 18 607 élèves qui ont été formés en école primaire et 33 550 élèves en collège. À ce jour, 143 formateurs sont actifs en activité.

Un partenariat au service d’un apprentissage nécessaire et obligatoire

Afin de développer la formation aux gestes de premiers secours, la MAIF apporte son soutien à l’Éducation nationale dans plusieurs domaines :
- l’amplification des dispositifs de formations et d’accompagnement des acteurs éducatifs
- la mise à disposition de matériel et d’équipement pédagogique existant ou de moyens facilitant l’accès à ces ressources
- la définition, la réalisation et la diffusion de nouveaux supports et ressources pédagogiques
- la mise en œuvre d’outils facilitant les évaluations et les échanges d’informations.

La MAIF a participé à la mise en place des formations initiales et continue d’instructeurs. Elle dote chaque académie du matériel indispensable pour la préparation des élèves au certificat de compétences de prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC1).

 
vendredi 5 février 2016

Finale 2016 du Business Challenge Bourgogne Franche-Comté

Mardi 26 janvier, était organisée au lycée Mathias de Chalon-sur-Saône, la traditionnelle finale interacadémique du tournoi Business Challenge, à l’initiative des académies de Dijon et Besançon, de l’Ordre des experts comptables de Bourgogne Franche-Comté et des Compagnies régionales des commissaires aux comptes de Besançon et de Dijon

Près de 1 000 participants de la région Bourgogne Franche-Comté

Finale 2016 du {Business Challenge} Bourgogne Franche-ComtéL’édition 2016 du tournoi interacadémique de gestion a rassemblé 23 équipes finalistes soit 92 élèves ainsi que leurs professeurs.

Le matin, dans le cadre d’un jeu d’entreprise, chaque équipe devait réaliser les choix de gestion les plus judicieux pour conduire l’entreprise vers le succès concurrentiel et la meilleure rentabilité.

L’après-midi, l’ensemble des décisions et productions réalisées ont été soutenues face à des jurys composés de professionnels et de professeurs. Les équipes, composées d’élèves de 1e STMG et 2nde PFEG, avaient également préparé en amont des opérations de communication qui ont été présentées à un jury spécifique.

Palmarès

Inscrite sous le sceau de la convivialité autant que du défi, la journée a montré des équipes pugnaces et particulièrement investies. Plusieurs lycées de Bourgogne Franche-Comté se sont démarqués, au terme d’une compétition très relevée :

1er prix : lycée Emiland Gauthey de Chalon (académie de Dijon)
Nicolas Debeaumarche, Pablo Fevre, Tristan Siniscalco, Jonathan Clavelin

2e prix : lycée Le Castel de Dijon (académie de Dijon)
Candysse Hurtevent, Nathan Zecchin, Yasmine Idrissi, Maria Houssaini

3e prix : lycée Louis Davier de Joigny (académie de Dijon)
Bérangère Mighetti-Hugonot, Cloé Herlin, Océane Lesceux, Maurenne Moret

Prix spécial de la Communication : lycée Marey de Beaune (académie de Dijon)
Clément Doublet, Yoan Mallejac, Charline Milet, Anthony Discours

Équipe vainqueur de la phase préliminaire "Conception de Tee-Shirt" : lycée Lumière de Luxeuil (académie de Besançon)
Baptiste Julie, Quentin Paris, Fanny Perrault, Sullivan Giboulet sont les concepteurs du tee-shirt remis à l’ensemble des participants à la finale.

Liste des établissements participants et plus d’informations

 
jeudi 28 janvier 2016

I-Site : une avancée majeure pour l’avenir de la Bourgogne Franche-Comté et de ses acteurs !

Le verdict a été annoncé le 22 janvier : le projet I-Site BFC est l’un des deux lauréats retenus par un jury international, dans le cadre du second programme investissements d’avenir (PIA2) mené par l’État. Un formidable succès pour ce projet porté par l’UBFC !

Parmi les personnes à l’initiative de la mobilisation des partenaires du monde socio-économique dans l’ensemble de la région Bourgogne Franche-Comté, Jean-François Chanet, recteur d’académie, chancelier des Universités et recteur de la région académique Bourgogne Franche-Comté, a joué un rôle important. Les conseils régionaux des deux régions ont, quant à eux, apporté un accompagnement constant depuis le début du projet.

