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Rubrique Actualités

mercredi 21 novembre 2018

Trophées académiques égalité-mixité

Frédérique Alexandre-Bailly, rectrice de l’académie de Dijon, chancelière des universités a eu le plaisir de remettre les trophées académiques égalité-mixité lors d’une cérémonie qui s’est tenue, jeudi 15 novembre, à la maison de l’université, à Dijon, en présence de Bernard Schmeltz, préfet de région Bourgogne Franche-Comté.

Une cérémonie similaire s’est tenue dans le même temps à Besançon.

Fruit d’un travail partenarial avec la direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité Femmes-Hommes de la préfecture de région, ce prix s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’égalité filles-garçons, femmes-hommes, déclarée grande cause du quinquennat par le président de la République.

Il récompense et valorise les collèges, lycées généraux et technologiques, lycées agricoles et lycées professionnels de l’enseignement public et privé des académies de Dijon et Besançon qui ont réalisé des actions durant l’année scolaire 2017-2018, sur la question de l’égalité entre les filles et les garçons.

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mercredi 21 novembre 2018

Trophées de l’égalité et de la mixité 2018

La cérémonie officielle de remise des prix a eu lieu jeudi 15 novembre 2018 au lycée Louis Pergaud de Besançon.

La cérémonie des Trophées de l’égalité et de la mixité 2018 a revêtu cette année un caractère novateur : réalisée en simultané avec l’académie de Dijon, elle a retranscrit la diversité de l’engagement en faveur de l’égalité filles-garçons et de la mixité dans la grande région académique Bourgogne Franche-Comté.

Dans l’académie de Besançon

Trophées de l'égalité et de la mixité 2018 Ce sont plus de 100 établissements du secondaire qui se sont engagés générant 134 actions, déclinées en 285 activités avec les élèves. Pour cela, les équipes éducatives, parmi lesquelles 140 référents égalité, ont participé à la réussite de cette politique publique.

Grâce à cette dynamique, cinq établissements ont reçu un Trophée de l’égalité et de la mixité ainsi qu’un prix de mille euros.

Collège Pierre-Joseph Proudhon de Besançon

- débats et exposition "Ensemble combattons les stéréotypes",
- organisation d’un forum des métiers intégrant la question de la mixité avec le soutien de l’association "Elles Jura" et la participation des jeunes filles du lycée professionnel Pierre Adrien Pâris et du CFA Vauban de Besançon.

Collège Pierre Vernotte de Moirans-en Montage

- "Femmes et sciences" avec l’université de Franche-Comté,
- "Les femmes et le street art"
- la semaine de l’égalité avec tous les élèves du collège
- réalisation d’une fresque symbolique, "Sur les pas de l’égalité", représentant Marie Curie et Martin Luther King.

Collège Marcel Aymé de Chaussin

- projet "Pile Both women and scientists" avec l’université de Franche-Comté,
- création d’un jeu de société ("Timeline") à propos des femmes célèbres,
- vidéos biographiques à propos de ces femmes en anglais,
- réalisation d’un Escape Game (jeu d’évasion) à propos des clichés dans les métiers.

Lycée professionnel Denis Diderot de Bavilliers

- journée sportive avec 100 élèves filles des cinq collèges de Belfort mêlant activités sportives, concours d’affiches, conférences, tables rondes.

Collège Charles Péguy de Vauvillers

L’établissement a reçu le prix "coup de cœur académique" en faisant de l’égalité le fil conducteur de l’année au collège : "Sur les traces de Simone de Beauvoir", semaine des Sciences et techniques "en tous genres", réalisation de l’exposition "Elle pas princesse, lui pas héros", représentation théâtrale sur le harcèlement, réalisation d’une magnifique fresque solidarité-laïcité- égalité.

Quatre autres établissements ont contribué également à la cérémonie : le lycée Raoul Follereau à Belfort, le lycée agricole Granvelle à Dannemarie-sur-Crête, le lycée Édouard Belin à Vesoul, le lycée professionnel Nelson Mandela à Audincourt.
Tous ont proposé des témoignages de réalisations inventives en faveur de l’égalité et de la mixité.

