R

Accueil > Académie > Actualités > Vie de l’académie > Présentation du projet I-SITE BFC

Rubrique Vie de l'académie

vendredi 23 octobre 2015

Présentation du projet I-SITE BFC

Une cinquantaine de participants à la conférence de presse organisée le jeudi 22 octobre 2015 au siège de la Communauté d’universités et établissements (COMUE) Université Bourgogne Franche-Comté (UBFC) à Besançon

Dans un contexte de création de la grande région Bourgogne Franche-Comté et de la COMUE UBFC, la présence des présidents des deux régions actuelles à cette conférence de presse est plus qu’un symbole. Pour les deux recteurs de Besançon et de Dijon, "la priorité est la mise en place d’un service interacadémique de l’enseignement supérieur et de la recherche opérationnel à la rentrée 2016". Ils souhaitent contribuer à "montrer l’importance que revêt le regroupement de la plupart des établissements d’enseignement supérieur des deux académies en une seule COMUE UBFC".


UBFC porte un projet d’initiatives sciences innovation territoires-économie (I-SITE), "dont le succès est crucial pour la région Bourgogne Franche-Comté". Il est de la responsabilité des deux recteurs "d’accompagner le développement harmonieux, équilibré, de cette COMUE".

Un territoire qui mobilise ses forces pour son avenir

Présentation du projet I-SITE <abbr title="Bourgogne Franche-Comté">BFC</abbr>La présidente de la COMUE et les deux recteurs ont ainsi réuni les journalistes en présence des présidents de région et des partenaires institutionnels, pour présenter le projet I-SITE BFC. La date symbolique de limite de dépôt du dossier complémentaire de candidature a été retenue pour tenir cette conférence de presse.


Engagé dans le cadre du second programme d’investissements d’avenir 2 (PIA2), le projet I-SITE BFC a vocation à contribuer à l’amélioration de la compétitivité économique et de la capacité d’innovation des acteurs de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en les associant plus fortement à leur environnement socio-économique.

Dossier de presse I-SITE BFC - 22 octobre 2015

Plaquette de présentation projet I-SITE BFC

En savoir plus

 
jeudi 22 octobre 2015

Le Jura et les Jurassiens dans la Première Guerre mondiale

Un ouvrage, réalisé à partir de documents privés issus d’une collection de cartes postales et de documents issus des fonds des Archives départementales du Jura, a obtenu la labellisation "Centenaire 14-18"

La Première Guerre mondiale a été un évènement majeur du XXe siècle. D’une intensité jamais vue jusqu’à présent, c’est la première guerre totale. Elle voit tous les belligérants mobiliser l’ensemble de leurs forces vives au front comme à l’arrière, mobiliser leur économie et leurs ressources pour mettre en place une économie de guerre, mobiliser les esprits par une propagande intense et une censure omniprésente pour tenir, pour supporter les immenses sacrifices que cette guerre impose jusqu’à la victoire.

Le Jura et les Jurassiens dans la Première Guerre mondiale Ce livre numérique réalisé à partir de cartes postales de l’époque et de documents tirés des fonds des Archives départementales du Jura a pour objectif de montrer, à partir de l’exemple jurassien, combien cette guerre a été englobante, comment elle a investi tous les espaces publics et privés, pourquoi elle a tant marqué les mémoires et eu tant d’impact sur les générations suivantes.

Le Jura et les Jurassiens dans la Première Guerre mondiale (livre numérique disponible dans l’onglet "Première Guerre mondiale")

Ce livre a été réalisé par Emmanuel Pauly, professeur d’histoire responsable du service éducatif des Archives départementales du Jura.

Le projet s’inscrit dans le cadre du cycle commémoratif du Centenaire de la Première Guerre mondiale.
Ce temps mémoriel, qui se poursuivra pendant l’année scolaire 2015-2016, est porteur de plusieurs enjeux importants :
- la compréhension d’une épreuve qui engagea l’ensemble de la société française
- la transmission de cette mémoire aux Français d’aujourd’hui
- l’hommage rendu à ceux qui vécurent la guerre et firent le sacrifice de leur vie
- l’appréhension du conflit dans la perspective d’une histoire nationale et européenne partagée.