Le projet I-Site BFC, un travail d’équipe de longue haleine, porté par la COMUE UBFC

Depuis deux ans, UBFC a mobilisé toutes ses forces vives afin de rassembler, autour de ce projet majeur, un consortium de quinze partenaires issus de l’enseignement supérieur et de la recherche, des organismes nationaux de recherche et des structures hospitalo-universitaires, fortement soutenu par des acteurs du tissu socio-économique et les collectivités territoriales.

Sur treize projets I-Site déposés, seuls quatre ont été auditionnés par le jury international en novembre 2015, preuve d’un niveau de sélection élevé. Et seuls deux ont été retenus au final, dont le projet I-Site BFC.

Pour l’audition du 18 janvier, la délégation d’I-Site BFC était composée d’ Alain Courau, directeur du site Alstom à Belfort, Francois Houllier, PDG de l’INRA, Christophe Borg, professeur d’oncologie médicale à l’Université de Franche-Comté, délégation menée par Alain Dereux, professeur de physique à l’Université de Bourgogne, coordinateur du projet, et Annie Vinter, professeur de psychologie à l’Université de Bourgogne et présidente provisoire d’UBFC. Le projet a également bénéficié du précieux concours de Michel de Labachelerie, Directeur de recherche à l’institut Femto-St et chargé de mission I-Site pour UBFC.

I-Site BFC, un projet d’envergure projeté sur dix ans, aux ambitions internationales

Adoptant un modèle de gouvernance fédérale, le projet I-Site permettra de créer au sein de la grande région Bourgogne Franche-Comté un environnement international stimulant pour attirer les étudiants et les chercheurs talentueux de tout horizon. Il vise à assurer l’accès à une offre de formation de grande qualité, à favoriser une stratégie d’innovation et de recherche interdisciplinaire de haut niveau, axée autour de trois domaines de recherche intensive (matériaux avancés, ondes et systèmes intelligents/territoires, environnement et aliments pour une qualité de vie durable/ santé et soins individualisés intégrés), issus des expertises présentes en Bourgogne Franche-Comté.

À travers ce projet, appuyé par l’ambition d’UBFC et de ses partenaires, c’est toute une région qui bénéficiera d’une mutation positive de son économie vers un profil plus "high-tech", plus compétitif, prometteur en termes de création d’emplois.
Alain Dereux indique : "C’est une immense satisfaction d’obtenir cette reconnaissance pour un travail engagé depuis deux ans déjà, qui renforcera significativement l’enseignement supérieur et la recherche dans notre région. Je remercie tous les partenaires qui ont contribué à porter le projet I-Site jusqu’à son obtention, ainsi que l’ensemble de la communauté pour sa mobilisation."
Annie Vinter ajoute : "Le projet I-Site BFC sera un véritable moteur du déploiement de la COMUE UBFC, et représente un point de départ pour notre dynamique communautaire. Il dessine une réelle trajectoire de développement à l’international, fédératrice et conçue au bénéfice de tous. Et nous y veillerons particulièrement."

Les chiffres-clés d’I-Site

- 420,5 M€ de capital demandé, financé par le PIA2 sur dix ans. Ce capital produira environ 10 M€ d’intérêts par an.
- ces intérêts viendront alimenter un budget annuel total d’environ 40 M€/an, notamment co-financé à hauteur de 7,5 M€ par la région et de 1,5 M€ par les partenaires industriels.

À propos du consortium I-Site BFC

Porté par UBFC, le projet I-Site BFC (Initiatives, science, innovation, territoires, économie) associe aux six membres fondateurs l’ENSAM de Cluny, les organismes nationaux de recherche (INRA, INSERM, CNRS, CEA), les établissements hospitalo-universitaires de Bourgogne et de Franche-Comté (CHU Dijon, CHRU Besançon, le Centre Georges François Leclerc, et l’Établissement français du sang (EFS)). Il a été fortement soutenu par le monde socio-économique et l’ensemble des collectivités locales de Bourgogne Franche-Comté.

