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Rubrique Actualités

mercredi 2 juin 2010

Concours national de la résistance et de la déportation 2010

Concours national de la résistance et de la déportation 2010Le 27 mai 1943, les efforts déployés par Jean Moulin permettaient la fondation du Conseil national de la Résistance (CNR). Cette date, peu connue du grand public, est décisive pour l’issue de la deuxième guerre mondiale et pour l’émergence de la France d’aujourd’hui. En effet le CNR reconnaît la légitimité du général de Gaulle comme chef de la France libre, va organiser la lutte contre les nazis de façon beaucoup mieux coordonnée, mais aussi projette des réformes socio-économiques et l’instauration de la démocratie.

Pour ces raisons, la remise des récompenses du Concours national de la résistance et de la déportation a traditionnellement lieu le 27 mai. Cette année, ce sont 600 élèves provenant de seize collèges et sept lycées du département qui ont planché sur le sujet : "L’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle et son impact jusqu’en 1945". L’après-midi a débuté par un dépôt de gerbes au monument de la Résistance puis à la stèle de la déportation de Vesoul.

Devoir de mémoire et amour de la Liberté

Enfin, élèves, professeurs et personnalités se sont retrouvés à la salle Parisot pour la remise de nombreuses récompenses. Plusieurs orateurs se sont succédés pour féliciter les lauréats et célébrer l’esprit de résistance.

L’inspectrice d’académie, Hélène Ouanas, a précisé que les travaux réalisés dans le cadre de ce concours ne servent pas seulement l’acquisition de connaissances historiques sur cette période mais permettent également de développer diverses compétences dans le cadre du Socle commun de compétence et de connaissances. Le socle repose sur sept piliers. Le CNRD permet de travailler notamment, et de façon transversale :
- Pilier 5 : la culture humaniste,
- Pilier 6 : les compétences sociales et civiques,
- Pilier 7 : l’autonomie et l’initiative.

Concours national de la résistance et de la déportation 2010Christophe Jean, directeur de cabinet, représentant le préfet, a rappelé que le concours national de la résistance et de la déportation ne constitue par un exercice de style ni un exercice scolaire comme les autres. C’est un travail qui doit permettre de réfléchir sur un passé pas si lointain, de s’interroger sur ce qu’on aurait fait. Il doit servir à la transmission de la mémoire et à entretenir l’amour de la liberté.
En conclusion, invitant ainsi l’auditoire à cultiver l’esprit critique face à des extrémismes toujours prêts à renaître, Christophe Jean a cité, dans le contexte historique de 1940 et en les opposant, Philippe Pétain :
"C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat."
puis Charles de Gaulle :
"La flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre, elle ne s’éteindra pas !"

La cérémonie s’est déroulée en présence d’Odile Selb-Boge, présidente du comité du concours, Jean-Claude Ayala, représentant la mairie de Vesoul et de nombreux représentants d’associations de résistants ou déportés.

 
lundi 31 mai 2010

Albert Jacquard confie son nom au collège du Mortard

Albert Jacquard confie son nom au collège du MortardLure : avec 900 élèves et 37 classes, "le Mortard" est le plus gros collège de la Haute-Saône. Établissement situé en zone d’éducation prioritaire, il accueille des classes spécifiques et des élèves à besoins particuliers : SEGPA, UPI, ITEP, primo-arrivants, enfants du voyage. Unique collège public de la ville de Lure, il était le dernier du département à porter, depuis sa création il y a trente-cinq ans, le nom cadastral de son lieu d’implantation.

Le 26 juin 2009, le conseil d’administration a proposé "Albert Jacquard" au Conseil général de la Haute-Saône, comme nouveau nom, suite à la réponse favorable du principal intéressé. C’est après deux années de réflexions progressives et internes impliquant les personnels (110 personnes), les élèves et leurs familles, que le nom du grand scientifique et humaniste aux racines franc-comtoises a été élu, parmi 50 autres.

La journée d’inauguration du 27 mai a été organisée de longue date pour mettre en évidence les évolutions positives réalisées dans le collège depuis plusieurs années, pour permettre aux élèves et personnels de rencontrer Albert Jacquard en direct et pour témoigner que l’établissement est résolument tourné vers l’avenir.

