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Rubrique Actualités

mercredi 20 avril 2011

Coup de projecteur sur le centre PEP d’Aisey

Avec sa capacité d’accueil de quatre classes, ce centre d’accueil des Pupilles de l’enseignement public (PEP 90+70) est un des lieux les plus appropriés pour organiser une classe de découvertes en Haute-Saône

Visite guidée

chateau d'Aisey en Haute-SaôneAisey est une petite commune rurale d’environ 130 habitants située entre Jussey et Corre, à 50 Km au nord de Vesoul, 65 Km de Gray ou de Lure, 45 Km de Luxeuil, ou encore 95 Km d’Héricourt ou de Besançon. Dans le département, parmi une dizaine d’autres lieux d’accueil occasionnel de moindre importance, le centre des Pupilles de l’enseignement public (PEP) du Territoire de Belfort et de la Haute-Saône est la seule structure permanente d’accueil de séjours scolaires ou de vacances.
Situé dans un parc boisé de 6 hectares, cadre de verdure exceptionnel et sécurisant, le centre peut accueillir une centaine d’enfants. Cinq bâtiments ou secteurs sont à disposition :
- le château : lieu d’hébergement principal (78 lits enfants / 8 lits enseignants et accompagnateurs) ;
- la "ferme" : lieu d’hébergement d’une classe et ses accompagnateurs (34 lits enfants / 3 couchages pour adultes), une salle de classe et une salle informatique ;
- des salles d’activités : audio-visuel, jeux, nature
- trois autres salles de classe, un manège et une carrière pour l’activité "poneys", un chapiteau pour l’activité "cirque".
- les annexes : cuisine, salle à manger, infirmerie, bureau, salles de réunion et chambres des animateurs.

Le centre et son équipe constituent une "petite entreprise", dirigée par Claude Pernin, professeur des écoles, qui emploie, chaque année, entre 12 et 20 personnes, participant ainsi à la vie, la dynamique et l’économie locales.

Choisir Aisey, pourquoi, comment ?

Comme pour toutes les classes de découvertes, l’objectif général est d’offrir aux élèves l’opportunité d’apprendre autrement tout en se socialisant, dans un environnement riche et différent du quotidien, avec une attention particulière pour la méthodologie et les savoir-être.
- Pour les classes de la Haute-Saône et des environs, le centre permanent d’Aisey est l’un des plus proches. Il compte donc parmi les moins coûteux d’accès. Cette proximité peut également rassurer certains parents d’élèves.
- La structure propose une variété de prestations susceptible de satisfaire des attentes très diverses et justifiées : une classe urbaine voudra peut-être y découvrir la nature ou le patrimoine local ; une classe rurale, éventuellement toute proche choisira plutôt l’activité "cirque" ou la création d’un film vidéo. L’une comme l’autre seront peut-être intéressées par la découverte de l’activité "poneys".

Le centre PEP d'AiseyChevronné, le directeur peut apporter ses conseils et aider à la réalisation de tout projet particulier, à travers un soutien administratif, pédagogique et au montage financier. Il prépare avec l’enseignant la réunion des parents et y participe éventuellement.

Autour des valeurs de l’école et des PEP

De nouveaux projets sont en gestation à Aisey : les valeurs communes à l’école et aux pupilles de l’enseignement public (PEP) se déclinent de façon diversifiée. Dans ce cadre, l’association PEP 90+70 prépare actuellement la mise en place de séjours "de réussite éducative", pendant les petites vacances scolaires, en partenariat avec des collectivités territoriales. L’expérience est initiée avec la ville de Luxeuil. D’autres partenaires sont sur les rangs.

 
vendredi 15 avril 2011

Des enfants en situation de handicap s’initient au cheval et à l’activité équestre

Jeudi 14 avril, Lucile, Julie, Morgane, Laura et Louise, cinq élèves en situation de handicap de la circonscription de Luxeuil, ont passé une matinée d’école pas comme les autres en compagnie de Coquine, Cookaï et Runder, trois poneys très familiers

La reconduction d’une action innovante en Haute-Saône

L’inspectrice d’académie, Hélène Ouanas, s’était jointe aux nombreux professionnels et passionnés d’équitation et d’éducation qui ont encadré et encouragé ces jeunes.