Trophées de l’égalitéet de la mixité 2018 - Diaporama

Palmarès 2018 - Région académique

Trophées de l'égalité et de la mixité 2018

Pour l’académie de Dijon

- lycée Désiré Nisard (21) "Coup de coeur académique"
- lycée Henry Moisand (21)
- collège Marcel Aymé (89)
- lycée Raoul Follereau (58)
- collège Victor Hugo (71)

Pour l’académie de Besançon

- collège Charles Péguy à Vauvillers (70) "Coup de cœur académique"
- collège Pierre-Joseph Proudhon à Besançon (25)
- collège Pierre Vernotte à Moirans-en Montagne (39)
- collège Marcel Aymé à Chaussin (39)
- lycée professionnel Denis Diderot à Bavilliers (90)

Pour la DRAAF

- lycée agricole Lucie Aubrac à Davayé (71)

Au cours de la manifestation, l’ONISEP a présenté la brochure Mixité réalisée conjointement par les académies de Besançon et de Dijon. Le projet inter-régional entre l’université de Franche-Comté et l’université de Genève a été exposé.

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Rubrique Égalité filles garçons - Académie de Besançon
Trophées académiques égalité-mixité

Contacts

Dominique Chatté, mission égalité filles garçons
Rectorat de l’académie de Besançon
10, rue de la Convention 25030 Besançon cedex
Tél. : 03 81 65 49 33
Courriel

Catherine Pistolet, direction régionale aux droits des femmes, Préfecture
Tél. : 03 81 25 13 39
Courriel

 
jeudi 15 novembre 2018

Le centenaire de l’armistice commémoré au lycée Carnot de Dijon

À l’occasion du centenaire de l’armistice de 1918, une émouvante cérémonie s’est tenue au lycée Carnot de Dijon vendredi 9 novembre en présence de Frédérique Alexandre-Bailly, rectrice de l’académie de Dijon et de Jean-François Chanet, recteur de la région académique Bourgogne Franche-Comté, recteur de l’académie de Besançon.

Un professeur de philosophie du lycée a retracé le parcours d’Albert Mougenot, soldat français originaire de Belfort "mort pour la France" le 4 janvier 1918, deux jours avant d’avoir 30 ans.

Le centenaire de l'armistice commémoré au lycée Carnot de Dijon"De ce jeune homme, cultivateur soucieux de préserver ses proches de la violence des combats, aimant la vie et le bon vin, je retiendrai ces quelques mots écrits en 1914" : "Moi qui aime tant la liberté."

Après la minute de silence et le dépôt des gerbes en l’honneur des lycéens et enseignants de l’établissement morts pendant la Grande Guerre, Frédérique Alexandre-Bailly a rendu hommage aux soldats en citant Maurice Genevoix : "Pitié pour nos soldats qui sont morts ! Pitié pour nous vivants qui étions auprès d’eux, pour qui nous nous battrons demain, nous qui mourrons, nous qui souffrirons dans nos chairs mutilées ! Pitié pour nous, forçats de guerre qui n’avions pas voulu cela, pour nous tous qui étions des hommes, et qui désespérons de jamais le redevenir. À 11 h, ce jour-là, chacun regarde autour de soi. Et dans le calme étrange qui suit le tumulte des combats, remonte le souvenir de ceux qui ne sont plus."

La rectrice a par ailleurs rappelé le rôle des femmes qui furent victimes civiles, victimes à travers leur enfant, leur frère, leur conjoint. Elle a évoqué leur forte implication au sein des services de santé : en 1918 on compte plus de 100 000 infirmières dont 70 00 bénévoles, mais également leur contribution à l’effort de guerre, remplaçant les hommes tant aux champs que dans les usines.