Albert JacquardLe professeur Albert Jacquard, étant présent et à l’honneur, a eu à cœur de réitérer les messages-clés qui l’on fait connaître du grand public :

"Je n’ai d’existence qu’au sein de nous : je suis les liens que je tisse avec d’autres… 

Ce n’est pas mon nom attribué à ce collège qui revêt une importance quelconque, c’est le fait qu’a travers ce nom, une communauté s’identifie comme partageant des idées humanistes.

Le but de l’école est d’apprendre à tisser ces liens propres à nous faire partager la culture des générations passées et présentes dans tous les domaines.

Pour moi le bonheur, c’est de se sentir beau dans le regard des autres."

Le recteur, Éric Martin, a souligné qu’avant d’être un humaniste médiatique, le professeur Jacquard a fait une brillante carrière d’ingénieur et de scientifique, reconnue sur le plan international, notamment dans le domaine de la génétique des populations. Il a également précisé que l’académie de Besançon compte 290 000 élèves que les équipes éducatives doivent prendre en charge dans un esprit « haute couture », c’est-à-dire en ne laissant personne au bord du chemin, en donnant à chacun le meilleur de ce qu’il peut recevoir.

Au-delà de la chaleur de l’accueil officiel réservé au professeur, la clé de voûte de la journée a certainement été la multiplicité et l’authenticité des rencontres réalisées avec Albert Jacquard et autour de lui.

Glossaire :
SEGPA : section d’enseignement général et professionnel adapté,
UPI : unité pédagogique d’intégration,
ITEP : institut thérapeutique, éducatif et pédagogique.

 
vendredi 28 mai 2010

Rassemblement sport scolaire pour tous à Vesoul

Une grande rencontre de sport scolaire, à dominante athlétisme s’est déroulée le jeudi 20 mai au stade René Hologne de Vesoul. Cette journée, coordonnée par Sylvie Daguenet, conseillère pédagogique départementale EPS, a réuni, dans des équipes mixtes, 300 jeunes émanant de différents horizons : écoles primaires, collèges, classes ou établissements spécialisés.
Les 50 équipes mixtes de 6 athlètes furent constituées en associant des élèves aux profils différents. Ils se sont rencontrés grâce à des épreuves sportives telles que : jeux de raquettes, ateliers de saut, lancer, courses, un atelier autour du fairplay et une sensibilisation au handicap moteur.

Le pourquoi de ce rassemblement sportif

Rassemblement sport scolaire pour tous à VesoulLes organisateurs (Éducation nationale, associations, collectivité) désiraient valoriser l’apprentissage du vivre ensemble avec le slogan : « Associons et partageons nos différences ». La rencontre avait pour but de permettre à chaque élève participant de concourir à son niveau, avec ses propres capacités tout en apportant son potentiel à un résultat d’équipe. Pour la pratique d’un sport adapté, la diversité des capacités individuelles était prise en compte. Un des ateliers et un des objectifs majeurs de la manifestation était de contribuer à l’acceptation de la différence, éventuellement liée au handicap, qu’il soit moteur, sensoriel ou mental.
A l’heure de la remise des prix, l’inspectrice d’académie, Hélène Ouanas a souligné l’importance « d’accepter l’autre et ses différences au cours de défis sportifs pour apprendre à mieux se connaître ». Quand aux jeunes participants, nous n’en avons rencontré que de très enthousiastes.

Éléments de contexte

Cette rencontre s’inscrivait dans le développement des actions de liaison école-collège et dans le cadre de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 sur l’égalité des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. [Cette loi] « conduit à porter un nouveau regard sur la scolarisation des enfants en situation de handicap ».
Le sport adapté ou handisport, en tant que pratique sportive éducative et culturelle contribue à la construction de compétences. L’éducation physique en général est une éducation à la responsabilité et à l’engagement. C’est aussi une éducation globale visant le respect de l’autre, l’entraide, la solidarité, l’autonomie, fondement de la citoyenneté. Elle confère une meilleure connaissance de soi. Le goût durable des pratiques sportives concourt à l’équilibre et à la santé. Il affermit le sens de l’effort et habitue à l’action collective. Les pratiques sportives contribuent par conséquent à la maîtrise progressive du socle commun de connaissances et de compétences.