Des enfants en situation de handicap s'initient au cheval et à l'activité équestreLe comité départemental équestre présidé par Patrick Gentilhomme, subventionne cette action par le biais de jeunesse et sport et permet ainsi à ces élèves de découvrir l’activité et de profiter des infrastructures, le temps d’une matinée.

En partenariat avec le haras de Pondole situé à Quers (70200), dirigé par l’équithérapeute Véronique Brasiles, l’inspection académique a proposé à ces cinq élèves de 10 à 17 ans en situation de handicap de se rendre dans un centre équestre sur le temps scolaire.

Cette sortie pédagogique organisée par Sylvie Daguenet, conseillère pédagogique départementale en éducation physique et sportive (CPD EPS), leur a permis de découvrir les lieux, d’entrer en contact avec les animaux, et surtout de se mettre en selle avec un matériel spécifique afin de découvrir cette pratique sportive.

En effet, Patrick Gentilhomme, lui même victime d’un accident il y a quelques années, s’emploie à rendre l’équitation accessible à tous, notamment en permettant à la Haute-Saône de disposer de quatre élévateurs pour la mise en selle, sur la trentaine existant en France. Montés sur roues, ces appareils peuvent être remorqués aisément vers tout lieu de pratique équestre pour personnes handicapées.

Le contexte de cette initiative

La loi du 11 février 2005 sur l’égalité des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées "…conduit à porter un nouveau regard sur la scolarisation des enfants en situation de handicap".
Porteuse du principe d’égalité des droits, elle impose l’élaboration pour chaque enfant handicapé d’un projet personnalisé de scolarisation (PPS).
Porteuse du principe d’égalité des chances, elle implique que chaque enfant puisse accéder à l’ensemble des activités scolaires, selon ses capacités.

Les objectifs éducatifs : connaître de nouvelles sensations et développer l’estime de soi

Des enfants en situation de handicap s'initient au cheval et à l'activité équestreL’équitation donne souvent de nouvelles capacités d’autonomie au cavalier, quelles que soient ses facultés de départ, si bien que, pratiquées sous contrôle médical, les activités équestres sont particulièrement propices à l’intégration des enfants en situation de handicap moteur ou mental. Pour cette nouvelle séance, il s’agissait de réaliser une approche de la culture spécifique à l’équitation, des valeurs qui y sont liées et des relations sensibles avec le cheval.

La pratique sportive de façon générale apparaît comme un moyen de sortir de l’isolement, comme un outil privilégié d’intégration sociale, autant qu’un espace de loisirs, de solidarité et de construction de l’estime de soi.

 
vendredi 15 avril 2011

Palmes académiques : promotion du 1er janvier 2011

Palmes académiques - Inspection académique de la Haute-Saône - Promotion du 1er janvier 2011 - Décret du 1er mars 2011

Promotion du 1er janvier 2011

Pour le grade de chevalier

- Mademoiselle Denise Clipet
- Madame Éliane Droit née Glauser
- Madame Colette Gaidry
- Mademoiselle Élisabeth Lhéritier
- Monsieur André Moisse
- Madame Martine Silvain née Mammes
- Madame Jeanine Simonin née Galmiche

Pour le grade d’officier

- Monsieur Jean-Paul Carteret
- Monsieur Philippe Lemercier
- Monsieur Jean-Jacques Neiss

Association des membres de l’ordre des palmes académiques de Haute-Saône (Amopa70)

 
mardi 12 avril 2011
 
lundi 11 avril 2011

L’Unicef prépare une vidéo avec des écoles vésuliennes

Cinq classes élémentaires de différentes écoles de Vesoul planchent sur 10 des 54 items de la Convention internationale des droits de l’Enfant, en partenariat avec l’Unicef, en vue de la réalisation d’une vidéo