Le centenaire de l'armistice commémoré au lycée Carnot de Dijon Jean-François Chanet a souligné que la transmission aux jeunes de l’histoire et des mémoires du conflit qui marque encore nos sociétés contemporaines, la compréhension d’une épreuve qui engagea l’ensemble des hommes et des femmes de notre pays sont des missions essentielles de l’École.

Le recteur a rappelé que les conditions dures pour les vaincus du traité de paix de Versailles qui mit fin à la Première Guerre mondiale fut l’une des causes de la Seconde Guerre mondiale. Il a eu une pensée pour les Dijonnais que l’occupant a voulu punir d’avoir commémoré le 11 novembre 1943. Il a conclu : "Le bonheur de vivre en paix et de ne pas connaître la guerre ne va pas de soi : il convient, notamment avec l’union européenne de veiller à l’amitié entre les peuples, ces cérémonies en sont l’occasion."

 
mardi 13 novembre 2018

Séminaire inter-académique dédié à la réforme du lycée et de la voie professionnelle

Le séminaire s’est tenu vendredi 9 novembre à Dijon en présence de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, de Frédérique Alexandre Bailly, rectrice de l’académie de Dijon et de Jean-François Chanet, recteur de l’académie de Besançon, recteur de la région académique Bourgogne Franche-Comté.

Le ministre de l'Éducation nationale à Dijon pour un séminaire sur la réforme du lycée À leurs côtés étaient également présents Catherine Vieillard sous directrice à la direction générale de l’enseignement scolaire chargée des lycées et de la formation professionnelle tout au long de la vie, Marie-Pierre Luigi, inspectrice générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, cheffe de projet "Baccalauréat 2021 et nouveau lycée" et Marc Foucault, inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche.

Dans l’amphithéâtre Aristote de l’université de Dijon étaient présents les proviseurs et proviseurs adjoints, directeurs d’établissements privés sous contrat et inspecteurs du second degré des deux académies.

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vendredi 26 octobre 2018

Prix régional Avenir Métiers d’Art : ils défendront les couleurs de la région à Paris !

Le lycée Hippolyte-Fontaine de Dijon a accueilli le 19 octobre dernier les épreuves du Prix régional Avenir Métiers d’Art 2018 dont la vocation est de mettre en valeur les talents de jeunes élèves ayant terminé un diplôme (CAP, BMA, BTS ou encore DMA) relevant des métiers d’art

Ce prix, créé en 1977, est organisé conjointement par les rectorats des académies de Dijon et de Besançon.
Trois prix sont décernés chaque année : un pour le niveau V (CAP-BEP), un pour le niveau IV (Bac) et un pour le niveau III (Bac +2) ), les lauréats étant appelés par la suite à défendre les couleurs de la région à l’échelon national (en janvier prochain). Des mentions viennent compléter le palmarès.

Cette année, treize candidats - jugés non seulement sur la qualité de leur œuvre mais également leur prestation à l’orale - de sept établissements, étaient en lice.
À l’issue des délibérations, Frédérique Alexandre-Bailly, rectrice de l’académie de Dijon, chancelière des universités, a proclamé le palmarès. À cette occasion la rectrice a souligné l’excellence des productions présentées et a encouragé l’ensemble des participants à poursuivre dans la voie des métiers d’art.

Le palmarès

Niveau V : Virginie Géraud, lycée François-Mitterrand à Château-Chinon pour son œuvre Inhabit.
Mention à Hugo Cartaux, lycée Émiland-Gauthey à Chalon-sur-Saône, pour son œuvre L’Étonnante.
Niveau IV : Margaux Mathern, lycée Mont-Roland à Dole, pour son œuvre Bulg-eun-dongbaeg.
Mention à Mylène Lamotte, lycée Edgar-Faure à Morteau, pour son œuvre Spriggan.
Niveau III : Gabin Laurendon, lycée Edgar-Faure à Morteau, pour son œuvre Mésosphère.