Les participants

Rassemblement sport scolaire pour tous à Vesoul

- 5 classes de 6ème et 2 unités pédagogiques d’intégration (UPI) des collèges Jean Macé et Jacques Brel de Vesoul et René Cassin de Noidans-lès-Vesoul,
- 4 classes de CM et 3 classes d’intégration scolaire (CLIS) des écoles élémentaires Rêpes-Sud, Picasso et Matisse de Vesoul ainsi que la CLIS de Noidans-lès-Vesoul.
- 3 établissements spécialisés : Maizières, Choye, Membrey et des élèves de l’institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP) scolarisés au collège Jean Macé.

Les partenaires organisateurs de la journée

- l’inspection académique de la Haute-Saône,
- l’union sportive des écoles primaires publiques (USEP),
- l’union nationale du sport scolaire (UNSS = sport scolaire des collégiens et lycéens),
- le comité départemental « Handisport »,
- la Ville de Vesoul (mise à disposition des installations sportives du stade René Hologne.)

 
vendredi 21 mai 2010

Dernières portes ouvertes au jardin pédagogique de Cerre-lès-Noroy

 jardin pédagogique de Cerre-lès-NoroyCerre-lès-Noroy est une localité rurale située au sud de son chef-lieu de canton, Noroy-le-bourg. Pour la dernière année, au sein d’un regroupement pédagogique intercommunal (RPI), le village possède une école à deux classes qui est dirigée par Ségolène Merlet. En effet, les communes des environs se sont associées pour contribuer à la construction d’un pôle éducatif moderne qui devrait ouvrir à l’automne prochain. Samedi 8 mai dernier, les portes ouvertes du jardin scolaire de Cerre-lès-Noroy ont sans doute été les dernières !

Depuis des années, l’école de Cerre s’était taillée une solide réputation, bien au-delà de la circonscription de Vesoul-Sud, car Ségolène Merlet a la main verte et a déjà transmis le virus à neuf cohortes d’élèves et à un certain nombre de collègues…

Premier jardin autour des cinq sens.

Tout a commencé en 2001 par un « Jardin des cinq sens », chaque zone y étant dédiée à un organe :
- des fleurs de couleurs variées pour le plaisir des yeux,
- des plantes aromatiques pour stimuler l’odorat,
- des petits fruits intéressants à goûter,
- des feuillages lisses, rêches ou piquants au toucher,
- et pour l’ouïe, des objets sonores, créés par les élèves, pour répondre au bruit du vent dans les arbustes.

L’ensemble de cette réalisation motivante a permis de décliner nombre d’éléments des programmes, notamment en français (lire, se documenter, développer son lexique, communiquer) mais aussi en sciences et technologie, arts plastiques et mathématiques (situations-problèmes).

Une classe à PAC jardin, maths et géométrie.

 jardin pédagogique de Cerre-lès-Noroy - hotel à insectesL’école de Cerre ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin. En 2002, une « classe à projet artistique et culturel (PAC) » est conduite en partenariat avec Agnès Lemoine, architecte et paysagiste au CAUE 70 (Conseil en architecture, urbanisme et environnement de la Haute-Saône). Le jardin pédagogique de Cerre allait renaître à travers la thématique « Jardin, maths et géométrie ». La classe de cycle trois allait visiter un jardin à la française, se documenter sur ce sujet culturel et historique, puis prendre des mesures, calculer des distances et des surfaces, dessiner des projets, en discuter pour les affiner (pratique de l’oral), réaliser ce second jardin (science et technologie) et commencer à le faire connaître (communication / français). Malgré un titre à connotation disciplinaire, c’est un vaste et riche projet multidisciplinaire qui était conduit à nouveau.

On n’arrête pas une pédagogie qui marche.

Tous les jardiniers vous le diront, un jardin, fût-il scolaire, c’est un éternel recommencement mais, avec un peu d’imagination et des qualités pédagogiques, pas question de s’y ennuyer. Alors, les années suivantes, à Cerre-lès-Noroy, on a continué à apprendre en jardinant. Pour preuve, les derniers millésimes de ce support d’enseignement inusable ont été les suivants :

- 2006-2007 : un jardin de la biodiversité alimentaire,
- 2007-2008 : un jardin fantastique avec le pot à fleurs comme fil conducteur,
- 2008-2009 : les jardins médiévaux (ils pouvaient être voués à la détente, aux productions vivrières et de plantes condimentaires et médicinales),
- 2009-2010 : le jardin des petites bêtes. L’année de la biodiversité était l’occasion de faire un élevage de papillons, d’inventer des sculptures d’insectes monstrueux ou de faire découvrir aux enfants la diversité des bestioles que l’on peut accueillir dans un « hôtel à insectes » et qui ont leur place dans un jardin scolaire et bio bien sûr !