École PicassoMardi 5 avril dernier, l’effervescence régnait à l’école Pablo Picasso de Vesoul où la classe de CE1 de Myriam Borey-Demortier recevait monsieur Charpentier, vice-président de l’association d’aide aux victimes et d’aide à la médiation de la Haute-Saône (Avam 70). Cette structure a pour objet d’apporter des soutiens aux victimes d’infractions pénales, dans leurs démarches privées, administratives ou judiciaires. Les élèves avaient réfléchi sur le droit d’être protégé contre toute forme de discrimination. Très fier de se retrouver face aux caméras actionnées par des adhérents du club des retraités de la Mgen (mutuelle générale de l’éducation nationale), c’est en bon ordre que ces élèves, issus d’un quartier en éducation prioritaire, ont posé plusieurs questions qu’ils avaient préparées pour ce responsable associatif.

Bienvenue à l’inspection académique !

La veille, toujours sous la houlette de Noëlle Bardot, ancienne directrice d’école d’application et dynamique présidente du comité Unicef de la Haute-Saône, c’est la classe de CM2 de David Staine de l’école du Marteroy qui était reçue dans ses locaux par l’inspectrice d’académie Hélène Ouanas afin de l’interviewer sur le droit d’aller à l’école :
- Pourquoi dans certains pays des personnes pensent que les filles n’ont pas besoin d’aller à l’école ?
- Pourquoi les enfants de parents pauvres ne vont-ils pas à l’école parfois ?
- Quels sont les pays où il y a le plus d’enfants qui ne se rendent pas à l’école ? Et pourquoi ?

Après avoir répondu à ces questions essentielles d’une façon globale, dans le cadre du cahier des charges retenu pour le film, l’inspectrice d’académie et son professeur des écoles chargé de missions, Jean-Louis Dubois, ont présenté le diaporama préparé pour l’occasion (voir ci-dessous), support d’une discussion, animée et plus approfondie, avec ces élèves déjà bien sensibilisés aux droits de l’Enfant.

Les autres droits étudiés dans le cadre de ce projet du comité Unicef 70

Chaque classe participante a choisi de travailler sur un ou plusieurs droits, ce qui l’a conduit à préparer des questions puis rencontrer et interroger une ou plusieurs personnes ressources expertes du département (élus, responsables associatifs, dirigeants de la fonction publique, journalistes). Les autres thèmes traités dans le film en préparation sont :
- le droit d’être soigné, protégé des maladies, d’avoir une alimentation suffisante et équilibrée
- le droit d’avoir un nom, une nationalité, une identité
- le droit d’être protégé de la violence, de la maltraitance et de l’exploitation
- le droit de ne pas faire la guerre ni de la subir
- le droit d’avoir une famille, d’être entouré et aimé
- le droit d’avoir des loisirs
- le droit à la liberté d’information, d’expression, de participation, de religion
- le droit d’avoir un refuge, d’être secouru en cas de besoin.
Rendez-vous dans quelques semaines pour en savoir plus sur ces travaux.

Le droit d’aller à l’école

 
mercredi 6 avril 2011

Semaine du développement durable

La semaine du développement durable, en cours, est l’occasion de donner un coup de projecteur sur des actions menées dans ce contexte dans le département. L’inspection académique s’est investie dans la formation

Dans les écoles et les établissements, l’éducation au développement durable (EDD) s’inscrit désormais dans les programmes officiels et se décline dans la mise en œuvre des enseignements et dans la vie scolaire des structures, tout au long de l’année.
Comme les années précédentes, pour soutenir ces démarches éducatives, depuis la rentrée 2010, l’inspection académique a permis à une centaine de professeurs des écoles de bénéficier d’animations pédagogiques spécifiques (demi-journées de formation continue). En coordination avec les équipes des inspectrices de l’éducation nationale (IEN) des 5 circonscriptions regroupant les écoles primaires, deux thèmes ont été proposés et mis en œuvre par le professeur chargé de mission EDD de l’inspection académique, Jean-Louis Dubois :

Éduquer à la biodiversité

Dans le cadre du thème mondialement retenu pour 2010, une quarantaine d’enseignants des écoles ont choisi de participer à cette conférence destinée à expliquer le concept de biodiversité et ses enjeux : il ne s’agit pas seulement de protéger des espèces menacées mais aussi et surtout de préserver les ressources vitales de l’humanité. Les participants ont pu également échanger sur des possibilités de développements pédagogiques à l’école primaire.