À propos d’UBFC, Université Bourgogne Franche-Comté

Créée le 1er avril 2015, UBFC est une communauté d’universités et d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche (COMUE), actuellement composée de six membres :
- l’Université de Bourgogne (UB)
- l’Université de Franche-Comté (UFC)
- l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM),
- l’École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques (ENSMM) de Besançon
l’Institut national supérieur des sciences agronomiques, de l’alimentation et de l’environnement (AgroSup Dijon)
- l’École supérieure de commerce de Dijon (groupe ESC Dijon-Bourgogne).

UBFC représente environ 57 000 étudiants, 10 000 personnels, six écoles doctorales et 60 laboratoires de recherche, répartis sur l’ensemble de la région Bourgogne Franche-Comté.

En savoir plus

Contact

Service communication UBFC
Raphaëlle Levasseur
Tél. : 03 63 08 26 45 / 07 86 21 13 91
Courriel

 
mardi 26 janvier 2016

Zoom sur la voie professionnelle dans le cadre des 30 ans du bac pro

L’académie a souhaité donner la parole à un ancien élève aujourd’hui en activité et à deux lycéens encore en formation. À la demande du recteur, Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l’Éducation nationale, qui a œuvré à la conception du bac pro, s’est lui aussi livré au jeu de l’interview !

Témoignage de Samuel Pritzy, dessinateur, monteur en constructions bois

Samuel est un ancien élève de bac professionnel Technicien constructeur bois du lycée du Bois de Mouchard (39). Dans la continuité de son bac, il a poursuivi ses études avec un BTS Technicien constructeur bois toujours au lycée du Bois. Aujourd’hui, le jeune homme travaille au sein du bureau d’étude de l’entreprise Laurent Pontarlier SARL à Bulle (25).
Rencontre :


- Pourquoi avoir fait le choix d’un bac professionnel puis une poursuite d’études en BTS ?

Mon choix s’est fait par dépit et par vocation.Tout d’abord par dépit car arrivé à la fin du collège, avec des résultats moyens, mes choix d’orientation semblaient limités.
Mais également par vocation car mon grand-père est aussi charpentier et j’ai passé de nombreux étés à ses côtés.
Le BTS, est arrivé comme une suite logique de mon bac vu le contexte et les moyens pédagogiques et aussi le bon nombre de mes camarades motivés pour franchir cette étape.

- Comment votre parcours a-t-il été perçu par votre entourage, avez-vous été soutenu par vos parents à l’époque ?

Au départ, mes parents souhaitaient vraiment que je m’engage dans des études dites "générales". Et au fil du temps, ils ont constaté que je m’épanouissais dans ma formation et qu’il était possible de continuer au delà du bac. Ils m’ont donc soutenu et accompagné dans mes choix.

- Y a t-il un moment clé dans votre formation qui vous a particulièrement marqué, conforté dans votre choix ? Une rencontre, un stage, une expérience ?

Lors de ma formation, beaucoup de moments m’ont marqué et tout d’abord, ma formation professionnelle au sein du lycée du Bois. Elle m’a permis d’aborder différents métiers comme scieur, menuisier, charpentier, couvreur, zingueur, j’ai également pu entrevoir le travail en bureau d’étude ou sur une machine de taillage de charpente. En découvrant cette multitude de métiers, j’ai pu affiner mes choix au fil du temps par rapport à mon insertion professionnelle.
Mes stages en entreprise m’ont énormément conforté et rassuré sur mes attentes concernant le monde du travail. Et je pense que la période de stage est un point très important dans un bac professionnel.
Pour l’anecdote, l’entreprise où j’ai réalisé mon premier stage en bac professionnel a été la première à me faire une offre d’emploi, que j’ai acceptée. Je n’ai d’ailleurs pas changé depuis mon entrée dans le monde du travail.
Ma formation professionnelle m’a donc permis d’ouvrir les yeux sur le monde du travail et les portes des entreprises pour un emploi.

- Aviez-vous envisagé que le bac professionnel puisse devenir, outre un diplôme d’insertion professionnelle directe, un tremplin vers une poursuite d’études et un métier qui vous plait ?