Lors des portes ouvertes du jardin, ce sont les élèves qui animent, qui expliquent aux grands ce qu’ils ont appris à travers des activités motivantes. Il saute aux yeux qu’ils ont aussi développé des compétences sociales, leur autonomie et le sens des responsabilités (piliers 6 et 7 du socle commun).
Gageons que ce jardin pédagogique aux multiples facettes renaîtra l’an prochain, à quelques kilomètres, au nouveau pôle éducatif de Noroy-le-Bourg !

Note : cette expérience remarquable, n’est pas isolée. Elle participe à la dynamique des actions et échanges pédagogiques qui sont organisés avec l’appui de l’office central de la coopération à l’école (OCCE).

 
lundi 10 mai 2010

Des enfants à mobilité réduite découvrent l’activité équestre

Des enfants à mobilité réduite découvrent l'activité équestreJeudi 22 avril dernier, Inès, Christopher, Brandon, Chloé et Lucia, cinq élèves à mobilité réduite des environs de Vesoul, ont passé une matinée d’école pas comme les autres en compagnie de Bêtise et Juliette, deux juments demi-poney tout spécialement choisies pour leur éducation et proches des humains. L’inspectrice d’académie, Hélène Ouanas, s’était jointe aux nombreux professionnels et passionnés d’équitation et d’éducation qui ont encadré et encouragé ces jeunes.

Une première dans le département de la Haute-Saône

En partenariat avec le comité départemental d’équitation, présidé par Patrick Gentilhomme, et le centre équestre du Frais-Puits à Quincey, dirigé par Stéphane et Chantal Ligny, l’inspection académique a proposé à ces cinq élèves de 9 à 12 ans en situation de handicap moteur de se rendre dans un centre équestre sur le temps scolaire.
Cette sortie pédagogique organisée par Sylvie Daguenet, conseillère pédagogique départementale en éducation physique et sportive (CPD EPS), leur a permis de découvrir les lieux, d’entrer en contact avec les animaux, et surtout de se mettre en selle avec un matériel spécifique afin de découvrir cette pratique sportive.
En effet, Patrick Gentilhomme, lui même victime d’un accident il y a quelques années, s’emploie à rendre l’équitation accessible à tous, notamment en permettant à la Haute-Saône de disposer de deux élévateurs pour la mise en selle, sur les 22 existant en France. Montés sur roues, ces appareils peuvent être remorqués aisément vers tout lieu de pratique équestre pour personnes handicapées.

Des enfants à mobilité réduite découvrent l'activité équestre

Le contexte de cette initiative

La loi du 11 février 2005 sur l’égalité des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées « …conduit à porter un nouveau regard sur la scolarisation des enfants en situation de handicap ».
Porteuse du principe d’égalité des droits, elle impose l’élaboration pour chaque enfant handicapé d’un projet personnalisé de scolarisation (PPS).
Porteuse du principe d’égalité des chances, elle implique que chaque enfant puisse accéder à l’ensemble des activités scolaires, selon ses capacités.

Les objectifs éducatifs : connaître de nouvelles sensations et développer l’estime de soi

L’équitation donne souvent de nouvelles capacités d’autonomie au cavalier, quelles que soient ses facultés de départ, si bien que, pratiquées sous contrôle médical, les activités équestres sont particulièrement propices à l’intégration des enfants en situation de handicap moteur ou mental. Pour cette première séance, il s’agissait de réaliser une approche de la culture spécifique à l’équitation, des valeurs qui y sont liées et des relations sensibles avec le cheval.
La pratique sportive de façon générale apparaît comme un moyen de sortir de l’isolement, comme un outil privilégié d’intégration sociale, autant qu’un espace de loisirs, de solidarité et de construction de l’estime de soi.