À l’école de la forêt (AEF)

À l'école de la forêt (AEF)Il s’agit d’une opération conjointement menée par le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et celui de l’éducation nationale, depuis vingt ans. À l’automne, ce sont 65 enseignants au total qui ont participé aux quatre animations organisées avec le concours d’Émilie Parret de l’office national des forêts (ONF), de façon à couvrir tout le département.
Le message de l’opération est centré sur la gestion et la protection de la forêt ainsi que les différents aspects de la filière bois.
Un projet "À l’école de la forêt" doit notamment permettre aux enfants de comprendre :
- que le milieu forestier a différentes fonctions qui correspondent aux piliers du développement durable : écologiques, économiques, sociales et culturelles
- que la gestion forestière est indispensable pour conserver l’accessibilité de la forêt à tous et assurer sa pérennité.

Dans le département de la Haute-Saône, dont la surface est boisée à 42 %, les écoles ne sont jamais très loin d’un espace boisé qui peut constituer non seulement un objet d’étude mais aussi un bel outil pédagogique.

 
jeudi 31 mars 2011

Éducation à l’égalité filles-garçons

Chaque année, la "journée de la femme" du 8 mars donne l’occasion de mener des actions d’éducation à l’égalité filles-garçons d’importance variable.
En 2011, l’école de Rioz a conduit un projet ambitieux pour les 187 élèves de ses classes élémentaires

Une anecdote significative et des échanges enrichissants

dessin kayakisteÉcole de Rioz, vendredi 25 mars dernier : à 13h30, arrive le livreur d’une entreprise de papeterie : jeune, grand, athlétique, bronzé… Les élèves de cycle 3 pensent aussitôt qu’il s’agit de l’athlète de haut niveau dont la rencontre est prévue lors de cette demi-journée, pour parler de la place des femmes et des hommes dans le sport. Aussi font-ils un accueil enthousiaste et chaleureux au jeune homme ébahi par un tel succès !... Arrivés au centre culturel social et de loisir (CCSL ), lieu prévu pour cette rencontre, quelle ne fut pas la surprise des mêmes élèves de découvrir une femme, pas plus "carrée" que la moyenne : la kayakiste de haut niveau riolaise Anne-Line Poncet. Son palmarès

Pour exprimer leurs représentations initiales, les enfants avaient fait, pour certains, de très beaux dessins. Les filles avaient dessiné des femmes (avec couettes, queue de cheval, certaines avec des seins bien visibles). Les garçons avaient dessiné des hommes, bien musclés. Mais il paraissait évident pour tous que les filles puissent faire du canoë-kayak. À leur grande surprise, ils ont appris que les filles n’ont le droit de pratiquer le canoë, proprement-dit, en compétition, que depuis un an ; des raisons physiologiques les en auraient empêchées (mauvaise musculature du dos). Encore tout récemment, seule la pratique du kayak leur était reconnue par les autorités sportives ! En France, une seule femme a donc pu participer aux Jeux Olympiques (JO) de Pékin dans cette discipline "canoë". Pourtant, ce sport nécessite plus de technique que de force musculaire : se jouer du courant par exemple.

Selon les enfants, il existe des sports plus faits pour les garçons : rugby, boxe, foot ; d’autres plus faits pour les filles : danse classique… Les médias montrent plus souvent des compétitions masculines que des compétitions féminines. Pourquoi ? En revanche notre sportive a été confrontée à des choix en abordant sa vie de femme. Quand on veut des enfants, on abandonne le sport de haut niveau, question que ne se posent pas les hommes lorsqu’ils deviennent pères. De plus, la grossesse impose un arrêt de plusieurs mois, il faut donc beaucoup de volonté à une athlète pour retrouver son haut niveau antérieur.