Une diversité d’élèves, de lycées et de métiers d’art ont été, cette année encore, représentés et valorisés pour l’excellence de leur savoir-faire de leur créativité.

Trois élèves sont déjà impatients de pouvoir participer au prix national qui se tiendra à Paris en janvier prochain !

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vendredi 12 octobre 2018

Numérique éducatif : un rendez-vous qui fait l’UNAnimité

Rendez-vous incontournable de la rentrée pour l’ensemble de la communauté éducative, l’Université numérique d’automne, s’est tenue mercredi 10 octobre au palais des Congrès de Dijon.

Numérique éducatif : un rendez-vous qui fait l'UNAnimité Environ 2 500 enseignants - élèves et étudiants - ont participé à ce qui est "une vraie université, c’est-à-dire un lieu où tout le monde peut se former", dira la rectrice de l’académie de Dijon, Frédérique Alexandre-Bailly, à l’heure de l’inauguration. À cette occasion elle s’est félicitée de constater la variété des publics, l’Una, "remarquable lieu de rencontres et d’échanges, ne réunissant pas seulement des experts et des convaincus". Elle a également souligné "l’extraordinaire travail d’équipe" qui préside à l’organisation de ce rendez-vous.

Un message partagé par le recteur Chanet, recteur de région académique, recteur de l’académie de Besançon, pour qui "ce temps fort toujours plus unitaire est un message précieux pour les universités de Bourgogne et de Franche-Comté."

Auparavant, Jean-Marie Panazol, directeur général de Réseau Canopé, a également salué ce "regroupement des énergies" en relevant le "fort ancrage territorial" de cet événement dont le rayonnement va bien au-delà de la région.

Une soixantaine de stands et plus de 80 ateliers

Parmi les temps forts on soulignera l’organisation d’un "UNAkathon". Sur le principe des hackathon, processus créatif fréquemment utilisé dans le domaine de l’innovation numérique, neuf groupes de six personnes, comprenant chacun des enseignants et des élèves, accompagnés par des facilitateurs et des experts, ont planché durant six heures sur le thème : "Le numérique dans mon quotidien d’élève et d’adolescent : au service de mon épanouissement ? de mon développement et de mes progrès ?".
L’équipe lauréate va désormais bénéficier d’un accompagnement personnalisé afin de concrétiser son projet.

Numérique éducatif : un rendez-vous qui fait l'UNAnimité La présence d’une webradio et d’une webtélé Una permettant à des lycéens et des collégiens des académies de Besançon et de Dijon de réaliser une couverture de l’événement a également été très remarquée et appréciée. Tout comme, dans un autre domaine, l’expérience de réalité virtuelle.

Enfin, il faut souligner que les ESPE de Bourgogne et de Franche-Comté étaient les invités d’honneur de cette édition 2018 : plus de 500 étudiants y ont ainsi participé.

À noter par ailleurs que, profitant de l’Una, les référents académiques pour les ressources numériques ont tenu, la veille au sein du rectorat de l’académie de Dijon, un séminaire, en présence notamment du représentant de la Direction du numérique pour l’éducation, Guillaume Lion.

L’Una est organisée par réseau Canopé, les rectorats des académies de Besançon et de Dijon et la direction des services départementaux de l’éducation nationale de Côte-d’Or.

Université numérique d’automne #UNA - académie de Besançon

 
vendredi 12 octobre 2018

Partenariat renforcé entre la Banque de France et la région académique de Bourgogne-Franche-Comté

Jean-François Chanet, recteur de l’académie de Besançon et de la région académique de Bourgogne-Franche-Comté, Frédérique Alexandre-Bailly, rectrice de l’académie de Dijon, et François Bavay, directeur régional de la Banque de France Bourgogne-Franche-Comté, ont signé ce 9 octobre une convention d’éducation financière.