L’Éducation nationale prend pleinement part à cette commémoration et s’applique à transmettre aux jeunes générations l’histoire et les mémoires de ce conflit. Elle s’appuie, d’une part, sur les enseignements en classe depuis l’école primaire jusqu’au lycée et, d’autre part, sur les actions éducatives.

Contact

Olivier Apollon, référent mémoire et citoyenneté

 
jeudi 22 octobre 2015

L’éducation à la citoyenneté

Journées d’étude de l’ESPE de Franche-Comté avec la Fédération de recherche en éducation (FR-Educ)

Mardi 4 et jeudi 5 novembre 2015, à partir de 14 h
ESPE de Franche-Comté - 57 avenue de Montjoux à Besançon
Salle 307, entrée libre.

Programme

 
jeudi 15 octobre 2015

24e édition de la Fête de la science : focus sur la lumière et l’optique !

Dans le cadre de la Fête de la science, qui s’est déroulée du 7 au 11 octobre, de nombreuses manifestations et ateliers étaient proposés aux scolaires et au grand public.

Tous les ans au mois d’octobre, la Fête de la science permet de sensibiliser le jeune public à l’univers des sciences et de rapprocher les élèves de la communauté de chercheurs et de scientifiques. Il s’agit de découvrir et de comprendre les sciences et leurs enjeux de manière ludique. C’est enfin l’occasion de transmettre le sens de la curiosité aux plus jeunes et de susciter des vocations à travers des rencontres enrichissantes et des expériences originales.

Dans l’académie, de l’école primaire à l’enseignement supérieur, les élèves et leurs enseignants ont activement participé aux festivités proposées dans les quatre départements.

Une fête placée cette année sous le signe de la lumière

2015 a été proclamée Année internationale de la lumière et des techniques utilisant la lumière par les Nations Unies. Dans ce contexte, un évènement de grande ampleur était organisé sur le site des Prés-de-Vaux à Besançon : "Lux ! Soyons brillants". Durant deux jours, près de 3 400 élèves ont pu visiter le village des sciences, assister à des performances lumineuses, ou réaliser des expériences brillantes.

Des ateliers scientifiques en anglais pour percer les secrets de l’optique

Ateliers scientifiques en anglais Le programme "Science in Schools" du British Council propose des ateliers de sensibilisation scientifique animés par des chercheurs britanniques dans des établissements scolaires français.
Ainsi, des ateliers en anglais ont été menés du 5 au 9 octobre 2015 dans l’académie ; sept établissements ont choisi d’exposer les élèves à une langue de manière authentique, dans un contexte différent de la classe traditionnelle en leur proposant de porter un autre regard sur la recherche scientifique :
- le lycée Ledoux et le collège Proudhon à Besançon
- des binômes d’élèves de 4e du collège Lou Blazer avec des élèves de 1re littéraire du lycée Le Grand Chênois à Montbéliard
- des élèves de 4e du collège Vauban à Belfort
- des élèves de section technologique du lycée Raoul Follereau à Belfort et la classe BTS optique du lycée Victor Bérard à Morez.

Découvrir la science sous un autre angle

Les ateliers "Eyes, lasers and lenses" ont été proposés par Yong Hu et Michael Everson, tous deux doctorants au sein du groupe d’optique appliquée, dans le département de Sciences physiques de l’Université de Kent. Le programme a alterné entre présentations interactives et expériences pratiques adaptées aux niveaux des classes en anglais et en sciences autour des thèmes de la polarisation, de la diffraction, de la spectroscopie et des fibres optiques.

Les élèves ont pu constater qu’apprendre une langue c’est aussi détenir un outil de compréhension et de communication supplémentaire sur des thèmes élargis et que la langue n’est pas ici l’unique objet et but de l’apprentissage. Les deux chercheurs de l’Université de Kent, travaillant également avec des universités du monde entier, ont pu donc témoigner du besoin réel des scientifiques de communiquer en anglais. Ils ont partagé avec les élèves le parcours personnel qui a été le leur et qui les a amenés à reprendre des études, notamment après une période de décrochage scolaire. Ce témoignage a pu s’inscrire de façon précieuse dans le parcours Avenir des élèves de collège.