Honnêtement, au départ je n’avais pas envisagé de poursuivre après le bac professionnel. Et c’est petit à petit que l’idée est devenue de plus en plus présente et même logique à la fin de mon bac.

- Aujourd’hui, avec le recul et maintenant que vous êtes inséré professionnellement, qu’est ce qui, selon vous, fait la force d’une filière professionnelle par rapport à une filière générale ?

La force d’une filière professionnelle, selon moi, est le contact direct avec le marché du travail, les entreprises. Grâce aux stages, j’ai pu prendre conscience de la rudesse du métier, de ses avantages et inconvénients. Les stages m’ont aussi renforcé dans l’idée de continuer mes études pour pouvoir franchir davantage d’échelons au sein d’une entreprise.

- Les réalités de la formation en bac professionnel, telles qu’elles sont présentées aujourd’hui dans le cadre de l’opération "30 ans du bac pro", correspondent-elles à la vision que vous en aviez initialement ?

Au début de mes années de lycée, j’avais une vision un peu floue de la formation en bac professionnel. J’avais du mal aussi à visualiser les résultats qu’allait m’apporter cette formation. Et c’est au fur et à mesure que tout c’est précisé. Et quand on définit le bac professionnel par les termes "alternance école-entreprise", c’est pour moi, tout à fait cela.

- Quels conseils donneriez-vous aujourd’hui à un jeune qui souhaiterait suivre le même parcours que vous ?

Les conseils que je peux donner sont de ne pas hésiter à partir dans une filière professionnelle. On peut commencer en bac professionnel, continuer avec un BTS et par la suite une licence ou autres (comme c’est mon cas). Le bac professionnel ne ferme aucune porte sur la suite des études. Il suffit juste de se donner les moyens.

Le bac pro selon Camille et Alexandre, lycéens


Entretien avec Jean-Pierre Chevènement

À la demande du recteur Jean-François Chanet, l’ancien ministre de l’Éducation nationale Jean-Pierre Chevènement, a accepté de répondre à quatre questions posées par l’académie de Besançon à l’occasion des trente ans de la création des baccalauréats professionnels.


- Les réalités de la formation en bac professionnel, telles qu’elles sont présentées aujourd’hui dans le cadre de l’opération "30 ans du Bac Pro", correspondent-elles à la vision que vous aviez il y a trente ans ?

Je voudrais d’abord rappeler le contexte de cette époque. J’avais été de 1981 à 1983, ministre d’État de la recherche et de la technologie, puis de la recherche et de l’industrie. À ce poste, J’avais bien compris qu’il était absolument nécessaire d’élever le niveau de qualification des jeunes pour maintenir notre rang dans la compétition industrielle et commerciale mondiale, le pays avait besoin de techniciens, d’ingénieurs et d’une manière générale d’une main d’œuvre davantage diplômée. La mission École-Entreprise que j’avais lancée à mon arrivée au ministère de l’Éducation nationale en 1984, animée par Daniel Bloch, alors président de l’Institut National Polytechnique de Grenoble, était chargée de me faire des propositions dans ce sens. C’est ainsi qu’est née l’idée de baccalauréat professionnel. J’ai voulu donner cet horizon, comme une nouvelle frontière à notre système éducatif : porter 80 % d’une classe d’âge au niveau IV de formation, c’est-à-dire au niveau du baccalauréat en créant le baccalauréat professionnel. Il s’agissait aussi de donner aux formations professionnelles une dignité égale à celle des formations générales. À cet égard, je pense que les objectifs que nous nous étions fixés ont été atteints ; la proportion de bacheliers dans une génération (tous bacs confondus) est de plus de 78 % aujourd’hui, elle n’était que de 30 % en 1980. Le baccalauréat professionnel contribue à hauteur de 24 %. C’est en effet à partir de 1986 que la progression du nombre de bacheliers dans une génération prend son essor, quand ont été mises en place les premières spécialités du bac pro. De même, l’objectif des 80 % d’une classe d’âge au niveau IV a lui aussi été atteint ; pour l’ensemble des formations sous statut scolaire relevant du ministère de l’Éducation nationale, le taux d’accès est en 2015 de 75,7 %, mais si l’on y ajoute celles dépendant du ministère de l’agriculture, le taux dépasse les 84 % alors qu’il n’était que de 68 % il y a vingt ans. Là encore, le bac professionnel a joué un rôle essentiel dans cette progression qui s’est encore accentuée à partir de 2009 quand la mise en place du bac pro en trois ans a amené davantage d’élèves que ne le faisait l’ancien cursus en quatre ans : BEP en deux ans, puis baccalauréat professionnel en deux ans1.