Partenariat renforcé entre la Banque de France et la région académique de Bourgogne-Franche-Comté L’éducation financière a pour ambition de permettre à chacun de disposer des bases économiques, budgétaires et financières afin de prendre des décisions en connaissance de cause. Prolongeant un partenariat initié en 2015, cette convention vise à intégrer concrètement l’éducation financière dans les programmes scolaires. Depuis trois ans, 178 actions ont permis de sensibiliser 3 903 élèves et 341 enseignants de 67 établissements dans les deux académies.

Avec les inspecteurs de l’éducation nationale, les représentants des huit succursales départementales de la Banque de France de Bourgogne-Franche-Comté co-construiront et diffuseront des ressources pédagogiques, à l’aide notamment des sites mesquestionsdargent.fr, citeco.fr et eduscol.fr. Avec les enseignants, ils sensibiliseront les élèves à ces thématiques par des conférences, des jeux, des ateliers ou des projets.

Chiffres clés
Actions 2018-2019

Contact

DAFPIC Besançon
Courriel

Félix Smeyers, délégué académique à la formation professionnelle, initiale et continue - Rectorat de Dijon
Courriel

Guillaume Maury, responsable pôle études régionales Bourgogne-Franche-Comté
Banque de France de Bourgogne-Franche-Comté
Tél. : 03 80 50 41 82
Courriel

 
mercredi 3 octobre 2018

Université numérique d’automne #UNA2018

Rendez-vous incontournable de la rentrée, l’Université numérique d’automne constitue pour les enseignants du premier et du second degré l’occasion de se former, de découvrir, d’échanger sur leurs pratiques numériques et de rencontrer éditeurs et fournisseurs de ressources éducatives digitales et traditionnelles.

Université numérique d'automne #UNA2018

Organisée par le réseau Canopé, les délégations académiques pour le numérique éducatif des académies de Besançon et de Dijon et la direction des services départementaux de l’éducation nationale de la Côte-d’Or, l’Université numérique d’automne se tiendra le mercredi 10 octobre 2018, de 8 h 30 à 17 h 30 au palais des congrès de Dijon, elle témoigne de la volonté d’ériger notre région en territoire innovant et en laboratoire d’idées.

L’ensemble de la communauté éducative est invité à imaginer l’école de demain, penser de nouvelles formes pédagogiques et de nouveaux supports.
Pour se faire les visiteurs auront la possibilité de :
- participer à plus de 60 ateliers de présentation d’usages numériques dans le premier degré, le second degré et le supérieur
- assister à des conférences
- parcourir un salon des éditeurs et du numérique éducatif
- tout en suivant l’évènement en direct sur la webradio.

L’Université numérique d’automne accueillera également pour la première fois l’UNAkathon permettant à dix équipes de travailler toute la journée pour co-créer des projets novateurs en réponse à une problématique qui sera dévoilée le matin même. L’équipe lauréate bénéficiera d’un accompagnement personnalisé toute l’année afin de concrétiser leur projet.

Programme détaillé

Une portée nationale

L’Université numérique d’automne confirme année après année son ancrage dans la région académique Bourgogne-Franche-Comté et prend une dimension nationale. L’événement est aujourd’hui référencé comme l’un des rendez-vous majeurs du numérique éducatif aux côtés d’Éducatice, écriTech, Ludovia et des Rencontres de l’Orme.

En savoir plus - Éduscol

Université numérique d’automne - Académie de Dijon

 
mercredi 3 octobre 2018

Lettre d’information Pari (pédagogie, apprentissage, recherche, innovation)

Pour cette première édition, élaborée en collaboration avec le réseau Canopé, nous vous proposons des contenus variés (vidéo, infographie, blog, dossier) qui permettent d’apprécier les apports de la recherche dans les pratiques pédagogiques.

Tout savoir sur la lettre d’information Pari

 
vendredi 28 septembre 2018

Nouvelle organisation des services déconcentrés

La nouvelle organisation des services déconcentrés du ministère chargé de l’éducation nationale et du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Questions-réponses

L’organisation territoriale des ministères chargés de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, après avoir évolué avec la création en 2016 de dix-sept régions académiques, dont neuf ont aujourd’hui un périmètre pluri-académique, demande désormais à être approfondie pour mieux adapter l’action des deux ministères aux nouveaux périmètres régionaux.