Ateliers scientifiques en anglais Pour les chercheurs, ces ateliers ont également été accompagnés de visites dans les hauts-lieux de la recherche et de la communication scientifique franc-comtoises : le pôle de recherche technologique et scientifique femto-st, le Pavillon des sciences à Montbéliard et le musée de la lunette à Morez.

Cette initiative du British Council, dans le cadre de son programme "Science in Schools", a été réalisée grâce a la coordination et à la collaboration des IA-IPR de sciences physiques et d’anglais, des services de la DAAC et la DAREIC.

Cette troisième édition a connu un beau succès dans l’académie et a pu faire bénéficier à d’autres classes, d’ateliers sur la thématique du développement durable ou d’une approche dans le domaine spécifique de la médecine légale. Élèves, enseignants et partenaires attendent déjà avec impatience la quatrième édition.

Un lycée belfortain très impliqué

Au lycée Raoul Follereau, les élèves de première scientifique européenne ont également bénéficié des ateliers "Eyes, lasers and lenses" et des expériences d’optique ont été proposées durant la pause méridienne.
Un groupe d’élèves internes a, quant à lui, assisté à la projection du film "la science au Réveil des Arts" aux musée des arts de la Citadelle de Belfort.
Du vendredi 9 au dimanche 11 octobre, les élèves de première et de terminale scientifique sciences de l’ingénieur ont installé et tenu deux stands sous le chapiteau du village des sciences, situé Place Corbis à Belfort :
- un stand lumière et couleurs en physique et chimie et détection de particules (muons) avec le cosmodétecteur
- un stand biotechnologie, le travail du vivant, l’infiniment petit. Découverte du matériel des laboratoires de biotechnologie.

Contacts

Michel Lambey, IA-IPR Sciences physiques
Jean-Marc Tochon, IA-IPR Sciences et techniques industrielles (STI)
Tél. 03 81 65 49 33

 
mardi 13 octobre 2015

Un nouveau lieu de vie universitaire à Besançon !

Après treize mois de travaux, le restaurant implanté sur le site du pôle santé des Hauts-du-Chazal a ouvert ses portes aux étudiants

Presque un an jour pour jour après la pose de la première pierre, l’édifice a officiellement été inauguré, hier, lundi 12 octobre, par Jean-François-Chanet, recteur de l’académie de Besançon et Dominique Froment, directrice du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS), en présence de Patrick Bontemps, vice-président du conseil régional en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, adjoint au maire de Besançon, de Dominique Schauss, vice président du Grand Besançon et de Guillaume Houzel, directeur du centre national des œuvres universitaires et scolaires (CNOUS).

Un concept innovant de restauration universitaire

Ouvert depuis le 1er septembre, le restaurant accueille chaque jour près de 700 étudiants, au sein d’un espace de restauration traditionnelle et d’une cafétéria "mini R" (restauration rapide et vente à emporter). Un espace "lounge" propice à la détente et au travail est également mis à la disposition des étudiants.

Inauguration du restaurant des Hauts-du-Chazal - © Jean-Baptiste Aebischer - Communication CROUS Besançon Cette inauguration marque l’aboutissement d’un aménagement universitaire global et cohérent autour du CHRU Jean Minjoz, deux ans après la livraison de la dernière tranche de l’unité de formation et de recherche des Sciences médicales et pharmaceutiques (UFR-SMP) sur le site des Hauts-du-Chazal.

La part prépondérante de l’État dans le plan de financement souligne son soutien appuyé à la vie étudiante, mais aussi l’intérêt qu’il porte au développement d’une politique de site cohérente, à savoir réunir sur un même lieu : enseignement, logement, recherche, restauration et transport en commun.

Cette opération de construction nouvelle est exemplaire d’un point de vue énergétique puisqu’elle respecte la réglementation thermique de 2012. Elle exploite les techniques de construction les plus évoluées et les équipements les plus performants : chauffage urbain, isolation thermique renforcée, thermorégulation des façades ensoleillées et ventilation double flux.