Ce diplôme a donc évolué, il couvre aujourd’hui un nombre considérable de formations et de spécialités, près de 90 je crois, dans une vingtaine de champs professionnels qui sont du reste très bien illustrés par les multiples ateliers présentés dans les établissements de l’académie à l’occasion de cet anniversaire. Mais au-delà des évolutions bien normales qui ont pu advenir tout au long de ces trente années, le pire serait bien qu’il soit resté figé dans la configuration et les formations de ses débuts, je pense que le baccalauréat professionnel doit conserver, à côté des contenus de formation générale et théorique, une forte proximité avec les entreprises et les milieux professionnels.
C’est dans cet esprit-là qu’il a été conçu. De ce point de vue, les 22 périodes de stage en entreprise que les élèves doivent généralement effectuer sur les trois ans d’étude2 me paraissent tout à fait indispensables, de même que l’élaboration des référentiels des diplômes et leur validation par les commissions paritaires consultatives (CPC) dans lesquelles siègent les représentants désignés par les différentes branches professionnelles. À ce propos, je voudrais dire aussi que les entreprises doivent de leur côté jouer pleinement le jeu, c’est-à-dire se montrer prêtes à accueillir ces stagiaires. Cela signifie que ces élèves ont besoin d’un tuteur qui s’occupe d’eux pendant le stage de façon à en faire un vrai temps de formation, c’est d’autant plus nécessaire qu’ en première année de bac pro, les stagiaires sont plus jeunes qu’avant la réforme de 2009 et sortent désormais directement du collège sans avoir pour la plupart d’entre eux, jamais fréquenté un milieu professionnel contrairement aux promotions précédentes issues d’un BEP. Enfin, j’entends dire aussi que des élèves, en raison des consonances de leur nom ou de l’établissement dont ils viennent, rencontrent des difficultés pour trouver des terrains de stage. Naturellement, de telles discriminations, même peu nombreuses, sont inacceptables et il appartient aux responsables de l’Éducation nationale et aux représentants des milieux professionnels de trouver ensemble les moyens d’y mettre un terme.


- Quels conseils en matière d’orientation donneriez-vous à des élèves de collège ?

Il est bien difficile de répondre à cette question de façon générale. Tout dépend en effet du profil de l’élève, de ses goûts, de sa motivation, de son travail, et de sa lucidité quant à la capacité de s’investir dans un projet et d’y persévérer. Je conseillerais tout d’abord à ces élèves de prendre rendez-vous avec le conseiller d’orientation du collège, dont c’est le métier et la fonction que d’analyser tous ces éléments et de les mettre en perspective pour proposer une poursuite d’étude ou une formation dans laquelle l’élève puisse réussir et qui débouche réellement sur une insertion professionnelle. Ce n’est pas là toujours une tâche facile car il y a parfois loin du métier rêvé à la réalité des possibilités existantes. Ensuite, je leur suggèrerais, pour peu qu’ils en aient la curiosité, de s’intéresser aussi aux métiers et aux professions directement accessibles après une formation courte, et de ne pas obligatoirement se lancer dans une course effrénée aux diplômes. Car s’il est vrai qu’un diplôme élevé est une meilleure garantie pour trouver un emploi à condition de mener à leur terme les longues études qui le préparent, il est aussi vrai que la parfaite maîtrise d’une technique, d’un savoir-faire, d’un art, validée par un diplôme professionnel reconnu, comme par exemple un bac professionnel, constitue un gage certain de réussite personnelle et d’insertion. Enfin, quelle que soit l’orientation finalement choisie, je leur recommanderais vivement d’apprendre et de travailler avec constance et application dans leur collège, leur lycée, leur école ou leur université, c’est encore le meilleur moyen de réussir, car rien n’est possible sans effort.