C’est l’occasion d’améliorer, dans une logique de subsidiarité, le pilotage des politiques éducatives au plus près du terrain, comme y invitaient les recommandations du rapport de la mission Weil, Dugrip, Luigi et Perritaz et les conclusions de la phase de concertation menée au printemps 2018.

L’ampleur des réformes engagées aujourd’hui nécessite que les ministères soient dotés d’une gouvernance plus lisible et plus efficace.

L’objectif de la nouvelle organisation sera d’améliorer la gouvernance des politiques éducatives, afin d’apporter un meilleur service aux élèves, à leurs familles et aux étudiants.

1/ Pourquoi les deux ministres ont-ils ouvert ce nouveau chantier ?

Pour la cohérence des services publics et donc pour apporter un meilleur service aux élèves, à leur famille et aux étudiants, il est nécessaire de mettre en cohérence l’organisation des services déconcentrés de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, avec les nouveaux périmètres régionaux issus de la réforme territoriale de 2015. Elle avait créé treize régions métropolitaines et avait conduit à la mise en place d’une organisation adaptée des collectivités régionales et des services déconcentrés de l’État en région hors services des ministères chargés de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation.

C’est important, d’abord pour que l’éducation, définie comme politique prioritaire par le Gouvernement, soit reconnue comme telle par tous les acteurs de l’État dans les territoires ; également pour garantir un dialogue efficace entre les services académiques et les autres acteurs du service public de formation, au premier chef les collectivités territoriales.
Les deux ministres ont demandé aux recteurs de régions académiques d’examiner l’ensemble de l’organisation des services éducatifs placés sous leur autorité, dans une perspective d’aménagement plus efficace du territoire. Cela pourrait passer par une meilleure articulation entre les différents niveaux d’administration (académique, départemental et infra-départemental), toujours dans l’objectif d’une meilleure prise en compte des spécificités des territoires, pour assurer une plus grande proximité du service public de l’éducation.

2/ La réforme concerne-t-elle l’enseignement supérieur et la recherche ?

Oui. La réforme n’aura pas d’impact sur l’implantation des établissements d’enseignement et de recherche, en revanche la ministre souhaite que la nouvelle organisation académique renforce la capacité d’action et d’expertise des recteurs, aux côtés du Ministère, notamment pour l’accompagnement des jeunes dans les parcours de formation de l’enseignement supérieur et pour renforcer le suivi des politiques de recherche avec l’appui des délégués régionaux à la recherche et à la technologie.

3/ Après la création des régions académiques en 2016, on réforme à nouveau. Ne pouvait-on pas s’en tenir là ?

La réforme qui s’engage cette année est totalement cohérente avec les changements opérés depuis 2016. Le rapport demandé par les deux ministres à la mission Weil, Dugrip, Luigi et Perritaz est sans ambiguïté sur ce point.
En effet, si la création des 13 régions académiques a permis des avancées pour être en adéquation avec le nouveau périmètre d’action de l’État, il faut maintenant passer à une phase d’approfondissement qui fera émerger, à compter du 1er janvier 2020, de nouvelles académies en phase avec les nouvelles régions, au bénéfice des usagers du service public d’éducation : offre cohérente de formations post-bac, aménagement du territoire, coopération renforcée sur l’information sur les métiers...

4/ Comment ces nouvelles académies seront-elles organisées ?