Dossier de presse restaurant universitaire des Hauts-du-Chazal

Contact

Hugues Trudet, ingénieur régional de l’équipement
Tél. 03 81 65 47 07


Galerie

Inauguration du restaurant des Hauts-du-Chazal - (c) Jean-Baptiste Aebischer - Communication CROUS Besançon Inauguration du restaurant des Hauts-du-Chazal - (c) Jean-Baptiste Aebischer - Communication CROUS Besançon Inauguration du restaurant des Hauts-du-Chazal - (c) Jean-Baptiste Aebischer - Communication CROUS Besançon

 
mardi 13 octobre 2015

Une visite ministérielle sur le thème de la création d’entreprise et la formation

Vendredi 9 octobre, Myriam El-Khomri, ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social était en déplacement en Franche-Comté

La ministre a visité une entreprise horlogère de Châtillon-le-Duc et une entreprise de maroquinerie de Valdahon avant de participer au Comité régional de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelle (CREFOP), instance créée en 2014. Au sommaire de ce comité, trois thématiques prioritaires ont été abordées :
- le plan d’apprentissage
- les métiers en tension
- la formation des demandeurs d’emploi

Accompagner les élèves dans leur projet d’orientation et d’accès à l’emploi

Le recteur Jean-François Chanet est intervenu sur le rôle de l’Éducation nationale dans le développement de l’apprentissage. Il a tenu à souligner la collaboration du rectorat avec la région Franche-Comté et la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) au plus près des partenaires économiques et professionnels. L’enjeu de cette collaboration consiste à construire, en termes de formation professionnelle et de parcours de formation, l’offre la plus adaptée pour les jeunes et les adultes, en vue de les préparer à leur future insertion professionnelle.

 Visite de Myriam El Khomri en Franche-Comté - © David Cesbron / Région Franche-Comté Au sein des lycées professionnels, le développement de parcours diplômants offre la possibilité aux élèves de terminer leur cycle en apprentissage, après un ou deux ans sous statut scolaire. Ce qui permet de répondre de manière efficace à des situations qui pourraient faire obstacle dans le cadre d’un apprentissage, dès la première année de formation. La possibilité de mixer pour un même niveau de formation, les deux types de public présente également de nombreux avantages.

Au sujet des métiers en tension, la ministre a ensuite interrogé les membres du CREFOP sur les difficultés et les réponses apportées. Par "métiers en tension", on entend les métiers qui peinent à recruter des candidats. La connaissance par les jeunes et notamment les collégiens, de la réalité des métiers et des entreprises a été plusieurs fois citée comme un élément déterminant de leur futur accès à l’emploi dans ces secteurs en tension.

Le recteur a mis en avant les nouveaux dispositifs portés par l’Éducation nationale qui concrétisent de manière plus significative que jamais, cette intention :

- le "Parcours avenir" dont la vocation première est d’ouvrir les jeunes à la connaissance des milieux économiques et professionnels tout en les accompagnant dans la construction de leur projet professionnel

- le dispositif "Pôle de stages", copiloté par un chef d’établissement et un représentant du milieu économique et professionnel, qui va permettre de fédérer l’ensemble des ressources favorisant l’accès en milieu professionnel des élèves et des apprentis et leur insertion professionnelle.

- les campus des métiers et des qualifications.

En mai dernier, un protocole d’accord pour le développement de l’apprentissage en Franche-Comté avait été signé par les représentants de l’État et par la Région.

Contacts

Olivier Chevillard, délégué académique à la formation professionnelle initiale et continue
Tél. 03 81 65 74 48

S.A.I.A. service académique d’inspection de l’apprentissage
Tél. 03 81 65 74 50

 
lundi 12 octobre 2015

Séminaire d’accueil institutionnel des membres de la réserve citoyenne

Jeudi 8 octobre, le recteur Jean-François Chanet a tenu à réunir les réservistes de l’Éducation nationale au collège Proudhon de Besançon.

Créée le 12 mai 2015 dans le prolongement de la grande mobilisation de l’École pour les valeurs de la République, la réserve citoyenne de l’Éducation nationale a vocation à apporter un soutien aux écoles et aux établissements scolaires. Dès l’ouverture du dispositif, de nombreux franc-comtois se sont manifestés pour s’y inscrire.