- Si l’on vous donnait la possibilité d’inventer à nouveau le diplôme des trente prochaines années, comment le définiriez-vous et le caractériseriez-vous ?

J’observe que l’idée d’un rapprochement entre la recherche, l’université et l’industrie ou en tout cas les milieux professionnels que j’appelais de mes vœux il y a trente ans, a beaucoup progressé puisqu’il existe maintenant des licences professionnelles, créées il y a une quinzaine d’années, avec des stages obligatoires de plusieurs semaines en entreprise3 pour les étudiants qui doivent aussi soutenir à l’oral un mémoire de stage ; on pourrait dire à cet égard que le baccalauréat professionnel a été un peu précurseur et a servi de modèle, après tout le baccalauréat est aussi le premier grade universitaire. De mon point de vue, cette évolution va dans le bon sens, elle est porteuse d’avenir tout comme l’idée d’une formation tout au long d’une vie professionnelle. Il faudrait réfléchir à des diplômes ou des qualifications modulables à caractère évolutif intégrant les acquis de l’expérience ; Bertrand Schwartz était à l’initiative de telles réflexions dans les années 60 à l’école des mines de Nancy autour des unités capitalisables ; des CAP ont été délivrés sous cette forme ; il faudrait sans doute reprendre et élargir la question en y intégrant l’apport des nouvelles technologies qui permettent désormais de suivre chez soi des parcours de formation individualisés. Mais cela implique aussi que les entreprises, les partenaires sociaux et les branches professionnelles soient parties prenantes pour examiner ensemble comment le temps de travail pourrait s’articuler et alterner avec ces temps de formation. L’avantage principal de ces formules serait double, d’une part les contenus de formation pourraient évoluer en fonction des besoins constatés et d’autre part les salariés et employés plus anciens auraient ainsi la possibilité de se maintenir au niveau et de continuer à être performants, ce qui constitue un gain pour l’entreprise mais aussi sur le plan humain pour les personnes.


- Aviez-vous envisagé que le bac professionnel puisse devenir, outre un diplôme d’insertion professionnel directe, un tremplin vers une poursuite d’études, en BTS notamment ?

Il a été conçu dès l’origine comme un diplôme d’insertion dans la vie économique. Naturellement, le titre de bachelier ouvre la possibilité pour son titulaire d’aller vers l’enseignement supérieur, mais ce n’était pas là l’objectif premier du baccalauréat professionnel ; on note en effet une poursuite d’études de ces bacheliers dans l’enseignement supérieur, selon les chiffres du ministère de l’Éducation nationale, leur nombre aurait même plus que doublé entre 2000 et 2014, passant de 17 à 35 %, dont 26 % en BTS4 et plus de 8 % en université. Mais si 90 % des bacheliers généraux et 78 % des bacheliers technologiques ont obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur, la moitié seulement des bacheliers professionnels parvient à ce résultat, et ils ne sont plus que 12 % si l’on considère les diplômes de niveau bac+ 3.5 Le taux d’échec est donc important. Par ailleurs, les bacheliers des séries technologiques s’inscrivent moins dans les STS justement en raison du nombre de plus en plus important de bacheliers professionnels qui occupent les places. Il faudrait donc veiller à ne pas déséquilibrer l’ensemble des filières de formations courtes au profit des inscriptions à l’université pour des études longues, conduisant beaucoup d’étudiants à l’échec sans perspective d’insertion professionnelle.