En métropole il y aura donc treize académies, dont neuf issues de la fusion de 21 académies.
À l’instar des académies dont les périmètres étaient déjà cohérents avec ceux des régions (les académies d’Outre-mer ; Corse, Rennes, Nantes, Orléans-Tours) et comme aujourd’hui, ces neuf nouvelles académies seront dirigées par des recteurs d’académie, à la tête de services académiques, implantés dans l’ensemble des sites actuels. Les limites géographiques des nouvelles académies seront celles des actuelles régions académiques.
En fonction des caractéristiques de chaque territoire en matière d’enseignement supérieur et de recherche, les recteurs d’académie pourront être assistés par des vice-chanceliers ayant rang de recteur. Compte-tenu de son poids démographique, la région Ile-de-France aura une organisation spécifique, le recteur d’académie sera secondé par plusieurs adjoints ayant rang de recteur, en charge d’une part de l’enseignement scolaire et d’autre part de l’enseignement supérieur.
Le siège des futures académies sera arrêté avant la fin de l’année 2018, au terme d’une concertation avec les élus concernés pour examiner si d’éventuelles évolutions ou des circonstances particulières seraient de nature à remettre en cause le choix des sièges des actuelles régions académiques arrêté en 2015 dans une logique d’équilibre global de l’ensemble des services de l’État dans les territoires.

5/ Quels changements concerneront les départements dans cette nouvelle organisation ?

Les deux ministres invitent à une réflexion sur tous les niveaux d’administration, afin d’accroître l’efficacité tout en garantissant un service de proximité. Le changement de taille des académies ne menace nullement la place de l’échelle départementale dans le pilotage des académies, bien au contraire.

Le ministre chargé de l’Éducation nationale souhaite même un renforcement du rôle des échelons départemental et infra-départemental dans le pilotage pédagogique.
La nouvelle organisation territoriale ne modifie par le périmètre des départements.

6/ Comment peut-on se renseigner et donner son avis ?

Le processus qui s’engage comportera un dialogue social important, garanti à chaque phase.
Au sein de son académie, chaque agent sera informé des travaux d’élaboration du projet de nouvelle organisation académique. Il sera informé, dès sa validation en début d’année 2019, du projet de feuille de route élaboré par le recteur de sa région académique et pourra participer au dialogue et faire part de ses propositions et avis pour la définition du schéma d’organisation cible et de ses modalités de mise en œuvre, notamment via ses représentants dans le cadre des instances consultatives compétentes.

7/ Comment sera organisé le dialogue social ?

Le dialogue social aura lieu au niveau académique et au niveau national, à chaque phase de la réforme.
Chaque recteur de région académique conduit la concertation avec les organisations syndicales, de manière à assurer une information claire sur les enjeux et les conséquences de la réforme. Il identifiera avec elles l’ensemble des champs de discussion dans le cadre des comités techniques, qui pourront éventuellement être complétés de groupes de travail thématiques plus informels.
En parallèle de ce dialogue social local, des points d’information et d’échanges seront organisés dans les deux comités techniques ministériels ; des groupes de travail seront proposés aux organisations nationales.

8/ Je suis agent travaillant dans un service inter académique / un rectorat / une direction des services départementaux : suis-je concerné par la nouvelle organisation académique ?

Oui, les projets d’organisation élaborés par les recteurs de région académique comportent un schéma d’implantation des services académiques. Il ne s’agit absolument pas de fermer des sites, le principe est le maintien des sites académiques actuels.
Dès la phase de concertation en 2019, les recteurs devront identifier toutes les implications pour les personnels, dans le cadre d’une étude d’impact sur les ressources humaines qu’ils remettront aux ministres et qui prévoira des dispositifs d’accompagnement adaptés.

9/ Je suis personnel de direction, professeur ou agent dans une école ou un établissement scolaire : suis-je concerné par la nouvelle organisation académique ?

Non, aucune école ni aucun établissement scolaire ne sera supprimé du fait de la réorganisation territoriale, au contraire, le rôle et les missions de chaque école ou de chaque établissement scolaire seront réaffirmés comme ceux d’un maillon essentiel de l’État dans les territoires. Le maillage territorial de l’éducation nationale, notamment ses 52 000 écoles et 11 000 établissements scolaires, est en effet au coeur du pilotage des politiques éducatives au plus près du terrain.

10/ Vais-je perdre mon emploi ?