Accueil réservistes de l'Éducation nationale Aujourd’hui, l’académie de Besançon compte déjà 78 volontaires prêts à apporter leur témoignage en classe, dans les écoles et les établissements du second degré. Ils pourront partager leur expérience en matière notamment d’éducation à la citoyenneté et à la laïcité, à l’égalité entre filles et garçons ou encore dans le domaine de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et contre toutes les formes de discriminations.

Illustrer ces thématiques, offrir un éclairage complémentaire à l’enseignement du professeur, telle est la mission des réservistes dont les profils diversifiés reflètent un fort engagement citoyen, dans le monde associatif ou la sphère professionnelle.

À l’occasion du séminaire d’accueil, les participants ont été informés des spécificités du statut d’intervenant extérieur en milieu scolaire et des modalités de co-intervention aux côtés des enseignants. L’enjeu fondamental de la réserve citoyenne a été rappelé, s’agissant en particulier de la promotion des valeurs républicaines et du principe de laïcité.

Pour en savoir plus : la réserve citoyenne de l’Éducation nationale

Pour s’inscrire à la réserve citoyenne : www.lareservecitoyenne.fr

Contact

Alex Bortolan, référent académique pour la réserve citoyenne
reserve.citoyenne@ac-besancon.fr

 
jeudi 8 octobre 2015

La Haute-Saône, territoire connecté !

Le forum des usages numérique pédagogiques (#FUNE70) s’est déroulé mercredi 7 octobre à l’atelier Canopé de Vesoul.

Ce forum a réuni les services de l’Éducation nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (rectorat, DANE, DSDEN, ESPE…), l’ensemble de la communauté éducative, les élèves et les partenaires de l’école, autour d’une thématique centrale : les enjeux du numérique à l’école : citoyenneté - culture".

Le numérique éducatif sous toutes les formes

L’intérêt des participants a été particulièrement fort pour les ateliers présentés par les professeurs ou les élèves :
Forum des usages numériques éducatifs
- codage
- film d’animation
- histoire écrite de manière collaborative avec d’autres classes de la francophonie
- réalisation d’un journal en ligne
- utilisation d’un manuel numérique et des réseaux sociaux…

Quant aux professeurs, ils s’imprègnent aujourd’hui de la littératie numérique. Les "Mooc", "proflab" et "pauses numériques" sont intégrés au plan académique de formation (PAF).

Le conférencier Michel Guillou a questionné l’ensemble des participants :
- comment construire avec les élèves les conditions nécessaires à la démocratie scolaire et à ses modes d’expression ?
- Publier ne doit-il pas devenir une compétence fondamentale, comme lire, écrire, compter ?
- Comment faire comprendre à la société, aux parents, aux cadres, aux professeurs qu’on se doit aujourd’hui de rechercher de nouvelles formes d’enseignement ?

Aujourd’hui, le numérique est une question de choix partagés par l’ensemble des partenaires quant à un projet de société. Les enjeux du numérique ont ceci de particulier qu’ils visent à rassembler.

Une politique portée par l’État et les collectivités territoriales

Forum des usages numériques éducatifs Le recteur Jean-François Chanet a souligné l’importance du vecteur du numérique comme traversant la refondation de l’École et la réforme pédagogique du collège. Il s’agit pour les élèves de développer des compétences sociales et civiques : trouver et comprendre des informations, analyser une situation, créer de l’information (concevoir, réaliser, coder, publier…), exercer la capacité au libre arbitre et donc construire leur liberté de penser afin que chacun, puisse aborder le numérique de manière responsable et raisonnée. La problématique est hautement éducative avec une préoccupation constante d’équité et de justice.

Le président du conseil Départemental Yves Krattinger a insisté, quant à lui, sur la qualité des liens tissés avec le rectorat de Besançon et la confiance dans une vision partagée de l’éducation. Si le plan national numérique trouve une réalisation très concrète au sein des quatre collèges préfigurateurs de la Haute-Saône, ce n’est pas le coût, mais bien l’enjeu éducatif, les pratiques sociales, collectives et citoyennes qui ont été mis en exergue. La volonté, partagée, est inclusive, personne ne doit rester en dehors de cette mutation.