Site L’école pour tous

 
mardi 4 mai 2010

Coup de projecteur sur le Pôle de compétences langues vivantes de Rioz

Mardi 27 avril, Hélène Ouanas, inspectrice d’académie, accompagnée d’une partie de son équipe, a rendu visite au pôle éducatif primaire et au collège de Rioz afin de découvrir ces deux structures qui sont au cœur de la mise en place d’un pôle d’excellence pour l’enseignement des langues dans ce secteur

Présentation des locaux, de l’équipe et du fonctionnement de l’école et du collège

Coup de projecteur sur le Pôle de compétences langues vivantes de RiozEn début de matinée, l’inspectrice d’académie s’est fait présenter l’ensemble des locaux du pôle éducatif de Rioz par la directrice, Suzy Antoine. Ceci lui a permis d’en apprécier la bonne qualité générale mais surtout d’aller à la rencontre des professeurs et des élèves, manifestement heureux d’avoir cette opportunité particulière de faire apprécier leur engagement et leurs progrès.

Le pôle éducatif de Rioz prend en charge 270 élèves et comporte 11 classes dont :
- 3 maternelles
- 1 classe d’inclusion scolaire (CLIS) ouverte à la rentrée 2009
- 7 classes élémentaires (l’une d’elles est implantée dans le village d’Anton)

L’école appartient à un syndicat scolaire intercommunal qui a en charge, par ailleurs, les sites distincts de Trésilley et de Traitiéfontaine.
Intitulé "Vivre ensemble", le projet de l’école est axé sur l’aide aux enfants en difficulté et sur la communication. L’avenant mis en œuvre cette année a permis de réaliser la mise en place de la Classe d’intégration scolaire (CLIS), d’apporter une attention particulière à l’acceptation des différences entre élèves et de lancer le pôle de compétences langues vivantes dans un esprit d’interculturalité.

La visite s’est poursuivie au collège Jules Jeanneney, dirigé par Patrice Trombone, secondé par Pierrette Millet. L’établissement dessert un vaste secteur rural qui compte 10 écoles primaires et 34 communes. Les 601 élèves, actuellement inscrits dans les 24 divisions, sont issus à 44 % de familles socialement défavorisées. Ils sont pris en charge par 47 professeurs (34 équivalents temps pleins).
Le projet d’établissement s’articule autour de deux axes :
- apporter une attention et un soutien particulier aux élèves en difficulté,
- améliorer la vie scolaire et l’autonomie des adolescents.

Exemple d’action installée : l’accompagnement éducatif est organisé pendant la pause méridienne de façon à être compatible avec les impératifs des ramassages scolaires inhérents au milieu rural desservi.

Mise en place du pôle de compétences de Rioz

Coup de projecteur sur le Pôle de compétences langues vivantes de RiozLa visite s’est achevée par une séance de travail réunissant les différents acteurs du pôle de compétences en langues vivantes créé en 2009. Ce projet a vu le jour dans le cadre de la refonte de la carte des langues décidée au niveau académique et qui prend en compte l’insuffisance du nombre de germanistes par rapport aux besoins de l’économie de la Franche-Comté, de la France et de l’Europe. L’objectif assigné au système éducatif serait d’atteindre 30% de personnes pratiquant l’allemand (et parlant aussi une ou plusieurs autres langues.)

Le secteur de Rioz a été retenu pour devenir le fer de lance de cette politique en Haute-Saône. Les efforts fournis depuis 2002, dans le cadre de la liaison école-collège commencent à porter leurs fruits puisque 22% des élèves y étudient la langue de Goethe contre 10% en moyenne sur l’ensemble du département. Cette année, à Rioz, treize élèves de CE1 sur trente ont commencé leurs études linguistiques par l’allemand, les enseignants volontaires du secteur ont bénéficié de quatre animations pédagogiques inter-langues et inter-degrés spécifiques, co-animées par la professeure d’allemand, Heike Bencheqroune et la directrice du pôle éducatif. Des outils d’évaluation ont été communiqués à toutes les écoles du secteur afin de mesurer les compétences représentatives du niveau A1 du cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL).
Dans le contexte des échanges bilatéraux franco-allemand, Diethelm Schäfer, un professeur allemand du 1er degré était affecté au pôle durant cette année scolaire. Il est donc intervenu dans de nombreuses classes des environs. Ce projet est reconduit pour la rentrée 2010.

 
mercredi 28 avril 2010

Journées portes ouvertes aux lycées Belin de Vesoul et Cournot de Gray

Éric Martin, recteur de l’académie, s’est rendu, samedi 24 avril, aux journées portes ouvertes de deux établissements représentatifs de l’enseignement secondaire en Haute-Saône

Lycée Belin : à la découverte de l’un des plus grands établissements de l’académie

Lycée Belin - VesoulLe lycée doit son nom à Édouard Belin (1876-1963), inventeur d’origine vésulienne, du bélinographe (1906), un système capable d’envoyer des photographies à distance, via les réseaux téléphonique et télégraphique (ancêtre du fax).