Non, la réorganisation des services n’a pas pour objectif la suppression d’emplois. Chaque agent se verra garantir un emploi au sein de sa nouvelle académie.

11/ Va-t-on me demander de déménager ?

Non, une mobilité géographique ne pourra être envisagée que si l’agent est volontaire. Dans ce cas, un accompagnement spécifique, notamment financier, sera accordé. La réorganisation des services devra s’appuyer d’abord sur des mobilités fonctionnelles.

12/ Vais-je changer de métier ?

Peut-être : pour garantir l’implantation des sites existants, tout en augmentant la qualité du service rendu, les propositions des recteurs de région académique pourront comporter un volet de spécialisation fonctionnelle de certains sites à l’horizon 2022.
Certains agents verront par conséquent leurs missions évoluer en fonction des nouveaux besoins identifiés. Ils se verront alors proposer une ou plusieurs offres d’évolutions professionnelles en fonction de leurs projets professionnels et ils bénéficieront dans ce cas d’un accompagnement individuel et de dispositifs de formation professionnelle renforcés.

13/ Ma rémunération va-t-elle diminuer ?

Non. Chaque agent concerné par la nouvelle carte des académies verra sa rémunération garantie. Un dispositif particulier sera mis en place pour sécuriser la situation des agents titulaires d’un emploi fonctionnel ou bénéficiant d’une nouvelle bonification indiciaire (NBI).

14/ Auprès de qui puis-je évoquer ma situation personnelle ?

Un dispositif individualisé d’écoute et d’information pour tous les agents concernés par les réorganisations sera mis en place : ce dispositif permettra d’accueillir les agents qui le souhaitent. Les agents susceptibles d’effectuer une mobilité fonctionnelle ou, si elle est volontaire, géographique, bénéficieront d’un accompagnement individualisé, grâce à ce dispositif organisé au sein de chaque académie.

15/ J’occupe une fonction d’encadrement dans mon service actuel, ma situation va-t-elle se trouver modifiée ?

Chacun bénéficiera d’un accompagnement défini en fonction de sa situation personnelle, tenant compte notamment des responsabilités exercées actuellement.
Aucun des cadres concernés par la réforme ne se trouvera sans solution et ne verra sa situation indiciaire et indemnitaire dégradée.

16 / Je suis agent contractuel : vais-je perdre mon contrat de travail ?

Non. Au même titre que les autres agents, les contractuels pourront bénéficier des mesures d’accompagnement mises en place pour les fonctionnaires. Dans l’hypothèse d’une évolution de l’emploi, des propositions de poste seront faites, qui permettront de conserver le contrat de travail.
Le principe qui s’appliquera est celui de la garantie des droits et du terme éventuel du contrat de travail.

17/ Je pouvais prétendre à un CDI, vais-je perdre mes droits ?

Non, les droits que vous avez acquis sont conservés. Toutes les durées de services passées dans votre service d’origine sont intégralement reprises dans votre nouveau service.

18/ Si je devais changer de fonctions ou de résidence administrative, quand ce changement aurait-il lieu ?

Les nouvelles académies seront créées au 1er janvier 2020. À partir de cette date, la mise en place effective de la nouvelle organisation académique s’engagera progressivement et s’achèvera en 2022. Votre changement de situation interviendra donc au plus tôt en 2020 mais tout le temps nécessaire pour vous accompagner et vous former sera garanti.

19/ Les évolutions à venir auront-elles un impact sur le mouvement des enseignants ? Sur les procédures de mutation et d’affectation des autres personnels ? Et sur les autres actes de gestion ?

Jusqu’en 2022 au moins, les évolutions de l’organisation des académies n’auront aucun impact sur les règles de gestion de carrières et les périmètres d’affectation des personnels, enseignants comme non enseignants.
Les actuels périmètres de mutation et d’affectation des personnels et ceux des instances de dialogue social afférentes seront notamment maintenus à l’identique au moins jusqu’à 2022.

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