Le projet filles-garçons de l’école de Rioz

Éducation à l'égalité filles-garçonsCette initiative s’inscrit dans le cadre des compétences sociales et civiques du pilier 6 du socle commun : "respecter les autres, et notamment appliquer les principes de l’égalité des filles et des garçons." Le projet d’école s’intitulant "apprendre à vivre ensemble", il a été facile et logique de l’y intégrer, d’autant plus que l’an passé, en raison de la création de la classe d’inclusion scolaire (CLIS), le thème de la différence avait été mis à l’honneur. Cette fois-ci, c’est la différenciation sexuée qui est abordée, sujet plus délicat pour plusieurs enseignant(e)s, au départ plutôt angoissé(e)s par cette approche originale. C’est pourquoi une animation pédagogique spécifique sur ce thème leur a été proposée en janvier, notamment pour évacuer les représentations erronées. Sous l’autorité de l’inspectrice de l’éducation nationale (IEN) de la circonscription de Vesoul-Sud, ce temps de formation continue a été organisé et dispensé par la directrice de l’école, Suzy Antoine (ancienne infirmière scolaire et conseillère pédagogique) ainsi que la responsable du CCSL de Rioz, Karine Bertrand (par ailleurs diplômée et formatrice de formateurs en éducation à la sexualité en milieu scolaire).

Les objectifs, pour les enseignants :
- connaître et utiliser des outils adaptés au thème "égalité garçon/fille",
- être capable de conduire une ou plusieurs séances sur ce thème.

Les objectifs, pour les élèves :
- se sentir autorisé à adopter des conduites non traditionnelles,
- apprendre à parler sans gêne, ni honte, de situations non traditionnelles,
- avoir une appréciation positive de son sexe, ainsi que du sexe opposé,
- apprendre à se comporter de manière respectueuse et égalitaire entre les filles et les garçons.

Une programmation, des outils et des partenaires diversifiés

De janvier à fin mars, grâce au partenariat privilégié du centre culturel, social et de loisir (CCSL) de Rioz, divers acteurs ont enrichi le projet par leurs apports et compétences croisés :

- la médiathèque de Rioz et la médiathèque départementale de prêt ont établi une bibliographie et mis à disposition les livres et albums correspondants,
- des animatrices du CIDFF, centre d’information sur les droits des femmes et des familles, dont la responsable est Mélanie Geoffroy, sont intervenues à l’école auprès des CM1-CM2, mettant en œuvre un outil qui s’intitule "les petits égaux".
- la compagnie Valkirira est venu donner deux représentations de son spectacle de marionnettes "Zazie a-t’elle un zizi ?" pour les élèves du CP au CM2 des écoles de Rioz, Sorans-lès-Breurey et Traitiéfontaine.
- Jeunesse et sports a missionné la sportive de haut niveau Anne-Line Poncet pour intervenir auprès des CM1-CM2 et travailler sur leurs représentations.

Le bilan de ce projet s’est avéré très positif, tant pour les enseignants qui ont expérimenté diverses approches pédagogiques enrichissantes sur un sujet, a priori, pas très "confortable", que pour les élèves dont les représentations égalitaires ont pu évoluer et progresser.

Bibliographie sur l’éducation à l’égalité fillles-garçons
les petits égaux, répertoire d’activité

 
vendredi 4 mars 2011

Prochaines actions Campus dans les lycées du bassin d’Héricourt - Lure - Luxeuil

Opération destinée à tous les parents et élèves de terminale

- Le jeudi 10 mars 2011 de 13h30 à 17h30 au lycée Lumière à Luxeuil-les-Bains
- Le jeudi 17 mars 2011 de 13h30 à 16h30 au Lycée Colomb de Lure
- Le mardi 29 mars 2011 de 13h50 à 16h50 au lycée Aragon à Héricourt

Ces rendez-vous ont pour but de traiter directement sur place les questions liées à la vie étudiante.