L’engagement et l’investissement du département de la Haute-Saône pour la modernisation et la connexion des collèges se poursuivent progressivement depuis 2011 avec l’introduction de l’ENT dans les collèges, puis le renouvellement du parc informatique qui a eu lieu en 2014. En outre, le plan de raccordement au très haut débit élaboré par le syndicat mixte Haute-Saône Numérique, qui priorise le raccordement des collèges à la fibre optique pour fin 2015, permet au département d’être un terrain favorable pour mener cette expérimentation dans les meilleures conditions.

Une première étape a été franchie

Dans le cadre du plan numérique annoncé par le Président de la République le 7 mai dernier, 500 écoles et collèges sont désormais "connectés" depuis la rentrée 2015, avec une généralisation prévue à la rentrée 2016. Ce plan doit faciliter le développement de nouvelles pratiques pédagogiques, favoriser l’autonomie, la créativité et la coopération des élèves.

Le collège Diderot, premier collège connecté de l’académie, est rejoint par les réseaux de six nouveaux collèges préfigurateurs : les collèges Vauban de Belfort, Macé de Vesoul, ainsi que les collèges de Saint-Loup-sur-Semouse, d’Héricourt, de Rioz et de Saint-Vit. Ce sont ainsi sept collèges et treize écoles qui sont engagés au niveau académique en partenariat avec les collectivités.

Zoom sur le numérique éducatif

Contacts

Didier Ramstein, délégué académique au numérique (DAN)
Nathalie Bécoulet, inspectrice de l’Éducation nationale, adjointe au DAN
Canopé de l’académie de Besançon
Conseil départemental de la Haute-Saône

 
mercredi 7 octobre 2015

Éducation prioritaire : proposer un éclairage sur "la relation école-familles"

Mercredi 30 septembre, Jacques Bernardin, docteur en sciences de l’éducation et président du Groupe français de l’éducation nouvelle (GFEN), a tenu une conférence sur le thème du lien avec les familles au sein des réseaux d’éducation prioritaire.

Les équipes de pilotage des seize réseaux d’éducation prioritaire de l’académie, les professeurs formateurs académiques et les corps d’inspection étaient réunis dans l’amphithéâtre du lycée Pergaud de Besançon pour écouter le conférencier et échanger avec lui.

Interroger la place de la famille dans les réseaux

Cette conférence répondait à un questionnement des cadres et enseignants : comment nouer un lien avec les familles et favoriser la réussite des élèves dont les familles sont les plus éloignées de l’école et de ses objectifs ? Jacques Bernardin introduit son propos en parlant de la distance adéquate à l’école.

Le président du GFEN, à partir d’exemples concrets et de références issues de la recherche, a montré les obstacles qui s’immiscent dans la communication avec les familles. Sans minimiser les difficultés, il définit l’équilibre à construire dans un partage des rôles, insiste sur la nécessité de fixer les objectifs et les moyens permettant de réduire l’écart entre l’univers familial et le cadre scolaire.

Impliquer davantage les parents au sein de l’école

Les actions des familles, comme participer au conseil d’école, accompagner les sorties et les visites, assister aux réunions, ne sont pas suffisantes pour établir un rapport vivant avec la scolarité de l’enfant. Au delà du rapport à l’école, ce qui est interrogé est le rapport aux savoirs. Le conférencier souligne la multiplicité des processus en action : l’appui scolaire, les repères identitaires qui fondent la construction de l’image de soi, les modèles et contre-modèles familiaux, l’incitation, le sens donné à l’école…

Quelles attentes vis à vis de de l’école ?

Les attentes de l’école ne sont quelques fois pas clairement perçues par les familles. Pour les enfants, la tension peut être forte entre fierté, attachement à la culture d’origine et au milieu familial, et envie d’investir la scolarité et les perspectives qu’elle offre. Le rapport aux savoirs scolaires peut devenir un obstacle ; là où l’école privilégie la réflexion, l’esprit d’analyse et de débat, les parents voient un rapport instrumentalisé de mémorisation ou de temps passé au travail.