Le lycée Belin recouvre un lycée polyvalent, le GRETA Formation 70 et une plate-forme technologique d’usinage à grande vitesse (UGV). Avec ses 916 élèves et ses 105 professeurs encadrés par une équipe de direction et de service de 60 personnes, il est un des plus grands établissements secondaires de l’académie de Besançon.
Lycée d’enseignement général et technologique, il prépare les adolescents aux baccalauréats suivants : économique et social (ES), littéraire (L), scientifique sciences de la vie et de la terre (SVT) ou sciences de l’ingénieur (SI), sciences et technologies industrielles (STI), ainsi qu’au bac pro/3 ans de technicien d’usinage.

Tout comme les nombreuses familles de collégiens venues s’informer sur les filières et les activités du lycée, les visiteurs du rectorat ont porté leur attention et leur intérêt notamment sur :
- la nouvelle section anglais européen (enseignement renforcé de l’anglais et en SVT). Cette section existe également en allemand (et histoire-géographie) depuis plusieurs années,
- le nouvel "enseignement d’exploration EPS / 5 heures" qui ne sera dispensé qu’au lycée Belin dans le département dans le cadre de la réforme du lycée.
- une démonstration spectaculaire de la fabrication d’un moule métallique par la plate-forme UGV,
- les sections BTS et la formation d’initiative locale (FCIL) post-BTS "Performance et efficacité énergétiques" qui répondent aux besoins des entreprises de la région,
- la résidence de l’artiste Bertrand Saugier, photographe qui a posé son atelier dans l’établissement du 8 mars au 2 avril dernier.

Lycée Belin - Vesoul

Lycée Cournot : l’enseignement général de proximité au cœur d’un vaste espace à dominante rurale

Lycée Cournot - GrayL’établissement doit son nom à Augustin Cournot (1801-1877), grand mathématicien, savant et philosophe d’origine grayloise. Le génie de Cournot se situe principalement dans l’introduction des probabilités en économie.

Le lycée Augustin Cournot qui recouvre un lycée polyvalent et une section d’enseignement professionnel est situé au cœur même de la ville de Gray.
Lycée d’enseignement général et technologique de 750 élèves, il prépare aux baccalauréats suivants : littéraire (L), économique et social (ES), scientifique (S-SVT), sciences et techniques industrielles (STI), sciences et techniques de la gestion (STG) ainsi qu’aux baccalauréats professionnels comptabilité et secrétariat.
Des formations en direction du BTS comptabilité et gestion des organisations (CGO) ainsi que du BTS management des unités commerciales (MUC) concernent une soixantaine d’étudiants dans le lycée.

Les nombreuses familles de collégiens venues s’informer lors de ces portes ouvertes ont pu nouer le contact avec les professeurs de toutes les disciplines et découvrir les activités du lycée.
Il est à souligner que, cette année, le label "lycée d’accueil d’excellence sportive" a été accordé au lycée Cournot.
La demande d’information a concerné particulièrement la mise en place des enseignements d’exploration et de l’accompagnement personnalisé, éléments de la mise en œuvre de la réforme du lycée en classe de seconde.
En découvrant la préparation au challenge de robotique ARTEC faite par des élèves de Seconde et le projet de lombri-compostage mené par des élèves de terminale scientifique, le recteur a exprimé son intérêt pour les approches pédagogiques qui impliquent fortement les élèves, les rendent acteurs de leur formation et les amènent à une autonomie indispensable à la poursuite d’études.

Lycée Cournot - Gray

 
lundi 26 avril 2010

Forum régional Adolescences à l’IUT de Vesoul

Filles, garçons : savoir vivre ensemble

- Que l’on nous aide à trouver notre voie grâce à une meilleure formation ou information de nos profs sur les filières et les métiers !
- Que l’on cesse de considérer qu’il y a des métiers masculins et d’autres féminins !
- Que les garçons soient moins machos !
- Que la pub cesse d’utiliser l’image du corps des femmes comme un appât !
- Que l’éducation sexuelle soit plus axée sur la relation et la psychologie garçon-fille !