Acteurs des ces journées

- le Crous : logement sur toute la France, bourses – Inscriptions par Internet sur place possible
- la C. A. F. : aide aux logements (APL, ALS)
- le Conseil Général : allocation étudiante
- les Mutuelles étudiantes : santé
- la Direction des impôts : régime fiscal familial et étudiant
- le Conseil Régional : mobilité étudiante …
- Le B.I.J. Bureau d’Information Jeunesse : jobs, loisirs, cartes avantages jeunes…
- la SNCF et Monts Jura Autocars
- la Banque Populaire : prêts étudiants et gestion des comptes bancaires

Les élèves de chaque classe de terminale disposeront d’une heure pour s’informer et réaliser en ligne une inscription ou une simulation.

Les parents seront les bienvenus. Il est recommandé de se munir de l’avis d’imposition ou de non imposition concernant l’année 2009 et des vœux d’orientation formulés par l’élève.
Flyer CAMPUS 2011

 
jeudi 17 février 2011

Des écoliers vésuliens étudient la Résistance avec l’ANACR

Le comité départemental de l’ANACR est intervenu avec les élèves de cycle 3 de l’école primaire Matisse de Vesoul pour leur faire découvrir la Résistance locale sur des lieux où elle a été active et a laissé son empreinte, au centre de Vesoul

L’ANACR, association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance, a pour responsables hauts-saônois Odile Selb-Bogé, ancienne résistante déportée et Colette Gaidry, professeur d’histoire à la retraite. Toutes deux, en intervenant régulièrement dans les écoles et établissements du second degré, participent à l’éducation civique des élèves : Odile Selb-Bogé témoigne de son vécu et Colette Gaidry apporte ses connaissances historiques afin de faire découvrir et comprendre cette sombre période aux jeunes générations.

Découvrir la résistance et sa répression, localement

Des écoliers vésuliens étudient la Résistance avec l'ANACREn cette fin janvier, ce fut le tour des trois classes de cycle trois de l’école primaire Matisse* de Vesoul de profiter de l’expertise de Colette Gaidry pour découvrir, sur le terrain puis à l’école, divers aspects de la Résistance et de la vie des vésuliens pendant la seconde guerre mondiale.

Le module de découverte proposé à chacun des trois groupes-classes démarrait sur la place du 11ème Chasseurs qui tient son nom de ce régiment de cavaliers autrefois en garnison à Vesoul. Dans certains bâtiments qui encadrent l’ancienne place d’arme on reconnait en effet des casernes que la Wehrmacht a utilisées comme camp de prisonniers de guerre dès 1940 (Frontstalag). Jusqu’en 1943, environ 5000 personnes y séjournèrent. Près de la moitié se sont évadées grâce à l’action du comité de secours local et de filières d’évasion. Ces structures ont engagé dans l’action des dizaines de vésuliens célèbres ou moins connus. Ils se sont investis dans les évasions proprement dites mais aussi dans la dissimulation et la protection des fuyards, dans la fourniture de vêtements et de faux-papiers, dans le transport des évadés.

En parcourant ce quartier du centre-ville, en observant monuments et plaques commémoratives ainsi que des noms de rues, en dialoguant avec l’intervenante, les élèves de chaque classe ont fait connaissance avec Charles de Gaulle et Jean Moulin, mais aussi avec le préfet Paul Théry, son chef de bureau, Jean Filleul, et le maire de Vesoul, René Hologne, tout trois morts en déportation pour avoir contribué à la Résistance. L’action et le sort de résistants de l’ombre, moins connus ont aussi été évoqués : Yves Barbier, Jean Parmentier, le capitaine Gramspacher, Jules Didier, des noms de rues familiers des habitants de Vesoul.

Ce parcours historique et civique a eu pour conclusion la visite et le décryptage des illustrations et symboles du monument de la déportation qui honore plus de 700 disparus, puis de la stèle de la déportation qui porte l’inscription "Plus jamais ça !"

Des projets d’exploitation en classe

Dans le cadre des programmes du cycle 3 en histoire**, les CE2 ont aussi bénéficié d’une séance en classe sur la vie quotidienne pendant l’Occupation. Quant aux CM1-CM2, ils ont réfléchi sur la déportation à partir de dessins d’un enfant déporté. Il faut donc également souligner qu’une telle démarche ne s’appuie pas seulement sur l’histoire mais trouve aussi des points d’ancrage dans des domaines comme l’histoire des arts (étude des monuments locaux ou de documents) et la maîtrise de la langue. La sortie historique décrite ci-dessus peut aussi bien initier une séquence de travail dans cette discipline que venir illustrer une étude préalable conduite en classe.