Jacques Bernardin rappelle que, dans les milieux populaires, le temps de travail accordé aux devoirs est plus long que dans les milieux favorisés. De ce fait, un sentiment d’incompétence peut émerger lorsqu’un parent ne détient pas les codes attendus par l’école ; 50 % des mamans sans diplômes disent se sentir dépassées dès l’école primaire par les notions abordées.

Construire un pont vers les familles les plus éloignées de l’école

Éducation prioritaire : conférence sur "la relation aux familles" Les parents des milieux favorisés ont un rapport moins tendu à l’égard de l’école. Ils apportent la médiation culturelle, l’appui méthodologique et la contextualisation qui aident leur enfant à construire des ponts entre la vie famille et sa vie scolaire. L’école doit maintenant légitimer la place de tous les parents, rompre avec la dissymétrie langagière, éviter les messages porteurs de stigmatisation pour permettre à tous les enfants de réussir.

Les enseignants ont abordé le rapport quotidien qu’ils ont avec les parents : comment échanger avec des parents éloignés du système scolaire ? Quelle place accorder au plaisir (plaisir d’apprendre, plaisir d’aller à l’école) dans la représentation de l’école que peuvent avoir les parents obnubilés par les valeurs d’efforts et d’obligation ? Le conférencier a rebondi sur ce dernier point par des anecdotes : la lecture doit d’abord être un moment plaisir et ne pas être remplacée par une lecture trop scolaire, en "sur interprétant" les attentes de l’école.

Jacques Bernardin a rappelé que l’école doit être là pour créer du lien social, notamment avec les familles. La mise en valeur des travaux des élèves, les fêtes d’école, les rencontres interpersonnelles sont autant de vecteurs de ce rapprochement. Lorsque les relations se tissent entre ces deux mondes, des bénéfices sont rapidement observés. Faire savoir que l’école est accueillante est une stratégie de conquête payante.

Permettre aux parents de mieux comprendre le milieu scolaire

Il demeure primordial de tisser des relations sans attendre les moments de crise, de transformer le regard porté sur les parents en se méfiant des jugements hâtifs. Au sein de chaque école, les équipes doivent prendre le temps de penser le "pourquoi" et le "comment" des relations avec les parents, dans un plan cohérent qui articule les volets complémentaires :
- les petits gestes du quotidien pour travailler la reconnaissance mutuelle
- l’organisation de temps chaleureux riches en échanges (café des parents)
- l’aménagement de lieux pour les parents
- les réunions de liaison construites avec un objectif précis afin de ne pas perdre les familles dans une multitude d’informations
- les visites de classe suivies d’échanges
- la réalisation de vidéos de classe suivie d’une projection et d’un décryptage avec les parents qui permettront de mieux saisir les attentes.

Pour conclure, Jacques Bernardin convoque Jean-Yves Rochex, psychologue, chercheur et professeur de sciences de l’éducation, qui parle de triple autorisation :
- que le jeune s’autorise à devenir autre que ses parents
- que ses parents l’autorisent en retour, symboliquement, à ce qu’il ne soit pas tenu de reproduire leur histoire
- que le jeune reconnaisse la légitimité de l’histoire et des pratiques de ses parents dont il veut s’émanciper.

Pour compléter la conférence : Bernardin Jacques, le rapport à l’école des élèves des milieux populaires. éd. De Bœck, coll. "Le Point sur", 2013.

Rencontrer les parents... pourquoi ? comment ?
Légitimité de tous les parents pour contribuer à la réussite de tous les enfants

Contacts

Laurence Baulu, chargée de mission éducation prioritaire
Tél : 03 84 89 03 80

Éric Fardet, inspecteur d’académie,
directeur académique des services de l’Éducation nationale (IA-DASEN) de la Haute-Saône
Référent académique éducation prioritaire
Tél : 03 84 78 63 00

 
jeudi 1er octobre 2015

Pro Pulsion Tour : une exploration ludique des industries technologiques et de leurs métiers

Inauguration au collège Paul Langevin d’Étupes du Pro-Pulsion Tour en présence de Jean-François Chanet, recteur de l’académie et de Gilles Kohler, président de l’UIMM Franche-Comté

Initié en octobre 2011 par l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, le Pro Pulsion Tour a pour objectif de sensibiliser le public aux réalités des industries technologiques et de leurs métiers. Cette expérience ludique et pédagogique a pour ambition de donner envie aux jeunes de s’y impliquer.