Forum régional Adolescences à l'IUT de VesoulTelles sont quelques-unes des propositions qui ressortent du forum Adolescences qui s’est tenu dans l’amphithéâtre de l’antenne l’IUT de Vesoul-Vaivre, mercredi 21 avril après-midi.

Les forums Adolescences ont pour objectifs :
- donner une place centrale à la parole adolescente,
- permettre à un nombre de jeunes le plus important possible de s’exprimer et de débattre avec adultes et experts.

Cette manifestation a réuni 150 lycéens autour de deux tables rondes animées par Sylvie Debras, journaliste, éditrice et directrice de la publication du magazine En vadrouille.
À chacune des tables rondes, cinq ou six lycéens sont venu débattre, échanger, confronter leurs analyses et faire part de leurs propositions aux experts et au public.
Ce temps d’échange a été particulièrement riche, aussi bien pour les adolescents que pour les adultes présents.

Contexte et opportunité

À la suite du forum national qui s’est tenu le 3 février dernier à Paris, en présence du ministre de l’Éducation nationale, dix académies, dont celle de Besançon, se sont portées volontaires pour assurer une déclinaison régionale de la démarche.
En raison des différentes manifestations et travaux sur l’égalité garçons filles déjà engagés depuis plusieurs années dans le département de la Haute-Saône, le forum Adolescences trouvait toute sa place au sein de ce département où la dynamique de réflexion est déjà bien enclenchée.

Les participants

Encadrés par des membres des équipes éducatives de ces établissements, des élèves volontaires de cinq lycées du département ont préparé leur participation au forum et ont fait salle comble à l’amphithéâtre de l’antenne IUT de Vesoul-Vaivre :
- Lycée général et technologique Édouard Belin, Vesoul,
- Lycée professionnel Luxembourg, Vesoul,
- Lycée professionnel Georges Colomb, Lure,
- Lycée professionnel Henry Fertey, Gray,
- Lycée professionnel Sainte Anne-Saint Joseph, Lure.

Des adultes choisis pour leur pour leur expertise ou leur expérience professionnelle et personnelle

Témoins sur le thème de l’orientation, du recrutement, des stages et des parcours professionnels
- Maurice Reverdy, responsable des services académiques de l’information et l’orientation et directeur régional de l’ONISEP,
- Mélanie Geoffroy chargée de mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité pour la Haute Saône,
- Marie-France Javey, entrepreneure du bâtiment à Gy,
- Madame Dieffenbacher, Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM de Franche-Comté).

Témoins sur le thème des relations sociales et affectives
- Anne-Marie Poraszka, psychanalyste, psychologue Maison verte des adolescents,
- Mélanie Geoffroy, chargée de mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité,
- Martine Dienne, infirmière conseillère technique du recteur.

Partenaires

La démarche des forums Adolescences a été initiée par la fondation Wyeth il y a plus de cinq ans. Ses missions principales sont d’ouvrir des pistes pour mieux comprendre et accompagner les jeunes dans le passage de l’enfance à l’âge adulte.
La fondation Wyeth était copilote de cet événement académique.

Le forum régional Adolescences s’est tenu en présence de Mathieu Maraine, délégué national à la vie lycéenne (DNVL).

 
vendredi 23 avril 2010

Projet pédagogique et exposition "Dessiner, c’est croquer"

Aux archives départementales de la Haute-Saône, une exposition, inaugurée le mardi 20 avril, présente jusqu’à la fin juin, les productions d’élèves de douze classes primaires venues des cinq circonscriptions du département

Les élèves de ces classes ont planché toute l’année dans le cadre d’une opération intitulée "Dessiner, c’est croquer".

Tout a commencé par une animation pédagogique

Projet pédagogique et exposition "Dessiner, c'est croquer"L’opération "Dessiner, c’est croquer" a vu le jour lors d’une animation pédagogique sur les activités de dessin à l’école, proposée par la conseillère pédagogique "arts visuels" départementale, Marie-Hélène d’Antona.

Les professeurs du premier degré bénéficient, dans leur temps de travail, de plages de formation obligatoires dont l’organisation incombe à leurs inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN). Ces formations sont généralement dispensées par les inspecteurs eux-mêmes ou leurs conseillers pédagogiques, parfois par des intervenants extérieurs invités.

Pendant toute l’année, les classes volontaires retenues pour participer à ce dispositif ont pratiqué diverses activités de dessin dans une approche pluridisciplinaire reliée aux arts visuels et à la thématique transversale "Histoire de l’art", un nouveau domaine des programmes de 2008.