Je crois que cette course au diplôme le plus élevé est liée d’une part à la difficulté de trouver un emploi dans la conjoncture de crise actuelle, les étudiants souhaitant retarder le plus possible l’entrée sur le marché du travail, et d’autre part à une sorte de déqualification en cascade des diplômes, les employeurs jouant encore davantage sur la concurrence entre les postulants et recrutant finalement ceux qui ont le diplôme le plus élevé, même pour des postes exigeant une qualification inférieure, ou du moins pour lesquels la reconnaissance sociale et souvent la rémunération ne sont pas à la hauteur du diplôme obtenu. Bien entendu, les situations sont diverses selon les secteurs d’activité, mais enfin c’est là un constat d’ensemble.
Pour en revenir au baccalauréat professionnel comme tremplin vers la poursuite d’étude, on voit donc qu’il s’agit d’un tremplin qui ne permet pas encore à tous de prendre beaucoup d’élan. Mais cette évolution était sans doute inévitable et en quelque sorte inscrite dans le cours des choses, c’est pourquoi il conviendrait d’aménager pour ces étudiants issus du bac professionnel des parcours particuliers, peut-être des mises à niveau dans certains domaines plus théoriques. Il faudrait aussi que les entreprises, au-delà des propos incantatoires largement relayés dans les médias, s’impliquent bien davantage qu’elles ne le font aujourd’hui dans le processus de formation professionnelle, tant sur le plan financier que sur celui de l’encadrement humain. J’entends souvent citer à ce propos le modèle allemand du fameux "Dual System" que la France devrait importer, mais ce qu’on dit moins, c’est qu’en Allemagne entre autres différence, ce sont les entreprises qui financent quasiment en totalité la professionnalisation des jeunes et qu’elles y consacrent beaucoup de moyens, sans commune mesure avec les coûts supportés par les entreprises françaises puisque chez nous, c’est l’État et les régions, c’est-à-dire des fonds publics, qui sont les principaux financeurs du système d’apprentissage. En outre la durée minimale d’un contrat d’apprentissage en Allemagne est de deux ans et les trois quarts des contrats ont une durée de trois ans, quand en France ils sont en moyenne de 19 mois. Cela explique aussi en grande partie pourquoi près d’un million cinq cent mille jeunes sont en apprentissage en Allemagne contre un peu plus de 400000 en France.
Le baccalauréat professionnel a trouvé toute sa place dans le système éducatif, et il est sans doute assez rare qu’un diplôme nouveau s’installe aussi rapidement dans le paysage, cela prouve qu’il répondait à la fois à une nécessité et à une demande sociale. Il a contribué et contribue encore très largement à l’augmentation du niveau de qualification des jeunes dans notre pays. Pour qu’il soit un véritable tremplin vers une qualification encore plus élevée des étudiants qui en sont titulaires, il faut aussi que les branches professionnelles s’engagent et assument pleinement leur rôle de formateurs aux côtés de l’Éducation nationale. Il me semble que ce n’est pas encore tout à fait le cas aujourd’hui.

1 Source : Repères et références statistiques. Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance. MENESR. 2015. P. 232-240
2 6 périodes de formation en entreprise ou en milieu professionnel (PFE ou PFMP) en première année et 16 pendant les deux années suivantes.
3 La durée des stages en milieu professionnel pour les étudiants en licence pro varie de 12 à 16 semaines.
4 6,5% sont inscrits en BTS par apprentissage.
5 Source : Repères..Op.déj.cité. P.196-206

Les ateliers "découverte" des 30 ans du bac pro dans l’académie

Ressources de l’Agence régionale de développement de Franche-Comté

Brochures sectorielles

Vidéothèque

 
vendredi 22 janvier 2016

GRETA Jura : un ancrage territorial unique

Vendredi 15 janvier, l’inauguration du GRETA Jura a rassemblé tous les acteurs et partenaires de la formation, au Carcom de Lons-le-Saunier.

Le 1er janvier 2016, les GRETA Dole-Revermont, GRETA Haut-Jura et GRETA LC Formation ont uni leurs savoir-faire pour devenir le GRETA Jura, une structure unique au service de la formation des adultes.

Un acteur majeur au service de la qualification des salariés

Depuis leur création en 1974, les GRETA sont devenus des acteurs incontournables dans le paysage de la formation professionnelle. Des lycées et collèges s’associent en groupement d’établissements (GRETA), pour proposer des formations destinées aux adultes, au sein des établissements publics d’enseignement.