Pro Pulsion TourDepuis le début de l’opération en 2011, la tournée a concerné 177 villes et bassins d’emplois de France et près de 253 établissements scolaires. Plus de 38 200 élèves ont participé à l’expérience, accompagnés de près de 1 200 enseignants.

Cette année, le Pro Pulsion Tour 2015 va à la rencontre des collégiens et lycéens dans les établissements scolaires (collèges et lycées) au cœur de 23 villes de France pour leur faire vivre une expérience innovante autour des métiers des industries technologiques. Deux caravanes spécialement aménagées avec des contenus interactifs permettent aux jeunes et à leurs enseignants de s’immerger dans cette aventure unique, à travers des exemples concrets.

La tournée était présente à Bart au collège André Boulloche le lundi 28 septembre 2015, à Étupes au collège Paul Langevin le mardi 29 septembre 2015 et à Montbéliard, place du Champ de Foire pour une action auprès du grand public, le 30 septembre 2015.

À cette occasion, l’ensemble des élèves de 3e qui auront à choisir en fin d’année leur orientation, et trois classes de 4e du collège Paul Langevin à Étupes ont pu découvrir, au travers d’un parcours se déroulant dans deux caravanes high-tech, les domaines de l’industrie ainsi que les métiers s’y rattachant.

Première caravane : découverte d’une cité industrielle sur des écrans tactiles

Pro Pulsion TourLes élèves installés devant les écrans ont pu découvrir une cité industrielle imaginaire en 3D qui s’animait au fur et à mesure qu’étaient abordés les grands défis de l’industrie au quotidien et les métiers inhérents :
- recyclage
- éclairage
- déplacements
- communication...

Des élèves ont ainsi découvert la fonction d’un chaudronnier, celle d’un ingénieur recherche et développement.

Tous les élèves se sont montrés très réceptifs aux questions de l’animateur, certains même déjà très au fait des réalités.

Seconde caravane : Drive for Success

Toujours devant un écran tactile, avant de prendre le départ en équipe pour une course automobile en réseau, (course heureusement virtuelle vu les sorties de route !), les élèves ont dû construire leur véhicule. C’est à partir de cette construction que les métiers des industries technologiques ont été présentés.
Les élèves ont ainsi appris ce qu’étaient notamment un ajusteur monteur, un dessinateur industriel, un chargé d’affaires.
Ils pourront compléter leur découverte ou rejouer une partie en se connectant au site Internet qui leur a été présenté.

Une expérience enrichissante

Pro Pulsion TourPour terminer, un temps d’échanges en classe avec les élèves a eu lieu. Les élèves ont pu exprimer leur ressenti sur cette expérience : un dispositif qui a été sans conteste apprécié de tous les élèves.

Ils auront pu retenir que l’industrie, c’est plus de 150 métiers dans neuf secteurs d’avenir qui peuvent être préparés par la voie scolaire ou la voie de l’apprentissage, que ces métiers s’adressent aussi bien aux filles qu’aux garçons. Aujourd’hui, certains de ces métiers sont en tension d’où la nécessité de bien informer à ce moment décisif de l’orientation.

Ils ont appris aussi que la Franche-Comté est une région très industrielle (1 300 entreprises occupant 46 000 salariés).

À l’issue de ce débriefing, le recteur et le président de l’UIMM ont pu échanger notamment sur la déclinaison académique au cours de l’année scolaire 2015-2016 de l’accord-cadre de coopération signé entre le MEN et l’UIMM nationale signé en mars 2015.

En savoir plus

Contact

Isabelle Maire-Linac
Chargée de mission "école-entreprise" à la DAFPIC
Courriel


services en ligne

Rester informé

  • Twitter - Les gazouillis de l'académie de Besançon
  • Flux RSS, abonnez-vous au fil des actualités du Rectorat de l’académie de Besançon
  • Compte dailymotion du Rectorat de l’académie de Besançon