Le cahier des charges

Chaque semaine les élèves de ces classes ont été invités à dessiner et faire des croquis en fonctions de consignes parfois contraignantes et toujours stimulantes, imaginées par Marie-Hélène d’Antona.
Au programme également : la visite d’un musée (Beaux-Arts de Belfort ou Georges-Garret de Vesoul) a permis à chaque élève de se confronter à des productions d’artistes véritables.

Autre partenaire, et non le moindre, les archives départementales dont le service éducatif, animé par Catherine Chapuis, a engagé les classes où elle est intervenue à travailler sur la représentation des paysages et la cartographie.

L’exposition met remarquablement en valeur la grande diversité des exercices réalisés et la progression significative des élèves. Il convient de souligner que la majorité des classes participantes proviennent de communes rurales souvent "excentrées" qui ont pu, à travers ce projet, prendre un vrai bain de culture.

Exemple de progression montrant un dessin spontané puis retravaillé

Le vernissage a été présenté par Gérard Pelleteret, vice président du Conseil général et Hélène Ouanas, inspectrice d’académie de la Haute-Saône, en présence de nombreux élus, enseignants, élèves et partenaires du projet.

 
jeudi 22 avril 2010

Première visite du recteur en Haute-Saône

L’aide personnalisée en horaires décalés

Première visite du recteur en Haute-SaônePour sa première visite au département de la Haute-Saône, le recteur Éric Martin a choisi de se rendre à l’école primaire à deux classes de Mailleroncourt-Charette, dans le canton de Saulx (en RPI avec la classe maternelle située à Genevrey). Il désirait ainsi montrer son intérêt aussi bien pour le milieu rural que pour l’enseignement du premier degré.

Le recteur a été reçu par l’inspectrice d’académie, Hélène Ouanas, l’inspecteur adjoint, Jacques Aubry, l’inspectrice de l’Éducation nationale, Françoise Cottet-Émard, les élus locaux, l’équipe éducative et des parents d’élèves.
Après un accueil chaleureux par la chorale de l’école, la visite a porté essentiellement sur l’expérimentation, réalisée depuis deux ans dans cette école, de la conduite de l’aide personnalisée dans le temps d’enseignement obligatoire de 24 heures par élève, grâce à une organisation du temps scolaire "en horaires décalés".
Horaires décalés

Sur le plan réglementaire, ce dispositif s’appuie sur l’idée que l’aide personnalisée ne constitue pas nécessairement un "plus d’école" mais qu’elle doit viser "un mieux", une meilleure prise en charge des apprentissages, en impliquant au mieux l’élève, avec l’adhésion de sa famille.

Ce fonctionnement présente les qualités suivantes : il permet de ne pas alourdir la journée de l’élève en difficulté et de gérer souplement les réponses pédagogiques à ses besoins d’apprentissage.
En outre, le dispositif s’appuie sur une indispensable coopération pédagogique entre les maîtres. Leurs emplois du temps sont harmonisés de façon à ne pas priver ces élèves de créneaux d’enseignements fondamentaux.
Les parents sont informés régulièrement de la situation et des progrès de leur enfant sachant que leur accord n’est pas obligatoire, a priori, pour qu’il bénéficie de l’aide personnalisée.
Grâce à un service périscolaire mis en place par la municipalité, l’aide personnalisée, complètement incluse dans le temps scolaire, peut toucher tout élève de l’école. Elle est également totalement compatible avec le service de transports scolaires.

Lors du temps d’échange avec les participants, le recteur a souligné que l’objectif central de l’école est de faire réussir tous les élèves (prévention de l’illettrisme et acquisition du socle commun), sans dogmatisme quant à la normalisation des dispositifs employés.

Première visite du recteur en Haute-SaôneDe 11 h 30 à midi, les visiteurs ont pu vivre l’expérience en assistant à une séance d’aide personnalisée en mathématiques pour quatre élèves de cycle trois et à une séance sur le même thème dans le groupe classe.
L’occasion était belle de montrer l’utilisation de l’équipement École numérique rurale (ENR) dont l’école a été dotée à l’automne dernier. 64 écoles du département ont bénéficié de ce dispositif du Plan de relance pour un montant total de 500 000 euros concernant la participation de l’État (80 % du coût total de chaque équipement / 20 % pris en charge par la collectivité locale).


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