Dans le cadre d’une convention en préparation, entre l’ANACR et l’inspectrice d’académie, des modules semblables pourront être proposés aux classes volontaires dont les enseignants s’engageraient à porter de tels projets.

*CE2 de Françoise Burney
CM1-CM2 de Martine André
CM1-CM2 de Philippe Soriano

** Extraits
« La violence du XXème siècle :
- les deux conflits mondiaux ;
- l’extermination des Juifs et des Tziganes par les nazis : un crime contre l’humanité.
[…] 18 juin 1940 : appel du général de Gaulle ; Jean Moulin ; 8 mai 1945 : fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe […] »

 
mardi 15 février 2011

Remise de diplômes à la maison d’arrêt de Vesoul

80% des détenus de cet établissement pénitentiaire participent à un enseignement scolaire. Vendredi 11 février, l’inspectrice d’académie, Hélène Ouanas, s’est rendue à la maison d’arrêt pour remettre des diplômes

C’est en présence de Rémy Bordes, proviseur pénitentiaire pour le Grand Est, venu de Strasbourg, que l’inspectrice d’académie représentant le recteur, Éric Martin, a été reçue à la maison d’arrêt de Vesoul, par le directeur adjoint, Pascal Capitaine, et son équipe, afin d’y remettre, aux lauréats -détenus ou prévenus- 6 CFG (certificats de formation générale) et 5 PSC1 (prévention secours civique type 1*)

L’enseignement pénitentiaire dans le département

Remise de diplômes à la maison d'arrêt de VesoulL’établissement pénitentiaire de Vesoul est doté d’une salle de classe d’une capacité d’une dizaine d’élèves. D’une façon générale, les personnes emprisonnées peuvent s’inscrire à n’importe quel examen théorique (puisque les épreuves de pratique ne peuvent être mises en œuvre dans l’univers carcéral). Nombreux sont les prisonniers qui suivent un enseignement soit par le CNED (centre national d’enseignement à distance), soit en direct. Leurs motivations sont variées et peuvent être convergentes : intérêt pour l’étude, besoin de se réinsérer, et bien sûr, désir d’obtenir une "remise de peine supplémentaire", le travail scolaire pouvant peser jusqu’à 10% des droits d’accès à ce dispositif.

En Haute-Saône, l’enseignement pénitentiaire est coordonné par Philippe Walter, professeur des écoles avec une mission de "responsable local de l’enseignement". Il y consacre un mi-temps à la prison de Lure et l’autre dans celle de Vesoul. Il est accompagné de six professeurs vacataires au total qui interviennent deux à trois heures par semaine à Lure ou à Vesoul. Il a également la possibilité de solliciter la nomination d’autres professeurs sur des missions courtes en fonction de projets d’études particuliers.

Les enseignements courants portent sur :
- le français [français langue étrangère (FLE), certificat de formation générale (CFG) ou diplôme national du brevet (DNB/fin du collège)],
- les mathématiques (jusqu’au DNB),
- l’informatique (B2i école et collège, mais sans accès à internet, bien sûr),
- le code de la route. En effet, il est possible de passer l’examen du code en détention.
- Des stages de secourisme (PSC1) sont également proposés depuis cette année scolaire.
Deux sessions du CFG sont ouvertes en décembre et en mai. 10 à 15 personnes s’y inscrivent chaque fois sur les deux établissements pénitentiaires. De façon plus conjoncturelle, il peut se produire qu’un détenu prépare le bac, voire une licence. La reconnaissance sociale et intellectuelle ainsi que la valeur d’insertion professionnelle qu’apportent les diplômes en tant que certification de connaissances et de compétences constituent les deux atouts majeurs de la reprise d’études en prison.

*PSC1 = certificat individuel de secouriste intégré au socle commun de connaissances et de compétences (niveau collège).


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