<abbr title="Groupement d'établissements">GRETA</abbr> Jura : un ancrage territorial uniquePour le président du GRETA Jura, Gilles Lonchampt, "l’enjeu de cette fusion est majeur. Elle s’inscrit dans cette volonté réaffirmée par la loi sur la refondation de l’École du 8 juillet 2013 d’accompagner les évolutions professionnelles des citoyens parce que le monde de la formation tout au long de la vie bouge, parce que le monde de la formation professionnelle est en perpétuelle évolution".

Ainsi, dans un contexte de réforme de la loi sur la formation professionnelle et continue, les GRETA adaptent leurs offres de formation et souhaitent répondre au mieux, aux besoins socio-économiques de leur territoire. Dès lors, les trois GRETA du Jura ont fusionné afin de :
- mutualiser des ressources humaines, pédagogiques et matérielles
- renforcer l’ancrage territorial en maintenant les cinq sites actuels de formation, Lons-le-Saunier, Champagnole, Dole, Morez et Saint-Claude
- confirmer la qualité du suivi individualisé des bénéficiaires tant sur le plan administratif que pédagogique
- encourager le niveau de professionnalisation et d’insertion
- conforter la conception de formations sur-mesure au service des entreprises.
Brochure GRETA Jura

Un potentiel au service des personnes et des entreprises

<abbr title="Groupement d'établissements">GRETA</abbr> Jura : un ancrage territorial uniqueSuite à la décision du recteur, les présidents des trois GRETA du Jura ont mis en œuvre cette fusion. Il s’agit d’une véritable opportunité pour renforcer les actions traditionnelles de leur réseau de proximité :
- accueil et orientation du public
- conseil aux entreprises
- aide à la définition du projet de formation
- mise en place de formations sur mesure
- mise en œuvre des formations du SPRF
- accompagnement à l’insertion professionnelle
- bilan de compétences, VAE

Le recteur a tenu à remercier " tous les personnels qui ont coopéré pour réussir cette fusion, à savoir, les chefs d’établissement adhérents au GRETA Jura, les gestionnaires-agents comptables, les conseillers en formation continue, les personnels administratifs et techniques, ainsi que les collaborateurs de la DAFPIC".

Le GRETA Jura en quelques chiffres

- cinq centres de formation
- 35 établissements adhérents
- six conseillers en formation continue
- 200 formateurs
- 40 lieux d’accueil pour les formations, bilans de compétence et validation des acquis, huit lieux de formation possédant des ateliers techniques
- 900 stagiaires en 2015.

Aperçu des formations à travers des témoignages vidéos

Contact

GRETA Jura
1 rue Anne Franck
39 000 Lons-le-Saunier
03 84 86 18 80

Réseau GRETA Franche-Comté

 
vendredi 22 janvier 2016

Programme de mobilité individuelle entre élève français et espagnols

Un programme mis en place en 2014 par Annabelle Faure-Nening, professeur d’espagnol au lycée Jules Haag de Besançon pour la délégation académique aux relations européennes et internationales (DAREIC)

Ce dispositif permet aux élèves de seconde et de première (hispanisants) des établissements publics et privés de l’académie de séjourner quatre semaines en Espagne dans la Principauté des Asturies (région du nord-ouest de l’Espagne avec laquelle l’académie a signé une convention) et de recevoir à leur tour un correspondant durant quatre semaines.

Programme de mobilité individuelle entre élève français et espagnolsDurant le séjour, les élèves sont scolarisés dans l’établissement de leur correspondant et logent chez lui. L’objectif principal étant de permettre un perfectionnement linguistique mais aussi une ouverture culturelle et une expérience de mobilité.

22 jeunes francs-comtois se sont donc rendus en Espagne au mois d’octobre durant quatre semaines et ils accueillent depuis le 9 janvier leurs correspondants espagnols.
Cette année les espagnols sont scolarisés dans des établissements de Besançon, Pontarlier, Luxeuil, Montbéliard, Salins-les-Bains et Belfort.

Samedi dernier quelques professeurs d’espagnol volontaires de l’académie ont encadré le groupe pour une visite de la capitale comtoise et du Musée du temps : l’occasion pour tous de se retrouver et d’échanger leurs premières impressions après une semaine d’immersion dans notre région.

Contact

Annabelle Faure-Nening
Chargée de mission DAREIC
Tél. : 03 81 65 74 09
Courriel


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